Le Hellfest… On y était ! Et on vous raconte.

Ca y est, on a survécu ! Survécu à la chaleur, survécu à la poussière, aux litres de bière et aux poils pubiens dans la douche en plastique ! On a souffert, on a eu mal, on a sué sang et eau, mais bon sang qu’est ce que c’était bon !

La 9ème édition du festival, auréolée (nous aussi) d’une chaleur caniculaire et de têtes d’affiches démentielles,  vient d’avoir lieu et s’est déroulée sans encombres, dans la joie, la bonne humeur et les Hook’em Horns.

152.353 festivaliers précisément -dont 139 000 entrés payantes- ont maltraité leur organisme (tympans-foies-artères coronaires au trio de tête des victimes collatérales) pour s’adonner à leur passion fédératrice : Le métal, le hard-rock, le death metal, le Darkness Dwarf Wizard Black Metal Païen (non celui-là ne concerne que deux/trois personnes de petite taille du nord de la Finlande et n’ont malheureusement pas pu se déplacer, la compagnie aérienne ne faisant plus de demi-tarifs.). Headbangs, pogo, signes de cornes, peaux tatouées, sont les signes de ralliement de cette gentille communauté, dont la plupart appartient aux 25-30 ans CSP+.

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Avant d’entrer dans le vif du sujet et de parler des groupes et de l’entertainment scénique, petit tour d’horizon des infrastructures et de l’organisation. Cette année, les choses ont été vues en grand, le quidam arrivant au festival se retrouvant dans un petit village de partenaires (le Hell City Square), d’inspiration très Camdenesque, avec par exemple des stands Spotify, Volcom, Doc Martens pour les plus connus. Les plus téméraires pouvant même se faire tatouer si l’envie leur en prenait, ou le trop plein d’alcool les y poussait. L’Extreme Market, sorte de gros marché couvert regorgeant de merchandising et autres goodies estampillés Hard Rock, vous permettait également de parfaire votre panoplie de gros dur adepte de décibels rebelles.
Une fois vos plus beaux apparats revêtis, il ne vous reste plus qu’à planter votre magnifique tente 2sec dans l’immense camping qui jouxte le petit village à l’entrée, où elle saura dignement accueillir tard dans la nuit ce qui autrefois était vous, et qui maintenant n’est plus que le succédané zombifié de votre vieille carcasse avinée et presque sourde.

Avant de rejoindre le coeur du festival, vous passerez devant le Hellfest Cult, club V.I.P ou même vos serviteurs n’ont pas eu le loisir de pénétrer et où seuls quelques initiés savent les choses qui s’y trament, ainsi que devant le Metal Corner, petite scène isolée du festival et servant de before et d’after, où se produisent petits groupes et autres DJs.

Après ces différentes tribulations qui ne sont encore que les premiers cercles de l’enfer, vous voilà arrivé dans l’antre de la bête, juste après le deuxième checkpoint. Une vaste plaine poussiéreuse, où se déroulent les hostilités. Après avoir laissé les différents stands de victuailles sur le côté (vous y reviendrez vite), vous voilà face aux deux scènes principales ; les Main Stages; où défileront lors de ces quelques jours nombre de groupes mythiques, Iron Maiden, Aerosmith et Black Sabbath en têtes d’affiches, qui nous ont livré chacun un show époustouflant, remarquable pour des papis du rock. Citons aussi Rob Zombie, Sepultura, Slayer, Avenged Sevenfold, Status Quo et Deep Purple pour les plus notables à avoir enflammé les Main Stages (au propre comme au figuré pour Avenged Sevenfold).

Si vous êtes un pur et dur et que vous préférez les ambiances plus torturées et les cordes vocales prêtes à se rompre, vous pouvez également vous rendre au niveau des scènes annexes ; The Altar, The Temple et la Warzone ; où se rencontrent adeptes de Black et Death Metal, et Punk Hardcore pour la dernière. Mais à ne réserver qu’aux plus aguerris d’entre nous, dont l’âme autrefois pure et innocente n’est plus qu’un lointain souvenir.

Si vous en avez l’occasion (et surtout si vous êtes accrédités), n’oubliez pas de passer par l’espace presse, dont la déco très réussie a été pensée jusque dans les moindres détails et vous fera goûter à un univers dystopique post-apocalyptique type Mad Max, où tentes militaires côtoient vieilles carcasses de trucks et autres muscles cars dans une atmosphère poussiéreuse où l’on ne s’étonnerait pas de voir débarquer un gang de doux dingues des sables en quête d’essence.
N’oubliez pas non plus d’aller reprendre des forces dans l’un des nombreux stands de nourriture du festival, où les pizzas se mêlent au traditionnel américain-frites, bœuf rôti à la broche, poulet médiéval, et jambon braisé-patates. Pour les moins carnassiers, il y avait même un stand vegan. Et pour faire passer le tout, profitez-en pour vous jeter un petit muscadet derrière le collier à pointes, rappelons que le festival se déroule tout prêt du vignoble clissonnais.

Bon, nous y sommes. C’est fini. On est dimanche soir, ou lundi matin, votre corps vous maudit, votre livret A aussi, vous n’entendez plus certaines fréquences, et votre foie essaie de se régénérer tant bien que mal. Mais dieu que vous êtes content d’avoir pu assister à ça. Tous ces monstres sacrés du rock, juste devant vous l’espace de quelques temps. Toute cette ambiance qui vous colle encore à la peau et dont plusieurs douches n’auront pas raison. Allez, une nouvelle semaine commence, les stigmates de ces derniers jours vont commencer à s’estomper, il est temps de reprendre une vie normale et de payer son deuxième tiers. En attendant l’année prochaine pour les dix ans du festival, ça promet du lourd et on essaiera de se préserver d’ici là. See you next year, HellBangers !

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François.

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