2010-2019 en 100 Albums

Une nouvelle décennie se termine et c’est maintenant l’heure du bilan. Du projet noise le plus barré jusqu’à la pop la plus mainstream, nombre d’excellents albums en tous genres nous ont accompagnés ces 10 dernières années. En voici une sélection avec évidemment la playlist qui va bien.

100) CHEVEU & GROUP DOUEH – Dahkla Sahara Sessions (2017) 

Enregistré en à peine 15 jours, Dakhla Sahara Session est un disque improbable, le croisement de deux univers qui n’avaient sur le papier aucune chance de se rencontrer, à savoir le rock et la musique traditionnelle arabe. De ce rapprochement est né un disque aventureux et cohérent ou les deux parties y trouvent parfaitement leur compte. Empreint d’une énergie communicative, ce disque est un grand bol d’air frais.

99) FATIMA – Yellow Memories (2014)

Dans la droite lignée d’Erykah Badu, le premier album de la suédoise Fatima est un petit miracle de néo soul à la classe incroyable. Exilée en Angleterre, elle a su inspirer une armée de producteurs de grands talents qui signent là un album d’une remarquable richesse musicale. Entre Jazz, Soul, Hip Hop et RnB, Fatima impose sa voix chaleureuse et profonde dans une ambiance urbaine moite, sensuelle et enivrante.

98) IGORRR – Savage Sinusoid (2017)

Mélangeant avec brio des genres aussi éloignés que le black métal, la musique classique baroque, l’opéra, le breakcore ou encore le bal musette, Igorrr est l’un des artistes les plus originaux de ces dernières années. Savage Sinusoid est une singulière expérience auditive, un projet cohérent où chaque élément est parfaitement à sa place. Ne reste plus qu’à vous laisser guider par ce musicien hors normes rejetant d’évidence toutes frontières musicales.

97) THE APPARTMENTS – No Song No Spell No Madrigal (2015)

Sorti de 18 années de silence, The Apartments refait surface avec un disque des plus sincères. Brisé il y a quelques années par la mort de son fils, la tête pensante Peter Milton Walsh parvient à retrouver l’inspiration et signe un magnifique disque hanté par le deuil et la rédemption. Huit compositions de pop mélancolique confirmant The Apartments comme l’un des secrets les mieux gardés de la sphère indie pop.

96) MESHUGGAH – Koloss (2012)

En véritable rouleau compresseur, les surdoués de Meshuggah nous convient à une immersion directe dans les abysses profonds et froids du métal, là où la polyrythmie est la règle. Koloss est un disque puissant à la production millimétré et difficile d’accès. En ne cédant rien à la moindre facilité, les suédois maintiennent le cap et définissent magistralement la notion de musique déshumanisé. Redoutable.

95) RICH BRIAN – Amen (2018)

Du haut de ses 18 ans, Rich Brian propose un premier album de rap à la coolitude contagieuse entre trap percutante et instrumentaux vaporeux. Le jeune indonésien s’inspire ici de ses ainés américains avec en tête The Underachievers, Migos, Tyler the creator pu encore Pharrell. Coloré et varié, un album à écouter partout, en toute occasion.

94) SUN KIL MOON – Universal Themes (2015)

8 titres, 70 minutes, il n’y a pas à dire, Mark Kozelek aime prendre le temps de poser ses ambiances folk minimalistes flirtant parfois avec le garage rock. En nous racontant ces petits riens du quotidien, Kozelek nous invite dans son univers en ouvrant grand la porte. Un disque intimiste traversé de nombreuses éclaircies, la bande son idéale pour un prochain road trip dans l’Amérique profonde.

93) 7 WEEKS – 7 Weeks Play Dead Of Night (2012)

Parti de l’idée de jouer en live sur le film d’horreur Dead of Night de Bob Clark, les français de 7 Weeks dépassent le simple exercice de style et livre un disque massif et malsain à l’image du film. A base de Stoner ténébreux, ils arrivent à nous replonger au cœur de ce film culte avec une bande son destructrice et des riffs incisifs.

92) THE NATIONAL – I’m Easy To Find (2019)

Ca fait maintenant 20 ans que la bande de Matt Berninger traine ses guêtres avec succès dans la sphère indie rock construisant album après album une carrière des plus respectables. Dans I’m Easy To Find, on retrouve ce rock alternatif riche dans la composition, ambitieux, élégant et teinté de mélancolie. Le quintette continue de creuser brillamment le sillon d’une musique aventureuse et complexe dont on ne se lasse décidément pas.

91) HAELOS – Full Circle (2016)

Full Circle est un album fragile très touchant qui aurait pu se fondre facilement dans la scène trip hop des 90’s. Subtile alternance entre voix féminine et masculine sur une musique à la fois triste et lumineuse, c’est un premier essai transformé par des petites pépites comme le vibrant Pray, le profond Dust ou encore l’aérien Oracle.

90) GRANVILLE – Les Voiles (2013)

En mélangeant habilement hommage à la musique yéyé, surf rock et indie pop, Granville redonne un souffle bienvenu à une chanson française en berne. Rapidement séduit par une voix douce et singulière, on s’immerge avec bonheur dans ce bain de jouvence basé sur une délicieuse pop naïve et mélancolique. Il flotte ici comme un air de vacances, une légèreté et une fraicheur bienfaisante.

89) THOM YORKE – Anima (2019)

Entre deux albums de Radiohead, Thom Yorke prend désormais le temps de développer sa carrière solo et Anima est sa plus belle pièce. Très influencé par la musique électronique, d’Aphex Twin à Four Tet, ce troisième album est une virée vers un futur froid et dystopique marqué par un splendide travail sur des textures flottantes et oniriques. Un album très personnel confirmant, s’il le fallait encore, toute l’importance de ce musicien exceptionnel.      

