LA PLAYLIST DU PRINTEMPS

En ces temps difficile de confinement, la musique est un allié indispensable pour garder le moral. On a compilé ici quelques uns des meilleurs titres sortis en ce début d’année 2020 avec comme toujours la playlist qui va bien, juste ici :

The Weeknd

Commençons par le plus gros blockbuster nord-américain de ce début d’année. Tu n’as forcément pas pu passer à côté du retour de The Weeknd. On parie très fort que Save Your Tears sera l’un des summers hits de l’année 2020. Toujours très influencé par le son des années 80, le canadien vise en plein dans le mille et livre un morceau pop d’une efficacité redoutable parfaitement millimétré, propre ! Un autre canadien célèbre a su nous convaincre avec son titre Intentions, je parle ici de Justin Bieber. Si son dernier album est franchement dispensable, il s’offre cependant ici un morceau de pop RnB posé très plaisant, à la cool en compagnie de Quavo. Ca s’écoute facilement en sirotant tranquillement un cocktail frais sur la terrasse en attendant que le confinement se termine. On traverse l’Atlantique maintenant pour prendre de plein fouet l’énorme Physical de Dua Lipa. La chanteuse britannique vient juste de sortir un second album prometteur duquel est issu ce petit bijou de pop mainstream, plein d’énergie, au refrain entêtant et qui devrait rapidement conquérir les charts du monde entier.

Damso

Et du côté des artistes francophones alors ? Direction tout d’abord le plat pays avec le très surprenant Œveillé signé Damso. Enregistré et produit en une seule nuit, le rappeur belge délivre là un texte brillant sur une production futuriste et expérimentale. On ne peut qu’applaudir cette prise de risque rappelant une nouvelle fois que le bruxellois n’est décidément pas un rappeur comme les autres. Plus près de chez nous, on a apprécié le retour du duo Aaron dont on avait à vrai dire, un peu perdu la trace. Ils ont fait paraître un EP de bonne facture en février dernier duquel est issu l’excellent titre Odyssée, de la pop synthétique dynamique démontrant là qu’ils en ont encore sous la pédale. L’autre EP made in France qui a retenu notre attention, c’est celui de Christine and the Queens et plus particulièrement le titre Mountains (we met). Tout en retenue, la chanteuse livre là un morceau bouleversant empli de mélancolie et s’affirme toujours plus comme l’un des plus grands talents musical de ces dernières années dans l’hexagone. Sur le plan émotionnel, on s’est une nouvelle fois laissé emporter par le duo The Blaze décidément toujours aussi brillant. Somewhere est une petite merveille électropop, un morceau lumineux d’une beauté folle, il n’y a qu’à fermer les yeux et le décollage est garanti. Pour se redonner un petit coup d’énergie, on peut faire confiance aux beatmakers de La Fine Equipe qui avec Typical Boy continuent de mélanger les genres avec brio. Réminiscences de sonorités house 90’s, hip hop et électro, le tout soutenu par un beat percussif terriblement entrainant.

Duke Dumont

De la house en veux-tu en voilà et pas avec n’importe qui puisque après des années d’attente, Duke Dumont va enfin sortir son premier album. Le britannique nous met déjà l’eau à la bouche avec Love Song, un formidable track euphorisant dont on imagine déjà les effets bénéfiques sur les dancefloors du monde entier. Plus porté sur une dreampop agrémenté de nombreuses touches électroniques, le trio britannique Cubicolor nous as fait bonne impression avec le très réussi Points Beyond. Un morceau plutôt aérien et rêveur, un peu dans la veine d’un Kid Francescoli, une douceur bienvenue en ces temps étranges et difficiles. On continue de s’évader grâce à Christian Löffler, offrant une parenthèse enchantée avec le sublime Versailles, clairement l’un des plus beaux morceaux électro entendus ces derniers mois. Une douce mélancolie émerge délicatement de ce track apaisant et onirique. Plus ombrageux et triste, c’est maintenant Jon Hopkins que l’on retrouve avec Scene Suspended, continuité directe des productions minimalistes entendus à la fin de son dernier album Singularity. La magie opère de nouveau ici, délaissant l’électro foisonnante des débuts pour une approche plus classique, proche d’un Nils Frahm, de quoi conquérir de nouveaux fans. Enfin on terminera cette partie plus électronique en citant le remarquable retour de Porter Robinson avec Something Comforting presque 6 ans après son premier album Worlds. Il est l’un des rares à avoir su construire de l’EDM qualitative grâce à une sensibilité certaine et des influences qu’on sent multiples, l’univers des jeux vidéo japonais entre autres.       

Pearl Jam

On rebranche maintenant les guitares, direction Detroit avec la jeune formation Dogleg. Leur tout premier album vient de sortir, un concentré de posthardcore mélodique plein d’une fougue que l’on reçoit volontiers à bras ouvert. Kawasaki Backflip est certainement le titre le plus réussi du lot et possède un coté fédérateur qui ne nous as pas laissé de marbre. La londonienne Brooke Bentham fait, elle, dans un subtil mélange entre indie rock contemplatif et fulgurances shoegazing éclatantes que l’on retrouve sur le captivant Blue Lights nous emportant jusqu’à un final des plus prenants. On n’en attendait rien et pourtant les vétérans de Pearl Jam ont réussi leur retour avec leur dernier album Gigaton duquel est extrait le fantastique Seven O’Clock. Une composition bien plus fine qu’il n’y parait où la voix d’Eddie Vedder fait plaisir à réentendre. De Seattle, on traverse la frontière au nord, direction Vancouver pour retrouver un autre vétéran du rock indépendant en la personne de Destroyer. C’est ici une musique sans doute moins accessible et davantage porté sur la retenue.  It Just Doesn’t Happen nécessitera sans doute quelques écoutes avant d’en saisir toute l’essence mais une fois bien imprégné, on ne parvient plus à décrocher de ce titre à l’étrange élégance. Et jamais deux sans trois, un autre vétéran du rock game a su se démarquer en ce début d’année 2020 en la personne de Baxter Dury. Véritable électron libre ayant collaboré avec Etienne de Crecy ou encore Rone, le britannique dévoile avec I’m not your dog un morceau de pop synthétique replongeant dans les rues sombres des années 80, un aller simple pour un club miteux à l’ambiance surréaliste.  

Jordan Mackampa

On terminera cette sélection avec tout d’abord un morceau costaud de The Professionnals résultant de la collaboration entre le prolifique et talentueux producteur Madlib et son jeune frère Oh No. Si le projet tient globalement bien la route, c’est bien le titre CDP Smackdown qui nous aura le plus emballé. Une production hip hop rappelant furieusement la grande époque du Wu Tang Clan.  On clôture le tout avec une douceur signé Jordan Mackampa intitulé Tight. Le britannique d’origine congolaise a su marier là ses influence pop et soul pour un morceau réconfortant, idéal en ces jours de printemps troublé. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*