REVIEW – Sully de Clint Eastwood

Vous vous rappelez peut être de cette histoire assez incroyable d’un avion de l’US Airways obligé d’amerrir dans l’Hudson en Janvier 2009. Quelques minutes après son décollage d’un aéroport de New York, le pilote, faute à un problème technique, a été forcé de se poser en catastrophe au beau milieu du fleuve. 425022-jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

Une histoire aussi héroïque méritait logiquement un film et c’est Clint Eastwood qui s’installe aux commandes. On ne reviendra pas sur la filmographie conséquente du réalisateur américain, toujours est-il que, l’expérimenté Clint, trente-quatre films au compteur en tant que metteur en scène, est toujours attendu par les cinéphiles du monde entier. Deux ans après l’énorme succès d’American Sniper, le vieux briscard nous emmène à New York sur les traces de Chesley « Sully «  Sullenberger, le pilote d’avion de ligne le plus célèbre d’alors.

Encore secoué par cet atterrissage chanceux, Sully, épaulé son copilote, doit affronter une couverture médiatique s’avérant envahissante et gênante. De plus, il subit l’acharnement du bureau d’enquête, prêt à le jeter sur l’échafaud car estimant qu’il avait eu les moyens d’éviter cet amerrissage forcé.

C’est d’ailleurs dans cet affrontement que le film s’avère le plus intéressant. D’un côté, on a un pilote chevronné faisant confiance à son instinct, son expérience et en face, une administration froide et robotisé, jurant uniquement par la technologie et les machines. On notera que le choix de Tom Hanks pour incarner le commandant de bord est des plus judicieux. Le comédien américain est très juste et parvient à faire ressortir les tourments de son personnage et son grand professionnalisme. A ses côtés, Aaron Eckhart dans le rôle du copilote est également impeccable, un jeu sobre et efficace.

Pour ce qui est de la mise en scène, c’est très carré, comme souvent chez Eastwood. Sans grande folie mais avec beaucoup de maîtrise, Sully bénéficie en plus d’un montage précis lui permettant de ne jamais se perdre dans des scènes inutiles. L’affaire est bouclée en moins d’une heure 40, chose assez rare pour un film de ce genre.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour un grand film sauf que le scénariste Todd Komarnicki semble, à mon sens, s’être un peu loupé dans l’écriture son scénario. En révélant dès le début du film la réussite de l’amerrissage, il tue tout suspense d’entrée et ampute le film d’une bonne partie de son intérêt. C’était un risque à prendre et au final une fausse bonne idée.

De ce nouveau Eastwood, on retiendra un film plutôt agréable nous immergeant au mieux au cœur de ce fait divers extraordinaire. L’absurde combat de l’homme contre la machine est la partie la plus intéressante d’un film pénalisé par un scénario mal construit.

un-pandaun-pandaun-pandaun-panda-copie-2un-panda-copie-2

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*