88) JULIANNA BARWICK – The Magic Place (2011)

Un passé dans une chorale d’Eglise vous amène souvent vers les terrais de la soul, du RnB. Julianna Barwick a préféré s’aventurer vers les contrées de l’ambient et la New Age. The Magic Place est un somptueux premier album conviant à une plongée quasi mystique des plus apaisante. On oublie complétement le temps qui passe, absorbé par un puit de lumière chaleureux duquel s’échappe de réconfortantes nappes évanescentes.

87) FOUR TET – New Energy (2017)

Four Tet devenu une figure incontournable de l’électro mondiale, New Energy est l’un de ces plus grands crus. Enveloppé de douces textures hivernales, Four Tet délivre un album d’une beauté froide difficile à appréhender au premier abord mais qui finit inévitablement par vous envahir. On pense ici parfois à Aphex Twin, aussi à Caribou ou encore Burial, on a connu pire comme référence.

86) THYLACINE – Roads Vol 1 (2019)

Depuis le sublime Transsiberian, Thylacine n’as pas chômé. Il a choisi l’Amérique du sud comme nouveau terrain de jeu et R.O.A.D.S en est le joli compte rendu musical. Aventureuse et riche, parfois presque onirique, la musique de l’Angevin reste toujours aussi captivante. Moins évocateur et immédiat que son prédécesseur, c’est l’expérience live qui a ici donné tout son sens à ce nouvel opus.

85) AGAINST ALL LOGIC – 2012-2017 (2018)

Amateur de House, il est plus qu’urgent de vous pencher sur le projet alternatif de Nicolas Jaar. Saupoudrant sa musique de funk et de soul, le chilien nous envoie ses bonnes vibrations et un aller simple pour le dancefloor. Il est bien difficile de trouver à redire sur ces neuf titres totalement réjouissants aux couleurs variés, utilisant habilement le sampling pour nous amener vers une curieuse forme de nostalgie.

84) NEKFEU – Cyborg (2016)

Nekfeu déploie tout ici tout son savoir-faire, remarquable album de rap français aux textes travaillés et au flow millimétré. Il partage ici l’affiche avec ses potes, Murkage Dave sur le jazzy O D, Alpha Wann sur le plus rétro Vinyle ou encore S Pri Noir sur l’entraînant Saturne.  Intelligence d’écriture, productions modernes évoluant dans différentes atmosphères, Cyborg est un album exemplaire alliant pleinement le fond et la forme.

83) CARIBOU – Swim (2010)

Après avoir trituré la pop sur ses deux premiers albums, Dan Snaith a.k.a Caribou convoque mélodies deep house, sonorités électro chaleureuse et moelleuse, gimmick vocal pop et percussions en tout genre pour un résultat des plus rafraichissants. Le canadien parvient à rendre facile d’écoute une musique complexe où les idées fusent dans tous les sens, un album intemporel que l’on se plait à redécouvrir encore et encore.

82) THE FIELD – The Follower (2016)

Pour la sortie de son 5ème album, The Field ne déroge pas à sa réputation et nous emmène dans une spirale aux contours flous. Au programme, boucles minimalistes hypnotiques, voix lointaines enivrantes, atmosphère oniriques. Il y a dans ce disque intemporel une forme de mystère comme projeté dans un monde totalement inconnu aux paysages iréels, une formule magique dont le talentueux suédois détient seul les clefs.

81) KENDRICK LAMAR – Untitled Unmastered (2016)

Constitué des chutes de studio triple A de l’album To Pimp a Butterfly, Untitle Unmastered baigne en toute logique dans une atmosphère jazzy et funky . Toujours aussi à l’aise vocalement, Kendrick navigue sur des intrus de haute volée sortant des sentiers battus. Il règne dans cet album une ambiance onirique, comme une longue ballade nocturne dans les rues de Los Angeles. Fascinant.

80) MAC DEMARCO – This Old Dog (2017)

Mac DeMarco est l’une des meilleures choses qui soit arrivés à la folk ces dernières années. Tenant du titre dans la catégorie Mec le plus cool de toute l’industrie musicale, son troisième album ne fait que conforter ce statut. Année après année il a affiné son songwriting pour arriver à un résultat puisant dans de nombreux styles et baignant dans une forme d’insouciance bienvenue.

79) PASSION PIT – Gossamer (2012)

En érigeant de somptueux et lumineux morceaux d’indie pop, les américains de Passion Pit auront marqué le début de la décennie avec cette pop faussement naïve empreinte de nostalgie, Gossamer est un grand disque sensible et résolument optimiste. Il suffira de quelques écoutes pour se laisser complètement séduire par une musique à la simplicité désarmante. Indispensable donc.

78) KIDS SEE GHOST – Kids See Ghost (2018)

Après plusieurs collaborations, Kid Cudi et Kanye West ont choisi d’unir leurs forces le temps d’un album entier. Privilégiant un format court de 7 titres, les deux rappeurs se répondent ici parfaitement, la science du beatmaking du chicagoan faisant le reste. Soul, réminiscence de gospel, de blues et même de rock psyche sur l’énorme Freeee, cet album marque par la qualité et la variété de ses productions.

77) JAY Z & KANYE WEST – Watch The Throne (2011)

Collaborateurs de longue date et amis dans la vie, il était évident qu’un album des deux superstars que sont Kanye West et Jay-z ne pouvait que nous séduire. Productions éclectiques d’une grande richesse samplant magistralement les grands noms de la soul, les deux compères se complètent ici à merveille accompagné par des guests de luxe, Frank Ocean ou Beyoncé, excusez du peu.

