Février, Mars, Avril 2018 en 20 albums – part 1

Février, Mars, Avril 2018 en 20 albums – part 1

1 mai 2018 0 Par Vincent

Voilà une petite sélection issu de la pléthore d’album sorti ces derniers mois. Ici on abolit toutes la barrières musicales, naviguant de la techno froide berlinoise aux sonorités chaleureuses de musique cubaine, allant de l’ambient la plus apaisante au punk hardcore bien énervé.

 

 

Vald-Xeu 

Dépassant l’image du simple clown que certains voudraient voir en lui, Vald passe ici au niveau supérieur. Maitrisé et cohérent de bout en bout, Xeu est l’un des plus grands albums de rap français de ces dernières années. Voilà un disque servi par une écriture toujours aussi singulière, des punchlines percutantes et les productions magistrales de Seezie qui du haut de ses 20 ans peut déjà rivaliser avec les meilleurs producteurs US actuels.

 

Dedekind cut-Tahoe 

Signant ici son second album sous le pseudonyme Dedekind Cut, le californien Lee Banon s’essaie à la musique ambient et grand bien lui en as pris. En l’espace de huit plages, il nous emmène vers de brumeuses et mystérieuses contrées où le temps semble se figer. Un beau moment d’apaisement traversé ici et là de voix célestes et de nappes éthérées introspectives.

 

Hookworms-Microshift 

Originaire de Leeds, le quintette Hookworms délivre l’un des albums de rock indie les plus emballants de ces derniers mois. Loin du traditionnel couplet refrain, les britanniques font voyager leur compositions de façon souvent inattendu utilisant au mieux des sonorités électroniques bondissantes, des synthés délicieusement 60’s-70’s et des guitares noisy à souhait. Il y a là une urgence presque adolescente dans ces compositions faussement joyeuse de post punk.

 

Turnstile – Time & Space 

Le jeune combo de Baltimore déboule avec un second album à l’énergie folle et fait au passage revivre tout un pan de l’histoire du hardcore. On se prend en pleine tronche une pure décharge de riffs agressifs parfaitement produit et redonnant vie au punk hardcore de manière fougueuse et déterminé. Il y a bien longtemps qu’un album de ce genre ne m’avait donné autant envie de pogoter dans tous les sens.

 

Molécule – -22.7°C 

Molécule est l’un des artistes les plus étonnants et attachants de la sphère électro techno actuelle. Après avoir enregistré son précédent album à bord d’un chalutier, il s’est ici aventuré dans les terres froides du Groenland. Inévitablement on retrouve ce climat glacial dans des compositions organiques faisant se confronter de manière harmonieuse sonorités synthétiques et une nature encore sauvage. Un album immersif, loin de la vulgaire carte postale.

 

Anenon – Tongue 

Si l’on devait définir en un mot cet album, nul doute que Sérénité serait le terme le plus approprié. Il y a dans la musique du californien un côté irréel, comme une projection dans un monde onirique semblant en perpétuel flottement. Loin de n’être qu’un énième album d’ambient, Brian Allen Simon vient y greffer subtilement du jazz contemplatif, des sonorités électroniques parfois perturbés et une discrète touche de mélancolie.

 

Rich Brian – Amen 

Du haut de ses 18ans, Rich Brian propose un premier album de rap à la coolitude contagieuse entre trap percutante et instrumentaux vaporeux. Le jeune indonésien s’inspire ici de ses ainés américains avec en tête The Underachievers, Migos, Tyler the creator et on pourrait même citer Pharrell par certains aspects. C’est coloré, ça sent bon le soleil, idéal pour vos prochains barbecues au bord de la piscine.

 

Franz Ferdinand – Always Ascending 

Voilà l’un des rares groupes de la période revival 80’s sur lequel le temps ne semble pas avoir d’emprise. Associé à Philippe Zdar, les écossais font entrer les synthés dans leur compositions pour un résultat dansant et séduisant fortement influencé par le disco. Une nouvelle fois les mélodies accrochent immédiatement l’oreille, ça groove de partout, voilà une façon brillante de se réinventer sans se renier.

 

The Soft Moon – Criminal 

Imaginez le croisement entre Joy Division et Nine Inch Nails dans une usine désaffecté à deux heure du matin et vous vous ferez une bonne idée de ce qu’est la musique du toujours excellent Soft Moon. Pour son quatrième album, Luis Vasquez s’enfonce toujours plus dans la noirceur avec la culpabilité comme thème principal. Industriel, brut et froid, Criminal est un disque sombre où les maux du chanteur n’ont jamais été aussi palpables.

 

George Fitzgerald – All That Must be 

Il faut le dire, les bons albums d’électro house ne courent pas les rues. Dans la continuité du Feel Infinite de Jacques Green sorti l’an dernier, All That Must be mérite toute votre attention. Le londonien déploie une électro lumineuse de grande classe aux contours soyeux pouvant s’écouter n’importe où, n’importe quand. Difficile de résister à cette musique à la fois euphorisante et d’une grande sensibilité.