LES 25 MEILLEURS FILMS DE L’ANNÉE 2016

Du rire aux larmes, du cinéma indépendant au grand spectacle, du film documentaire au film expérimental, 2016 s’éteint avec une riche année de cinéma. Je vous propose ici une liste des 25 films qui m’ont le plus marqué cette année. Cette liste est forcément très personnelle et discutable mais n’hésitez pas à venir en parler sur le Facebook du groupe et exposer vos coup de cœur de l’année.

 

25 – MONEY MONSTER

De Jodie Foster 103982

Plus habitué à être de l’autre côté de la caméra, Jodie Foster revient à la réalisation et nous plonge au cœur d’une  prise d’otage sur un plateau de télévision. Fluidité de l’intrigue, peu de temps mort, des rebondissements et du suspense, Jodie Foster va à l’essentiel.

Les comédiens sont en grand forme et collent parfaitement à leur personnages avec mention spéciale pour Jack O’conell. Le héros de la série Skins a su rebondir. Au final, Money Monster se révèle être une bonne surprise proposant une charge intelligente contre le milieu de la finance et de la télévision. On pardonne volontiers une fin pas très inspiré et un peu brouillonne.

 

 

24 – 10 CLOVERFIELD LANE

De Dan Trachtenberg391702

Sur le papier, on était en droit de s’attendre à une suite logique de Cloverfield sorti en 2008. Quelques minutes suffisent à comprendre que l’on est dans tout autre chose. Une femme se retrouve enfermée dans une cave après un accident de voiture. Elle va alors faire la rencontre du locataire des lieux et tenter de découvrir les raisons de son enfermement.

Émerge alors un huit clos dont la tension psychologique est palpable avec ses non-dits, ses regards, ses silences. Le personnage campé par John Goodman est imposant physiquement et psychologiquement. Le suspense est entretenu de façon habile durant tout le film, laissant filtrer les informations au bon moment pour le spectateur. Il manque juste un coup de folie scénaristique à la fin de film.

 

 

23 – MANCHESTER BY THE SEA

De Kenneth Lonergan517800-jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

Accueilli par des critiques dithyrambiques, Manchester By The Sea est un pur produit du cinéma indépendant américain. Cadrage, musique, sujet, rythme, tous les ingrédients sont ici réunis. Lee Chandler est un américain paumé de la classe ouvrière devant prendre en charge son neveu, après le décès de son frère.

Soutenu par une narration exemplaire et par la mise en place intelligente des flashbacks, on reste surtout scotché par la prestation de Casey Affleck. Il est formidable dans le rôle de Lee Chandler, personnage torturé par ses démons intérieurs, acceptant son sort et ne montrant rien à ses proches. Kenneth Lonergan nous entraîne au rythme de cette Amérique profonde et son cinéma culmine dans LA scène de l’incendie, bouleversante et d’une justesse incroyable.

 

 

22 – DERNIER TRAIN POUR BUSAN

De Sang-Ho Yeondernier_train_pour_busan

A l’heure où Walking Dead cartonne, comment faire un film de zombies sortant du lot ? Dernier train pour Busan en est une réponse des plus pertinentes. En Corée du sud, une épidémie va conduire les passagers d’un train à lutter pour leur survie face à des zombies déchaînés. C’est là le point de départ d’un film à la mise en scène maîtrisée et rythmée qui impressionne par certains plans d’une inventivité folle.

Étonnamment, pour un film de ce genre, les personnages secondaires ont de l’ampleur et sont secondés par d’excellents figurants. Si on peut reprocher le nombre conséquents d’incohérences et une tendance mélodramatique dispensable, l’idée de base du film est parfaitement exploitée sur la longueur.

 

 

21 – DR STRANGE

De Scott Derrickson518191

Enième film sorti des studios Marvel, Dr Strange sentait à plein nez le blockbuster sans saveur du dimanche soir. On y fait la rencontre du Docteur Stephen Strange, un neurochirurgien victime d’un accident et qui va, au contact de ‘l’Ancien’, se découvrir de fabuleux pouvoirs. La trame n’a donc rien de surprenant mais Dr Strange apparaît bien vite comme un divertissement de très bon niveau.

Le film jongle adroitement entre action, grand spectacle et humour. Sur le plan visuel, c’est somptueux, les infographistes s’en sont donné à cœur joie et nous emmènent dans un univers fabuleux. Appuyé par la prestation du charismatique Benedict Cumberbatch et un scénario solide, Dr Strange est clairement l’un des meilleurs films de la franchise.

 

 

20 – ROGUE ONE

De Gareth Edwardsaffiche-officielle

Dans l’attente d’un épisode 8 qui ne saurait tarder, Lucasfilm nous propose un spin off situé entre l’épisode III et IV, à la création de l’étoile noire. Loin d’etre une machine à fric insipide, Rogue One s’avère être en fait un excellent opus où l’on découvre toute une série de nouveaux personnages. Une nouvelle fois, c’est une femme forte qui fait office d’héroïne principale en la personne de l’attachante Jyn Erso.