76) IDLES – Joy As An Act of Resistance (2018)

Qu’on se le dise, le punk rock n’est toujours pas mort. Joy as an act of resistance est parsemé de bombes aux riffs ravageurs et aux mélodies entraînantes. La production donne ici la grisante impression de se retrouver projeté dans un pub rock du fin fond de l’Angleterre. Un album parfaitement dosé et maîtrisé qui viendra à coup sûr réveiller le punk qui est en toi.

75) METZ – Metz II (2015)

Pris à la gorge dès les premières secondes, le second opus des canadiens de Metz se vit comme une grosse baffe en pleine gueule. 30mn, 10 titres et une leçon de rock bruitiste sous influence Grunge, le fantôme de Nirvana pas très loin. Riffs incisifs, section rythmique redoutable d’efficacité, le trio originaire de Toronto fait très fort et impressionne par sa puissance et son énergie.

74) PHARMAKON – Devour (2019)

La musique comme véritable exutoire. Devour, quatrième album de la new yorkaise Margaret Chardiet, est une lente et sombre descente en enfer. Au fur et à mesure que la lumière disparait, on s’enfonce dans l’esprit torturée de cette artiste singulière nous assénant l’esprit de sa noise expérimentale et cauchemardesque. Un album exigeant, sans concessions, à déconseiller aux âmes sensibles. 

73) THE PAIN OF BEING PURE AT HEART – Belong (2011)

Les américains de The Pain of Being Pure at Heart dévoile là un fabuleux second album très inspiré des 90’s. Ils nous offrent un délicieux retour en arrière à base de shoegazing et d’indie rock éclatant, le tout appuyé par des mélodies renversantes. S’attachant au lourd passage à l’âge adulte, ce disque très nostalgique est un flamboyant et vibrant hommage à une époque révolue.

72) RUN THE JEWELS – Run The Jewels II (2014)

Killer Mike à ma gauche, El-P à ma droite, la coalition parfaite entre l’un des meilleurs rappeurs US et l’un des producteurs les plus créatifs de la décennie. Energie folle, originalité des productions, flow de dingue, ambiance sombre non dénué d’une certaine dose de fun, groove incroyable, Run The Jewels 2 est une véritable ogive lancé en plein cœur du Rap US.

71) JOSE JAMES – Blackmagic (2010)     

Avec cet album brillant, savant mélange de Jazz, de Soul, de Hip hop et de R&B, José James s’est révélé de la plus belle des manières. L’atmosphère soyeuse et très chaleureuse qui se dégage de ce disque est une invitation à la flânerie la plus totale. Sans jamais en rajouter, il impose ici son univers avec une grande élégance.

70) GROUPER – Ruins (2014)

Il y a d’abord cette magnifique pochette en noir et blanc qui laisse songeur et puis les premières et délicates notes arrivent, liz harris seule accompagnée de son piano. Il y a ensuite cette voix hésitante, presque timide survolant des compositions atmosphériques pleine de grâce. Minimaliste et profond, Ruins est un album épuré de tout superflu qui s’écoute seul, au calme, la pluie percutant les carreaux.

69) DISCLOSURE – Settle (2013)

Si sur cette décennie, on ne devait garder qu’un seul album de House Music, Settle aurait toute ses chances d’être celui-là. Bourré de killer tracks, le duo anglais a su marier pour son premier album de redoutables mélodies radio friendly avec un sens aiguisé de la production. De Latch à White Noise en passant par F For You, les tubes s’enchainent ici sans répit, un succès public entièrement mérité.

68) XXYYXX – Xxyyxx (2012)

Agé d’à peine 16 ans, le jeune prodige XXYYXX réalise là un véritable éloge à la lenteur et à l’apaisement. Beatmaker précoce et talentueux, il peint les contours d’un monde flou sur fond de RNb éthéré et de chillwave voluptueux. Aérien d’un bout à l’autre, ce premier album éponyme est une profonde invitation au laisser aller, abandonnant la grisaille quotidienne pour rejoindre des contrées chimériques.

67) MODERAT – II (2013)

Né de la collaboration entre l’excellent duo berlinois Modeselektor et le très talentueux Apparat, Moderat était l’un des side projects les plus emballants de la sphère électro. Entre plongée onirique et électro mélancolique, II est un disque splendide, une invitation à la rêverie. On s’immerge dans un monde froid d’une grande fragilité, un périple sonore sensible et poignant.

66) JAMES BLAKE – Overgrown (2013)

En ajoutant de la voix à son postdubstep minimaliste, James Blake a su nous conquérir. Volontairement moins austère que son premier album, Overgrown est un disque bien souvent contemplatif à l’inventivité constante. Entre néo soul, électro froide et hip hop, le britannique nous fait ici forte impression et aura posé les bases de la musique de demain, ni plus ni moins.

65) HELADO NEGRO – This Is How You Smile (2019)

Un dimanche après-midi ensoleillé, couché dans l’herbe, les yeux rivés vers le ciel bleu et dans les oreilles ce très doux album d’Helado Negro. Le musicien américain revient là avec un album d’éelctrofolk rêveur et minimaliste qui à coup sûr saura vous bercer. Lumineux et apaisant, This Is How You Smile est un album qui porte vraiment bien son nom.

64) CARIBOU – Our Love (2014)

Caribou se devait de donner une suite au formidable et acclamé Swim. Ainsi Our Love continue de creuser le sillon d’une électro rêveuse et mélodique à la classe folle. Il enveloppe ses superbes compositions de textures raffiné et rondes où chaque élément est placé de manière incroyablement précise. Sans aucune fausse note, le canadien ne laisse aucun détail lui échapper, un véritable travail d’orfèvre.

63) CHARLI XCX – Sucker (2015)

La pétillante Charli XCX a fait son petit bout de chemin et s’est installé désormais dans la cour des chanteuses pop qui compte aux US et livre là un album irrésistible plein d’énergie positive et de mélodies addictives. Rock en mode girl power 90’s, pop avec une pointe punk et électro, tout y passe dans une mixture hautement rafraichissante sans aucune prise de tête, une collection de chansons hautement contagieuse.

