DOUR 2019 – Nos conseils pour le vendredi

DOUR 2019 – Nos conseils pour le vendredi

30 mai 2019 0 Par Vincent

Rap

Vald

C’est sans aucun doute l’événement rap français de cette 31ème édition du festival de Dour. Auteur du meilleur album de l’année 2018, Vald revient pour la troisième fois à Dour, plus armé que jamais pour mettre K.O la plaine de la machine à feu. De Désaccordé à Bonjour en passant par Eurotrap ou encore Trophée, le rappeur d’Aulnay-sous-Bois a tout ce qu’il faut pour nous faire passer un grand moment. Toujours en rap français, les amoureux des mots devraient sans peine trouver leur compte avec Jazzy Bazz. Son talent d’écriture, il a pu le mettre en avant au sein du collectif l’entourage et également sur des albums solos alternant habilement sonorités actuelles et des inspirations dans le rap des années 90.  

L’autre immanquable rap de la journée, c’est bien entendu la venue de Rae Sremmurd devenu en l’espace de 3 excellents albums des superstars outre atlantique. Les deux frères Swae Lee et Slim Jxmmi sont définitivement l’un des groupes les plus emblématiques de la trap et on espère qu’ils sauront nous proposer un live digne de ce nom. Si tu veux toujours plus de trap, n’hésite pas à aller découvrir Trippie Red. Agé de seulement 20ans, il est l’un de ces sales gosses qui braquent les charts à coup de productions musclés et de lyrics légers, le cocktail parfait pour s’ambiancer comme il faut.

Enfin un festival de Dour sans rappeur anglais ne serait pas un vrai festival de Dour. Né dans notre chère ville de Lille mais ayant grandi à Londres, Octavian est l’un des poulains les plus prometteurs de la scène britannique, modernisant le grime des années 2000 en le mixant à de grosses influences US. Cela aboutit à des petites bombes comme Bet que l’on ira découvrir volontiers sur scène.

Electro

Apparat

Au 3ème jour des festivités, il se pourrait que la fatigue commence déjà à se faire sentir, alors pour remédier à cela, direction le labo à la découverte de Nosedrip. Relaxation et zen seront les maitres mots d’un set qui promet d’être aérien. De l’ambient à Dour, ce n’est pas tous les jours, il serait dommage de passer à côté. Si tu cherches de l’électro qui fait voyager l’esprit mais aussi bouger le corps, on ne peut que te conseiller d’assister au live de David August. Le producteur allemand hésite entre électro minimaliste et deep house et propose ainsi une musique traversée par instants d’une douce lumière apaisante et devenant ailleurs plus mélancolique. Apparat est lui pour la première fois au festival de Dour pour un live que l’on attend avec une grande impatience. L’ancien membre de Moderat est l’auteur d’excellents albums hantés par des compositions organiques à l’étrange et captivante beauté. Si vous ne connaissez pas encore, essayez juste le magnifique et profond You Don’t Know Me pour vous laisser convaincre. 

House

Disclosure

Véritable référence du genre, le duo Masters At Work débarque à la Petite Maison dans la prairie. Les new yorkais, grands amateurs de house vocale old school, sauront te faire danser en non-stop sur des sons chaleureux et remplis de good feelings. Ce sera au passage leur première apparition tout comme pour un autre duo, les très attendus Disclosure. Idéalement, on aurait bien sûr préféré un live, ce sera cependant sous la forme d’un DJ Set que les deux frères se produiront. On peut néanmoins imaginer qu’ils glisseront quelques-uns de leur plus grands succès au milieu d’une sélection qui devrait lorgner vers une house énergique au parfum 90’s.

Techno

Nina Kraviz

Faire un break, souffler un peu, ce n’est pas vraiment une option envisageable à Dour surtout pour les amateurs de techno. Ce vendredi, tu pourras aller te dégourdir les oreilles avec le duo belge Joyhauser qui viendra chauffer la Red Bull Arena sans doute en milieu d’après-midi. Le binôme propose une techno plutôt costaud et riche de motifs mélodiques entêtants. Pour notre part, ce sera une totale découverte. Ensuite place à I Hate Models qui revient une seconde fois à Dour. Le français propose des sets aventureux lorgnant aussi bien du côté de la techno aérienne que de la musique industrielle ou même que de la trance. On l’avait manqué l’an dernier, cette année sera la bonne.

Qui a assisté à son fantastique B2B avec Rebekah l’an dernier s’en souvient forcément. Paula Temple est l’une des grandes prêtresses de la techno, de celle qui tabasse violemment, qui emporte tout sur son passage, les esprits comme les corps. La britannique livre des sets bruts, sans concessions et c’est à ne pas rater. Enfin si tu ne dois choisir qu’un seul set techno, celui de la superstar des platines Nina Kraviz devrait être le choix qui s’impose. A l’image de sa Russie natale, elle fait dans une techno froide, puissante avec toujours cette capacité à choisir les tracks qui te vrilleront le cerveau en te faisant bouger sans relâche. Autant vous dire qu’il y a de grandes chances que la Red Bull Arena affiche complet.

Autres

Rusko

Flavien Berger est un personnage atypique proposant une délicieuse mixture faite de chanson française et d’électropop duquel s’échappe une douce et étrange poésie. Se moquant totalement des modes, le français saura vous offrir l’un des moments les plus rafraichissants de la journée. Ce sera l’occasion de découvrir également son second album sorti l’an dernier.

Les aficionados de la musique Dub en auront pour leur argent au vu du nombre d’artistes présents ce jour. C’est vers Panda Dub que l’on se tournera en priorité. Il nous avait fait forte impression il y a trois ans et on se voit déjà bien s’envoler au rythme des boucles hypnotisantes du lyonnais capable en deux secondes de passer de nappes planantes à des passages bien énervés.

On se réjouit également de la venue de Rusko pour une petite session dubstep qui devrait secouer. Le genre ne connait plus autant de succès qu’il y a dix ans et les occasions d’en écouter en festival se font plus rares. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que l’on viendra y retrouver toute l’énergie d’une musique qui nous a fait déjà tellement danser.  

Enfin la vraie surprise de ce vendredi pourrait bien provenir de Charlotte Adigéry, une belge à l’univers singulier. Découverte par le groupe Soulwax, sa musique pourrait se qualifier comme de la soul expérimentale rétrofuturiste. C’est frais, un peu weird, immédiatement séduisant et on sera forcément tenté d’aller y jeter un œil.