Si le film a parfois du mal à décoller dans sa première partie, ensuite c’est du tout bon. Action non-stop, univers très réussi sur le plan visuel, montage nerveux, ambiance sombre avec un final époustouflant, Rogue One devrait plaire aux nombreux fans de la saga.

 

 

19 – WAR DOGS

De Todd Phillipswar_dogs

Deux jeunes américains profitent des failles du système militaire pour s’enrichir en pratiquant le trafic d’armes à grande ampleur. 10 ans après Lord Of War, Todd Philips prouve avec War Dogs que le trafic d’armes demeure un excellent sujet de cinéma. Manquant certes d’un poil de profondeur, les enjeux économiques et géopolitiques restent passionnants à suivre.
Le dynamisme du montage et l’énergie des comédiens, spécialement Jonah Hill, fait que l’on ne s’ennuie jamais. Plutôt que de nous imposer un pamphlet de deux heures chiant à mourir, le réalisateur a tourné son film sous la forme du divertissement pour mieux faire passer le message. A peine regrettera-t-on certains personnages trop caricaturaux et quelques situations trop prévisibles.

 

 

18 – LES 8 SALOPARDS

De Quentin Tarantino255916

Le metteur en scène culte continue d’explorer le genre du western dans son désormais neuvième film. Il nous plonge à la fin du XIXème siècle où huit personnages se retrouvent coincés dans une maison en plein milieu d’une tempête hivernale dans le fin fond des Etats unis.

Comme d’habitude, ce qui frappe en premier est la mise en scène toujours affûté chez Tarantino qui rejoue ici son Reservoir Dogs en mode western. Les Parti pris esthétiques sont ici très osés mais font mouche. Son film, au-delà d’une interminable première heure, est réjouissant et propose une galerie de personnage tous plus charismatiques les uns que les autres.

 

 

17 – COMME DES BÊTES

De Chris Renaud391424-jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

A New York, quand leur maîtres ne sont pas là, les animaux de compagnie ont une vie bien plus mouvementé que ce que l’on croit. De cette idée simple est né l’un des films les plus amusants et kro meugnon de l’année. Les personnages sont globalement tous réussis, et possèdent beaucoup de personnalité, les chiens en particulier.

Très coloré et abouti techniquement, le film ne manque pas de s’appuyer sur de nombreuses références cinématographiques (Matrix, Le Fugitif, Inception…). Il y avait sans doute matière à encore plus d’inventivité mais c’est sans aucun doute l’un des films d’animation les plus plaisants de l’année.

 

 

16 – FRANTZ

De François Ozon195018

A la fin de la 1ere guerre mondiale, un jeune soldat français se rend en Allemagne pour se recueillir sur la tombe d’un soldat allemand nommé Frantz et va y rencontrer sa famille. Pour son nouveau film, François Ozon a choisi le ton de l’austérité, bien lui en a pris. Le traumatisme de la guerre est remarquablement retranscrit, le tout sans grande démonstration sentimentale.
Pierre Niney est remarquable de retenue, il parvient à nous faire ressentir tous les tourments de son personnage. Paula beer est la révélation du film, elle campe avec beaucoup de maîtrise cette jeune femme qui tente de redonner sens à sa vie. Le scénario est certes par moment trop classique mais le film subjugue sans cesse par ses cadrages superbes et un noir et blanc splendide.

 

 

15 – TONI ERDMANN

De Maren Ade14141690_10208569590089885_4685275940460723305_n

Évoquant la relation entre un père et sa fille dont les caractères et les vies sont diamétralement opposés, Toni Erdmann s’est imposé comme l’un de mes coups de cœur de l’été 2016. Film d’une grande humanité et d’un réalisme profond, voilà une comédie émouvante sur la relation parentale avec en toile de fond un drame social dans l’air du temps.

Le film livre une analyse fine sur l’essence même de la vie dans les sociétés occidentales ou l’ultra libéralisme domine. Les 2h40 de film passent sans aucun ennui grâce à des personnages captivants et un scénario habile réservant pas mal de surprises et des moments mémorables.

 

 

14 – MADEMOISELLE

De Park Chan-Wook451429-jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

Au cœur des années 30, alors que la Corée est sous occupation, Sook Hee, une jeune servante coréenne se met au service d’une riche japonaise, Hideko. Avec la complicité de Ha Jeong Woo, elle met au point un plan maléfique destiné à récupérer la fortune de la japonaise. Park Chan Wook retrouve ici de sa superbe, partageant sa mise en scène entre classicisme et modernité.

Il trouve l’occasion, dans ce triangle amoureux, de montrer la face la plus sombre de l’être humain, englué dans la perversité et la manipulation. En contrepartie, il filme de magnifiques scènes érotiques sans jamais tomber dans la vulgarité. Mademoiselle est un film fascinant et complexe, servi par un excellent casting et dont on comprend la réelle ambition une fois terminé.