62) GRIMES – Art Angels (2015)

Après le séduisant ‘Visions’, Grimes se réinvente sans jamais céder le moindre pouce à la facilité ou la putasserie. Croulant sous les influences (de NIN à la K pop en passant par Beyoncé, Lana Del Rey etc….), cette fascinante artiste, compositrice autodidacte, continue d’étendre son univers en parvenant à rester unique. Audacieux, innovant, catchy, captivant, surprenant, ‘Art angels’ est la musique pop de demain.

61) TOMBERLIN – At Weddings (2018)

Tomberlin est sans nul doute l’une des plus belles découvertes ayant émergé récemment. Une guitare acoustique, quelques délicates notes de cordes et synthé, une voix grave enchanteresse, il n’en faut pas d’avantage pour se laisser emporter par les compositions tout en retenue de la jeune américaine de 23 ans. At Weddings est un album touchant et sincère, l’indie folk s’est trouvé là une nouvelle égérie.

60) ROBYN – Honey (2018)

Véritable héroïne de la pop moderne, Robyn aura donc mis près de huit ans pour donner suite à l’excellent Body Talk. Epaulé par des producteurs triés sur le volet, elle dévoile avec Honey un superbe album d’une grande fraicheur. Ici tout semble avoir été méticuleusement réfléchi, un travail d’orfèvre évoluant subtilement entre pop mainstream, musique de club, dance et électro mélancolique. La suédoise aura effectué ici un retour salutaire.

59) AUGUSTINES – Augustines (2014)

Originaire de Brooklyn, le trio Augustines passe l’étape cruciale du second album en délivrant un épatant et flamboyant disque entre indie rock et pop rock. Cet album épique est un concentré de mélodies incroyablement prenantes et fédératrices aux refrains entêtants. Difficile de rester de marbre face à ce déferlement de vibes positives. Un album motivant, le rock US dans toute sa splendeur.

58) THYLACINE – Transsiberian (2015)

Embarqué à bord du célèbre train russe le Transsibérien, une source d’inspiration naturelle et évidente, Thylacine compose un premier album d’où émane une incroyable sensation de liberté. Au gré de ses aventures, de ses découvertes, de ses rencontres, il a su parfaitement retranscrire les émotions qu’il a ressenties durant son long périple. Contemplatif et profond, Transsiberian est une ode au voyage et à l’abandon en terre inconnue.

57) H09909 – United States Of Horror (2017)

Le trio américain HO99O9 a su convertir sur cet album toute la folie perçue sur scène avec ce disque abrasif d’une puissance rare. Il y a là des ambiances écrasantes façon Death Grips couplé à la folie furieuse des premiers albums de Prodigy. Le son est sale, du punk rap d’une efficacité redoutable. signé par l’un des groupes les plus excitants de ces dernières années.

56) APPARAT – The Devil’s Walk (2011)

Alors en  plein succès avec son projet Moderat, Apparat aura pris le temps d’une escapade en solo avec ce fabuleux album onirique et fragile, mélancolique de bout en bout. Construisant de véritables cathédrales sonores intimistes, il nous entraine dans un univers à la complexité parfaitement maitrisé, n’usant jamais d’artifices inutiles et faisant preuve d’une créativité débordante. Organique et renversant.

55) FRANK OCEAN – Channel Orange (2012)

Auréolé d’un beau succès critique avec l’Ep Nostalgia ultra, demandé par les plus grands, Frank ocean aura fait forte impression avec ce premier album totalement maitrisé. Il digère ici une quantité phénoménales d’influences, de Stevie Wonder à André 3000, et en ressort un condensé terriblement séduisant où se mêle Rnb classique, funk cosmique, soul vaporeuse le tout mixé avec une classe folle. En un mot irrésistible.

54) CHVRCHES – Love is Dead (2018)

Continuant de moderniser l’héritage des 80’s, les écossais de Chvrches déploient de nouveau leur électro pop dynamique et très synthétique pleine d’une énergie presque encore adolescente. Après un second album un peu décevant, la bande de Lauren Mayberry est revenue fort avec ce 3ème opus. Love is Dead est rempli de mélodie catchys à souhait et de refrains imparables que l’on se verrait bien chanter fort, très fort.

53) JON HOPKINS – Immunity (2013)

Si la musique électronique demeure un genre en constante évolution où de nombreux talents surgissent régulièrement, rares sont les albums à mériter autant d’attention que celui-ci. En une heure de temps, le britannique Jon Hopkins nous fait vivre une épopée sonore fascinante en nous plongeant dans un monde à l’esthétique unique. Parfaitement maitrisé Immunity est devenu un incontournable du genre.

52) PANDA VALIUM – Bubo (2010)

Passé complétement inaperçu, le premier et unique album de Panda Valium est une petite merveille qui aurait mérité bien d’avantage de succès. S’inscrivant dans la droite lignée des travaux de Nathan Fake ou James Holden, le producteur français nous envoute totalement avec cet assemblage d’électro organique aérienne et de techno mélodique parfaitement dosée. Un album qui aurait eu fier allure au sein d’un label comme Hungry Music.

51) PHARMAKON – Bestial Burden (2014)

On se demande ce qui à put se passer dans la vie de Margaret Chardiet pour débarquer avec cet oppressant et terrifiant album de noise. Voilà une déflagration noire d’une incroyable intensité, 30 minutes de pur cauchemar d’où resurgissent les maux d’un esprit torturé par la souffrance. Abrasif et terriblement sombre, la NewYorkaise propose avec Bestial burden une expérience auditive fascinante.

