DOUR 2019 – Nos conseils pour le samedi

DOUR 2019 – Nos conseils pour le samedi

13 juin 2019 0 Par Vincent

Qui a déjà affronté les 5 jours de Dour le sait, le samedi est la journée où l’ambiance est souvent la plus folle. Les organisateurs n’ont pas le droit de se louper et ils ont programmé là de quoi rassasier tous les assoiffés de musique que nous sommes avec 57 concerts à l’ordre du jour.


Électro House

Bicep

On te conseillera tout d’abord un petit passage par Le Labo pour aller soutenir Park Hye Jin. Nous l’avions découverte en début d’année avec l’excellent EP If You Want It  quelque part entre house music et une électro des plus rafraîchissantes. La jeune coréenne fait preuve de beaucoup de gout et devrait immanquablement en faire mouvoir plus d’un(e). Si tu veux rester encore un moment plongé dans les bonnes vibes de la house music, c’est du côté de la Petite Maison Dans la Prairie qu’il faudra te rendre pour le set de Demuja. Fortement influencé par les pères fondateurs de la house, l’autrichien saura te faire passer un moment à la cool. Après 3 jours intenses de festival, idéal pour venir se la couler douce en toute décontraction.

D’avantage client de bass music ? On ne peut que t’inciter à aller découvrir Skee Mask dont le dernier opus Compro a été salué par une grande partie de la critique. Pas forcément simple d’accès, la musique du munichois est un savant mélange de textures distordues façons Aphex Twin et de motifs évasifs lorgnant parfois du côté du label hyperdub. On ne te mentira pas maintenant en te disant que Bicep sera l’une des priorités de la journée. Le duo nord irlandais est devenu un incontournable sur la scène électro depuis le succès foudroyant pour l’envoutant Glue. Ils semblent aussi à l’aise en studio que derrières leurs platines et tout le spectre de la house music devrait y passer.  

Rap – R&B

Damso

Si tu te cherches une bonne raison d’arriver tôt sur le site du festival, Duckwrth en est une tout à fait valable. Sur les coups de 16h, le jeune californien viendra parcourir de fond en comble la scène de la boombox pour un live qui promet de partir dans tous les sens, quelque part entre RnB rap à la cool et Trap plus robuste. Pour un moment un peu plus détendu, c’est vers le labo que tu devras te tourner à l’heure du soleil couchant. Fatima pose ses valises une seconde fois à Dour avec toujours en poche cette soul chaleureuse qu’elle agrémente ici et là de petites touches funk et hip hop.

On passe maintenant aux deux poids lourds du jour. A ma gauche, actif depuis plus de 10 ans et devenu rapidement une figure majeure du grime, le britannique Skepta viendra présenter un cinquième album encore tout chaud. Il ne manquera pas non plus de venir balancer ses plus grands classiques, histoire de convertir les derniers réticents à un genre en pleine effervescence. A ma droite, le belge Damso est rapidement devenu une valeur sure du rap belge et l’un des portes étendards les plus respectés du rap francophone dont le talent d’écriture n’est plus à remettre en question. Il avait rempli à ras bord la Boombox il y a deux ans, pas besoin d’être devin pour anticiper sur le fait que la Last Arena sera archi-comble aux alentours de 23h00.

Pop – Rock

Metronomy

Avec un nom pareil, on n’aurait pas forcément parié que MNNQNS fasse dans le rock pur et dur. Fortement influencé par les strokes et tous les groupes en The du milieu des années 2000, le quatuor français a la lourde et un peu ingrate tâche d’ouvrir la Last Arena. Si tu aimes un tant soit peu le rock, n’hésite pas à venir  encourager ce jeune groupe prometteur. Un peu plus tard, ce sont les incontournables Metronomy qui viendront fouler les planches de la Last Arena. Joseph Mount et sa bande sont les grands artisans d’une électropop de grande qualité où le méticuleux travail sur la production sonore n’a d’égal que des compositions inspirés desservies par des mélodies entrainantes au doux parfum 80’s. C’est le concert pop à ne pas manquer de cette édition.

Métal

Neurosis

Autrefois fort présente, la scène métal a aujourd’hui quasiment disparu à Dour. On va donc en profiter grandement ce samedi à la salle polyvalente, lieu de pèlerinage obligatoire pour les férus du genre. En début d’après-midi, pour se mettre en forme, rien de tel qu’un peu de black métal. On partira à la découverte de Wiegedood, une formation belge qui compte dans ses rangs des membres d’Oathbreaker et Amenra, deux belles références du genre. Le trio propose une musique très sombre où les moments de répit se font rares. Juste derrière, le concert de The Body & Full Of Hell  constituera sans doute le moment le plus  dark de tout le festival. Une musique radicale, presque malaisante, du doom métal expérimental anxiogène, la bande son de l’enfer dont on me dit dans l’oreillette que l’on n’en sortira pas indemne. Ça promet en tous les cas une expérience auditive des plus mémorables.

Les américains de YOB ont marqué les esprits l’an dernier avec Our Raw Heart, un huitième opus maitrisé naviguant entre doom et stoner. Vingt ans de carrière et un groupe qui ne baisse toujours pas les bras en proposant des compositions complexes qui vous absorbent petit à petit. Issu de la même école mais originaire de Grande Bretagne, Electric Wizard parcourt les scènes du monde entier depuis le milieu des 90’s. Autant dire que l’expérience est là et le quatuor a le répertoire nécessaire pour te convertir au genre. Est-il bien nécessaire de présenter la tête d’affiche de la journée ? Neurosis est une machine de guerre qui vous broie lentement, un rouleau compresseur qu’on prend en pleine tronche. Les papes du posthardcore proposent des performances scéniques dantesques et captivantes, alternant passages atmosphériques avec des ouragans destructeurs, autant vous dire que l’on y ira sans hésiter.

Techno

Sama

Après trois jours de folie, la programmation techno du samedi est sur le papier un peu moins emballante mais pas dénué d’intérêt, bien au contraire. Ainsi on n’hésitera pas à aller taper du pied  du côté de la Boombox où Dima se produira aux alentours de minuit. Tu le connais sans doute mieux sous le nom de Vitalic. Le dijonnais ressuscite là un vieil alter ego et propose une techno old school, influencé par l’acid et la scène rave et boosté par des sonorités électro musclé. Tu pourras rester ensuite sans problème sous la Boombox puisque Sama viendra te faire mouvoir au son d’une techno aventureuse moins sombre et plus moderne. La DJ palestinienne a un talent certain pour choisir et mixer des tracks qui à coup sûr sauront te faire bouger comme il se doit. Tu peux toujours aller te faire une idée en allant écouter son excellente Boiler room.

Si tu préfères une techno plus industrielle et plus agressive, vas t’aventurer du côté de la salle polyvalente. Tout d’abord le britannique Ansome  viendra accompagné de ses machines pour délivrer un set qui promet d’en faire vriller plus d’un.  Ici, pas de chichis, le londonien t’emmène dans le fond du fond d’un hangar crade et désaffecté. Enfin pour finir la soirée, on ne peut que t’inviter à aller découvrir Under Black Helmet. Le producteur allemand fait dans une techno sombre mais également très mentale, des nappes envoutantes appuyés par des kicks façon marteau piqueur.  On imagine déjà que vers 3h du mat avec la fatigue cumulé des 4 jours de festival, cela pourrait produire un effet des plus intéressants.