JANVIER – FEVRIER: La sélection musicale

SINGLES

Une petite sélection de 10 Singles allant du rock indé au rap US en passant par un peu de classique, de l’électropop ou encore de la latin trap.



ALBUMS



THYLACINEROADS Vol 1

Depuis le sublime Transsiberian, Thylacine n’as pas chômé. Il a choisi l’Amérique du sud comme nouveau terrain de jeu et R.O.A.D.S en est le joli compte rendu musical. Aventureuse et riche, parfois presque onirique, la musique de l’Angevin reste toujours aussi captivante. Moins évocateur et immédiat que son prédécesseur, c’est l’expérience live qui a ici donné tout son sens à ce nouvel opus.



JAMES BLAKEAssume Form

Un nouvel album de James Blake est forcément un événement. Une seule écoute suffit pour comprendre que le britannique est revenu au sommet de sa forme. Voluptueux, aérien et parfaitement ancré dans son époque, Assume form est un album d’une classe absolue partagé entre instrumentaux vaporeux et pop minimaliste, le tout baignée d’une douce lumière froide réconfortante.



BLOOD RED SHOESGet Tragic

On les avait complètement oubliés, les Anglais de Blood Red Shoes signent là un come-back réussi. Get Tragic est un album plaisant de rock alternatif où la complémentarité du duo fonctionne toujours autant. Ici mélodique et très rythmé, ailleurs faisant d’avantage appel à plus de retenue, les britanniques n’ont en fait pas vraiment changé leur formule mais au vu du résultat final, on ne va pas s’en plaindre.



BLACK TO COMM Seven Horses For Seven Kings

C’est peut-être l’album le plus captivant de ce début d’année. En l’espace d’une heure, l’allemand Marc Richter nous fait basculer dans un monde parallèle duquel s’échappe de  sombres effluves de free jazz, des sonorités électro anxiogènes et des nappes d’ambient malsaine. Seven horses for Seven Kings est une expérience sonore rare exerçant une fascination immédiate, un périple sonore exigeant nécessitant de nombreuses écoutes pour en saisir toute la complexité.



PARK HYE JINIf U Want It

Park Hye Jin est l’une des plus belles découvertes de ces dernières semaines. If U Want It, premier EP de 5 titres évolue entre house music et une électro rafraîchissante, un brin rêveuse. Évoquant par instant une version plus introspective de Yaeji avec qui elle partage des origines sud-coréenne, nul doute que l’on va guetter avec impatience la sortie de son premier LP.



NIVHEKAfter Its Own Death

Quelques mois après Grid of Points, Liz Harris revient sous le pseudonyme de Nivhek avec un album conceptuel de quatre titres étirés sur près d’une heure. S’inscrivant toujours dans un registre minimaliste, elle se veut ici plus ambitieuse dans la forme, développant de mystérieuses nappes d’Ambient crépusculaire aux contours flous. Une musique éthérée reposante, idéal avant d’aller vous coucher.



SLEAFORD MODSEton Alive

L’électropunk de Sleaford Mods n’a jamais sonné aussi bien que sur ce nouvel opus intitulé Eton Alive.  Le duo touche ici à la quintessence de son art, à savoir un mélange entre paroles presque parlés et des compositions minimalistes allant à l’essentiel avec toujours en fond ces redoutables lignes de basse bien grasses qui accrochent immédiatement l’oreille. Un album chaudement recommandé.



BVDUBExplosions in Slow Motion

Il ne s’arrête jamais de produire et on ne va pas s’en plaindre, Bvdub est déjà de retour à peine 6 mois après son dernier album. Il prend ici une direction plus abstraite encore et nous emporte de nouveau loin, très loin. Un pur instant d’évasion, une délicieuse impression de flottement avec des titres dépassant régulièrement les 15 minutes. L’ambient à son paroxysme.



KID KOALAMusic To Draw To : IO

Musicien atypique passé par moult projets, Kid Koala revient avec un deuxième volet de son projet conceptuel Music To Draw To. Comme son nom l’indique, voilà un disque fait pour susciter votre créativité. A défaut, il s’écoute parfaitement sans papier et crayon. Après Emiliana Torrini, c’est au tour de Trixie Whitley et sa voix angélique de venir se fondre sur les planantes et mélancoliques productions du canadien.



JOSINIn The Blank Space

Si Thom Yorke était une femme, il serait Josin dont la voix et le style se confondent étonnement avec ceux du chanteur anglais. Venue de Cologne, elle impose ici un délicat et troublant premier album d’électropop atmosphérique qui devrait rapidement la faire connaitre. Si vous désirez vous remonter le moral, passez votre chemin ! Ici tout est gris, beaucoup de tristesse et même de désespoir émanent de ce disque ambitieux et touchant.    

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