50) SAYCET –Mirages (2015)

SoundDesigner de métier, Pierre Lefeuvre est l’un des portes paroles les plus brillants de l’électronica made in France. Quelque part du côté de la galaxie M83, Saycet nous invite à la rêverie et au voyage de part des compositions en totale apesanteur. S’appuyant sur des featurings judicieusement choisi, ‘Mirage’ est une œuvre d’une grande richesse émotionnelle, tour à tour bouleversante et apaisante, une réussite en tout point.

49) THE FIELD – Cupid’s Head (2013)

The Field signé sur le prestigieux label Kompakt a forgé sa réputation sur une miraculeuse techno emprunte de mystère. Cupid’s Head est l’un des plus beaux disques techno de la décennie, traversé de captivantes boucles obsédantes et profondes. En l’espace de 6 titres, le suédois s’impose ici comme l’un des derniers fers de lance d’une maison qui a imposé sa classe et sa finesse pendant de si longues années.

48) PNL – Deux Freres (2019)

PNL  est l’un des groupes les plus intègres qui soit. Deux Frères est l’album le plus cohérent et le plus réussi du duo parisien d’où ressort un remarquable travail sonore. Sur des productions éthérées de cloud rap de haute volée, les idées fusent dans tous les sens, les images défilent, les mots s’enchainent brisant les règles d’un rap français souvent trop formaté à une grammaire figé. Un succès phénoménal entièrement mérité.

47) SPOON – They Want My Soul (2014)

Surfant depuis 20 ans avec succès sur les vagues de l’indie pop, Spoon propose avec They Want My Soul un huitième opus absolument indispensable. Très classique dans sa construction, cet album est une superbe collection de chansons marqués du sceau des 80’s et 90’s. Les texans ont de nouveau trouvé un équilibre parfait, la recette miraculeuse sans jamais céder à la facilité mélodique ou l’expérimentation ennuyeuse.

46) NEKFEU – Les Etoiles Vagabondes (2019)

Marqué par son récent voyage aux quatre coins du globe, Nekfeu témoigne et livre avec les étoiles vagabondes son meilleur album. Observateur attentif du monde qui l’entoure, il retranscrit avec les mots justes ses émotions, ses rencontres, ses questionnements, ses souvenirs. 18 titres, 71 minutes,  un long et grand album aux productions variés et de grande qualité confirmant Nekfeu comme l’un des patrons actuels du rap français.

45) BEYONCE – Lemonade (2016)

Beaucoup plus exigeante artistiquement que par le passé, Beyoncé s’est entouré de producteurs de tous horizons et propose un album brillant et varié fait de RnB, d’électro, de rock, de country. Rien n’est à jeter sur ce disque impeccable de la première à la dernière seconde appuyé par un discours qui se veut plus engagé, notamment pour la cause de la femme noire aux Etats Unis.

44) RAPHAEL – Super Welter (2012)

En voulant tourner le dos à la facilité, Raphael a su clairement se démarquer dans le paysage de la chanson française. Avant de devenir lauréat du prix Goncourt, il affute ici toujours plus sa plume et livre des textes d’une grande richesse, bruts, un peu écorché vif. Un disque d’un peu plus d’une demi-heure pour une dizaine de titres musicalement tous très aboutis sous la coupe de Benjamin Lebeau de The Shoes.

43) SWANS – The Seer (2012)

Séparé depuis 1996, Swans a effectué un retour magistral durant cette décennie. The Seer est la seconde pierre posé à un édifice monumental, un double album viscéral où la bande de Michael Gira développe son rock psychedelique libre de toutes contraintes. Un album fascinant et exigeant construit comme la bande sonore d’un périple imaginaire sans fin. Accrochez-vous, le train vers les tréfonds de votre esprit va partir.

42) JULIANNA BARWICK – Will (2016)

Sur des fondations ambiant brumeuses, la jeune américaine nous envoi dans un monde onirique à la beauté mystérieuse. Il y a là tout ce qu’il faut pour totalement décrocher de notre réalité. Will est un album qui s’écoute d’une traite pour en apprécier toute la magie. Dès les premières notes, on se retrouve flottant au milieu de textures lénitives, habités rapidement par des sentiments et des visions indescriptibles.

41) KENDRICK LAMAR – Good Kid Maad City (2012)

L’album de la révélation. Le petit prince de Compton s’ouvre là en grand les portes d’un succès public et critique en s’imposant avec la manière en digne héritier d’une longue lignée issu de la cité des anges. Kendrick Lamar impose là une écriture, un style et un gout sûr dans le choix d’instrumentaux dingues signées Pharell, Just Blaze ou encore Dr Dre dont le talent exceptionnel de producteur aura encore fait mouche.

40) COLIN STETSON – New History Warfare Vol 3 (2013)

Saxophoniste de génie, ayant collaboré avec la crème de la scène indie, l’américain Colin stetson clôture sa trilogie New History Warfare avec un disque brillant à la sonorité unique. Très difficile d’accès de par sa radicalité, on part ici dans des contrées inconnues aux paysages troublants coincés entre jazz avant gardiste et post rock expérimental. Une atmosphère oppressante qui ne manquera pas de fasciner les auditeurs les plus avertis.

39) GOJIRA – Magma (2016)

Gojira redonne un coup de fouet à sa discographie avec le puissant et plus expérimental Magma, composé dans la douleur suite au décès de la mère des frères Duplantier. Mélodique, audacieux, profond, cet album est un petit bijou de métal intelligent et créatif. Gojira a visé juste et continue de se maintenir parmi les meilleurs groupes de métal du monde.

38) GRIMES – Visions (2012)

Noyé au milieu d’un nombre considérable d’influences, Visions vous emmène de l’autre côté du miroir pop, là où évolue la fascinante claire boucher, jeune canadienne à la personnalité singulière. Dans ce monde parallèle, grimes y est la grande prêtresse d’une électropop onirique complétement addictive et Visions un prodigieux album remplis de hits pour freaks et paumés en tous genres.

37) TEGAN & SARA – Heartrob (2013)

Après plus d’une décennie d’activité, les deux jumelles décident d’inclure des synthés dans leurs compositions et transforment leur rock folk en une prodigieuse machine électro pop. Véritable plaisir coupable totalement assumé, « heartthrob » est un album rempli de hits en puissance desservis par de remarquables mélodies. Un condensé de ce que la pop mainstream peut apporter de mieux, une pépite remarquable de bout en bout.

36) CHVRCHES – The Bones of What You Believe (2013)

Précédé d’une réputation flatteuse sur la foi de quelques Ep de très bonne facture, les jeunes écossais de Chvrches passent avec fougue l’épreuve du premier album, une secousse électro pop totalement rafraichissante. La voix ensorcelante de la jolie Lauren Mayberry y est pour beaucoup tout comme le talent de composition de ces deux comparses.

35) DEVIL SOLD HIS SOUL – Empire Of Light (2012)         

Succédant au magistral « Blessed and Cursed », le sextette britannique nous replonge entre ombre et lumière sur un incroyable opus, véritable petit chef d’œuvre au souffle épique omniprésent. Torturé et flamboyant, en équilibre constant sur un fil partagé entre nappes atmosphériques fragiles et hardcore chaotique, le groupe nous fait vivre ici un véritable ascenseur émotionnel.

34) BVDUB – A Different Definition Of Love (2018)

L’ultra prolifique Bvdub continuait ici d’éblouir de son talent unique la planète ambient. Cet opus est une splendide invitation à la contemplation et à la rêverie. Rares sont les musiciens ayant un style reconnaissable de la sorte et ces six plages immersives, étirées sur près de 75 minutes, devraient définitivement être prescrite par les médecins pour lutter contre le stress dans notre société hyperactive.

33) LORDE – Pure Heroine (2013)

Agé de seulement 16 ans et propulsé rapidement sous les feux des projecteurs grâce à l’étonnant single Royals, Lorde dévoile avec Pure Heroine un admirable album de pop minimaliste. Loin des standards et des modes, la néo-zélandaise y raconte brillamment ses interrogations d’adolescente. Une belle plume appuyé par d’épatantes compositions électropop et la révélation ici d’une grande artiste.  

32) BCUC – The Healing (2019)

Auteurs de prestations live phénoménales, BCUC est un diamant brut originaire d’Afrique du sud dont on n’a pas fini d’entendre parler. Rythmiques traditionnelles évoluant sur d’énormes lignes de basse au groove contagieux, soul music quasiment incantatoire et énergie de dingue, voilà la recette magique de BCUC ici parfaitement transposé sur disque. Trois titres, quarante minutes, l’une des plus grosses claques musicales de cette fin de décennie.     

31) BEACH HOUSE – Teen Dream (2010)

Paru au beau milieu de l’hiver 2010, Teen Dream constitua l’album de la révélation pour Beach House, devenu depuis l’une des figures majeures de la dream pop. Apaisant d’un bout à l’autre, le duo américain posait là les fondements d’une musique éthérée et ennivrante, tout en sensualité. Un album hors du temps, baigné d’une douce lumière réconfortante et dans lequel on se replonge toujours avec autant de plaisir.     

30) DRAKE – Take Care (2011)

Confirmant ainsi tous les espoirs placés en lui, Take care est le plus grand disque la carrière de Drake. Alternant avec une aisance déconcertante RnB neurasthénique et rap classique, Drake rend une copie de très haute tenue, inspiré et inspirante avec des productions mainstream hétéroclites appuyés de quelques touches plus expérimentales. Constamment sur un fil, le canadien navigue entre deux eaux, compensant ses tourments en jouant avec brio les codes du rap game.

29) THE FIELD – Looping State of Mind (2011)

Looping State Of Mind est un album qui porte terriblement bien son nom. A peine enclenché qu’on se retrouve projeté au milieu d’un brouillard électronique et organique épais, les paysages abstraits défilent et tournent à l’infini. Inutile d’essayer de s’échapper, non bien au contraire,  se laisser aller est ici le meilleur moyen pour ressentir ce disque immersif sans réelle équivalence sur la scène techno. 

28) LET’S EAT GRANDMA – I’m All Ears (2018)

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Le duo Let’s Eat Grandma du haut de ses 17 ans livre là un fantastique et bluffant second album. Portée en partie par la productrice Sophie, les deux ados impressionnent par la complexité de compositions électropop fourmillant de trouvailles. Une fraicheur qui fait du bien, le tout sans perdre ce côté weird que l’on affectionne tant. Brillant !

27) JON HOPKINS – Singularity (2018)

Jon Hopkins délivre avec Singularity une nouvelle démonstration éclatante de son savoir-faire. Il nous immerge dans des productions oniriques massives aux textures incroyablement travaillées, la bande son de votre futur voyage spatial. Un trip sonore qui se finit sur une partie beaucoup plus intimiste et minimaliste où un piano doux et mélancolique vient prendre le relai. Somptueux !

26) ARCADE FIRE – The Suburbs (2010)

En contant la vie des banlieues américaines, Arcade Fire réalisait là son album le plus abouti, le plus intense et le plus beau. La bande de Win Butler propose ici des compositions ambitieuses, maitrisées et jamais prétentieuses faisant ressortir des sentiments complexes et forts. Malgré ses seize titres étalés sur plus d’une heure, on ne s’ennuie pas une seconde, l’un des plus grands albums d’indie pop de la décennie assurément.

25) M83 – Hurry Up We’re Dreaming (2011)

Exilé en californie, le français Antony gonzales alias M83 continue de briller et réalise ici un sublime double album ambitieux et totalement maitrisé. Toujours sous l’influence des 80’s, il nous plonge dans un univers riche en sensations, superbe mélange entre pop et électro. Le plus souvent onirique, il impose là une œuvre magistrale et unique, de véritables montagnes russes émotionnelles.

24) METRONOMY – The English Riviera (2011)

Truffé de joyaux, the english riviera est un pur chef d’oeuvre de pop moderne. Rarement aura on entendu un disque à la production aussi maitrisée, cette sophistication permanente et ce soin apporté à créer de parfaites mélodies rendent cet album merveilleusement délectable. Original, savoureux de bout en bout, Joseph Mount et sa bande rendent ici une copie passionnante. Indispensable.

23) LCD SOUNDSYSTEM – American Dream (2017)

James Murphy est l’un des artistes les plus emblématiques de sa génération, American Dream, est son quatrième rejeton. Sans renier son style, James Murphy a un peu adouci sa formule, moins brute mais en aucun cas moins passionnante. Traversé d’une forme étrange de mélancolie et de spleen, on ne peut s’empêcher de voir l’ombre de David Bowie planer sur ce disque, Il semblerait qu’une époque se referme définitivement.

22) THE BLAZE – Dancehall (2018)

Révélé par le captivant Ep Territory, The Blaze est rapidement devenu au centre de toutes les attentions. Dancehall, premier long format des parisiens est un petit bijou d’électropop sensible. Baignées d’une douce mélancolie euphorisante, les dix compositions du duo sont d’une beauté folle, animées d’une éclatante énergie positive. On est bien incapable de déterminer combien de temps l’état de grâce durera pour The Blaze alors profitons-en, maintenant, au maximum.

21) NICK CAVE & THE BAD SEEDS – Ghosteen (2019)

Hanté par le décès de son jeune fils en 2015, Nick Cave continue un douloureux travail de deuil et livre avec Ghosteen un album bouleversant. Très marqué  par cette tragédie, le chanteur australien se livre à cœur ouvert sur de magnifiques compositions souvent pesantes, parfois plus lumineuses. Un album poignant, pas toujours facile à écouter de par son thème mais qui parlera à tous.

20) GEM CLUB – In Roses (2014)

Près de 3 ans après ses débuts, Gem Club signait un second album somptueux d’une beauté à pleurer. ‘In Roses’ est un magnifique ouvrage, de la dream pop romantique et mélancolique d’une incroyable poésie. Tout en retenue, en douceur, le trio américain captive totalement par l’intermédiaire de magnifiques compositions piano et cordes.

19) ANATHEMA – Weather systems (2012)

Anathema atteint des sommets de pureté sur ce magnifique album, véritable bande son d’un paradis perdu. Entre sublimes arpèges de guitare, rock progressif aventureux et une interprétation vocale qui tutoie la perfection, il est impossible de rester insensible à une musique aussi riche sur le plan émotionnel. C’est d’une beauté à couper le souffle et c’est le cœur lourd que l’on termine ce superbe voyage auditif, du grand art.

18) MIGUEL – Wildheart (2015)

Wildheart est l’un des albums de RnB les plus passionnants entendu ces dernières années. Si vocalement le californien continue d’impressionner, c’est surtout la qualité et le soin apporté aux instrumentaux qui font ici la différence. Il y a les sonorités rock, de la funk, de la soul ou encore de la pop. Le californien est arrivé là dans le carré VIP du carré VIP.

17) KENDRICK LAMAR – Damn (2017)    

La carrière de Kendrick Lamar est un parcours sans faute. Succédant à To Pimp A Butterfly, King Kendrick pose une nouvelle pierre importante dans l’édificie du rap US. DAMN est un album sur lequel on ne s’ennuie jamais, proposant des atmosphères très diverses signées Mike Will Made it ou encore James Blake. Kendrick Lamar rappe divinement bien, jouant de manière remarquable avec sa voix et avec le beat.

16) DAVID BOWIE – Blackstar (2016)

David Bowie aura légué son dernier album seulement deux jours avant son décès, le britannique prouvant ici que la créativité n’as pas d’âge et délivre avec Blackstar un disque audacieux qui ne sombre jamais dans la facilité conjuguant pop baroque et cuivres 80’s, instrumental progressif et psyche, plage d’indie rock aérienne et même un flirt avec l’indus. Le disque testament d’une icône dont l’influence n’est pas prête de s’éteindre.

15) DEAFHEAVEN – New Bermuda (2015)

Black métal grandiose traversé de fulgurances lumineuses et aériennes, indie rock contemplatif, solo de guitare enivrant, chant terrifiant, paysages apocalyptiques, sensibilité exacerbée, ce nouvel opus est une réussite absolue, brillant de bout en bout. Sans jamais faiblir, les américains ont livré là une leçon de créativité rendant la majorité de la scène métal bien fade à côté.

14) KANYE WEST – Yeezus (2013)

Succédant au chef d’œuvre absolu que constitue « My beautiful dark twisted fantasy «, le mégalomaniaque et génial Kanye west concocte là son disque le plus sombre. Il délivre un album aux sonorités futuristes et à la créativité débordante, sorte de Hip hop industriel avant gardiste, une prise de risque totalement surprenante, assumé et qui s’avère payante, un travail d’orfèvre signé par un personnage déroutant et énigmatique.

13) DEVIL SOLD HIS SOUL – Blessed And Cursed (2010)

Puissance contemplative, rage sensible sont les associations de mots qui me viennent à l’esprit pour évoquer ce deuxième et éclatant album de Devil Sold His Soul. La formation anglaise de métalcore délivre là l’un des meilleurs albums du genre. Blessed and Cursed est un grand huit émotionnel où la force de frappe du sextette se confronte à des mélodies poignantes, toute la fougue d’une certaine jeunesse résumé en dix titres.

12) MY CHEMICAL ROMANCE – Danger Days : The True Lives of The Fabulous Killjoys (2010)

Alors encore au sommet de la gloire, My Chemical Romance nous quitte avec ce fantastique dernier album d’une courte mais riche discographie. Conçu comme un véritable opéra rock, Danger Days est une impressionnante collection de morceaux pop punk plein de vitalité où le groupe taille des mélodies redoutables qui auront fait vibrer les salles de concert du monde entier. Un album testament lumineux et chaleureux qui n’as toujours rien perdu de sa force 10 ans après.   

11) VALD – Xeu (2018)   

Dépassant l’image du simple clown que certains voudraient voir en lui, Vald passe ici au niveau supérieur. Maitrisé et cohérent de bout en bout, Xeu est l’un des plus grands albums de rap français de ces dernières années, servi par une écriture toujours aussi singulière, des punchlines percutantes et les productions magistrales de Seezie qui du haut de ses 20 ans peut déjà rivaliser avec les meilleurs producteurs US actuels.

10) SWANS – The Glowing Man (2016)

Swans clôture là une ambitieuse quadrilogie entamée à l’aube des 10’s. Comme sur ses prédécesseurs, le groupe développe des titres à l’architecture monumentale. Etalant leurs compostions de façon démesurées, on ressort de là avec l’impression d’avoir écouté une gigantesque improvisation réglée au millimètre. Ecouter un album de Swans, c’est vivre une un voyage oppressant et grandiose où chacun y trouvera sa voie.

09) KATHLEEN EDWARDS – Voyageur (2012)     

Produit en partie par Justin Vernon, ‘Voyageur’ est une magnifique collection de chansons à la justesse phénoménale,  une somptueuse balade à la richesse émotionnelle sans cesse grandissante. En s’appuyant sur de luxueux arrangements, Kathleen Edwards élève sa miraculeuse pop folk vers les cimes du genre. Rarement un album aura aussi bien porté son nom.

08) BVDUB – Safety In A Number (2016)

En six plages somptueuses à la beauté lumineuse, le producteur californien propose là un pur moment de relaxation en totale apesanteur. BvDub sait prendre le temps pour installer de profondes créations, souvent étalés sur plus de dix minutes. Cette œuvre envoûtante est la clef ouvrant la porte vers des paradis perdus à la recherche d’harmonie et de paix intérieure.

07) LORDE – Melodrama (2017)

Melodrama ou comment l’attente d’un album aura été récompensée. On retrouve  immédiatement la mélancolie post adolescence ressentie sur Pure Heroine. Un son accrocheur, un groove froid entrainant soutenu par une voix aérienne, des compositions pop captivantes. Evoquant la célébrité, la solitude ou encore le chagrin amoureux, Lorde a affiné son style sans se fourvoyer dans une quelconque mode, pourvu que ça dure.

06) SUN KIL MOON – Benji (2014)

Album brut partagé entre ombre et lumière, ‘benji’ est une œuvre passionnante ancré dans la réalité la plus palpable. Les compositions à la guitare acoustique sont ici de pures merveilles, l’impression de contempler des toiles évoquant avec profondeur la vie de son auteur, un homme au lourd passé à l’adolescence mouvementé. Minimaliste et posé, voilà un disque de folk intimiste en tout point remarquable.

05) DAFT PUNK – Random Access Memories (2013)

Le duo casqué replonge au cœur de la funk et la disco et livre ici un magnifique et prodigieux hommage à la musique qui les a inspirés. En compagnie d’invités de luxe, les français transforment un pari risqué en un fabuleux bond dans le passé, imprimant au disque une nostalgie très touchante. Random Access Memories est un véritable chef d’œuvre, un album complexe et passionnant d’un bout à l’autre.

04) BON IVER – Bon Iver (2011)   

Il est un de ces albums dont on ressort profondément touché. Le temps semble s’arrêter, l’esprit complétement absorbé par la richesse d’un disque complexe qui n’a de cesse de se bonifier. Magnifiques orchestrations à la fois intime et grandiose, Justin Vernon taille là de véritables pierres précieuses singulières et poignantes. C’est là un chef d’œuvre unique, la démonstration éclatante d’un artiste qui approche ici la perfection musicale.

03) KENDRICK LAMAR – To Pimp A Butterfly (2015)

En 79 minutes et 16 titres, King Kendrick, appuyé par des producteurs en états de grâce, synthétise l’histoire de la black music avec une maestria hallucinante. Jazz, G Funk, Soul, hip hop, un assemblage prodigieux qui forme un album unique. To Pimp a butterfly est un classique instantané, un chef d’oeuvre à l’ambition folle qui ne se perd jamais par le plus grand artiste musical de sa génération.

02) SWANS – To Be Kind (2014)

A 60 ans, Michael Gira et sa bande parviennent à l’apogée de leur carrière. Radical, le rock psychédélique et chamanique des Swans se construit sur des titres à l’inventivité incessante et s’étirant bien au-delà du conventionnel (jusque 34 minutes pour l’obsédant ‘Bring the sun/Toussaint l’ouverture’). ‘To be Kind’ est d’une puissance colossale, une œuvre bicéphale tentaculaire au contenu unique qui se mérite, l’une des plus grosse claque musicale de la décennie.

01) KANYE WEST – My Beautiful Dark Twisted Fantasy (2010)

C’est l’un des albums les plus ambitieux de l’histoire du rap, un opéra en treize actes débordant de créativité, une œuvre grandiose partant dans tous les sens sans jamais se perdre. Maîtrisant comme jamais l’utilisation du sample, Kanye West réalise là un chef d’œuvre piochant intelligemment dans toute la musique de ces 50 dernières années. Entouré par un casting hallucinant, le chicagoan est là au sommet de sa carrière.

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