 

 

13 – L’OUTSIDER

De Christophe Barratier13612174_10208133468987130_3812492960998327773_n

Le parcours de Jerome Kerviel, trader surdoué de la Société générale, est au cœur du nouveau film de Christophe Barratier.  Après Le Loup de Wall Street, Margin Call ou encore The Big short, l’univers fascinant de la finance est de nouveau mise en scène avec brio et intelligence.

Arthur Dupont est excellent dans le rôle de Kerviel et fait parfaitement resurgir toute la folie qui a animé le trader.  Francois Xavier Demaison, en tant qu’ancien expert dans la fiscalité internationale, est évidemment très crédible. Le film est appuyé par une mise en scène dynamique et un montage hystérique traduisant au mieux l’atmosphère délirante des salles de marché et du monde bancaire.

 

 

12 – MERCI PATRON !

De François Ruffin12743976_10207075711743860_1198064192880472940_n

Davantage connu pour son rôle de rédacteur en chef de Fakir, François Ruffin propose avec Merci Patron un film documentaire brillant et original redonnant gout à la révolte. Il s’attaque ici aux dégâts sociaux causés par la société LVMH au travers du combat d’un petit couple du nord contre la puissante multinationale.

En digne héritier de Michael Moore, les moyens techniques en moins, il parvient, malgré la gravité du sujet, à faire rire le spectateur de part une ironie désopilante. L’improbable combat de ce couple au bord du gouffre est mené dans une atmosphère résolument joyeuse et ne sombre jamais dans la négativité et le misérabilisme.

 

 

11 – SPOTLIGHT

De Tom McCarthy118433

Malheureusement tiré d’une histoire vraie, Spotlight narre l’enquête mené par une équipe de journaliste à Boston au début des années 2000 afin de révéler un réseau pédophile dirigé par l’Eglise. Tout comme ‘Les Hommes du président’ ou ‘Zodiac’ avant lui, voilà un film qui célèbre et redonne gout au journalisme, le vrai, loin de la course au buzz.

La sobriété de la mise en scène évite constamment les clichés et les bons sentiments. Et puis quel casting ! Michael Keaton semble avoir retrouvé une seconde vie, Rachel McAdams est devenue une valeur sure. L’histoire est absolument palpitante et vous tiendra en haleine de bout en bout.

 

 

10 – MIDNIGHT SPECIAL

De Jeff Nichols12322887_10207263313233780_5036899004931173255_o

Auteur en 2011 du très réussi Take Shelter, Jeff Nicols renoue avec le fantastique avec Midnight Special. Il y raconte la course poursuite que livre le gouvernement américain à l’encontre de deux hommes accompagné d’un garçon mystérieux.

Dès les premières minutes, on se retrouve absorbé dans une ambiance étrange qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Richard Kelly. Au niveau de influences, on pourra citer également la période 70’s-80’s de Spielberg. Michael Shannon et Adam Driver sont excellents dans leur rôle respectif. Envoûtant et sans aucune faiblesse majeure, ce film au scénario original se conclut sur un final absolument splendide et très émouvant.

 

 

09 – JUSTE LA FIN DU MONDE

De Xavier Dolan14495329_10208795658501454_4795041283967072890_n

Si par le passé, je pouvais reprocher à Xavier Dolan des problèmes de rythme, il faut reconnaître qu’il a su corriger le tir avec ce nouveau film. Fluide et beaucoup mieux maîtrisé dans son découpage et sa narration, il compose ici son film le plus abouti. Le réalisateur québécois avait déjà prouvé qu’il était un grand directeur d’acteur. ‘Juste la fin du monde’ ne fait que le confirmer.

Les 5 acteurs principaux sont brillants avec cette caméra qui capte parfaitement les regards. Le film captive dès les premières secondes et la tension ressenti au sein de cette famille ne retombe jamais. Les sous-entendus, les jeux de regards, les non-dits. ‘Juste la fin du monde’ est une chronique familiale très juste et un grand film sur l’incommunicabilité.

 

 

08 – SING STREET

De John Carneyaffiche-sing-street

Ancien bassiste du groupe The Frames, le réalisateur irlandais John Carney s’immerge dans le Dublin des années 80, l’époque où la New Wave cartonnait dans les charts. Conor est un adolescent ordinaire qui pour s’attirer les charmes de la belle Raphina décide de créer un groupe de musique. Histoire mille fois vue à partir de laquelle John Carney va pourtant parvenir à bâtir un film totalement réjouissant.

Soutenu par une excellente bande originale, l’histoire d’amour entre Conor et Raphina est touchante et fera fondre les plus sensibles. Le film évoque d’ailleurs avec beaucoup de nostalgie les amours d’adolescence. John Carney choisit la voie de l’optimisme et délivre un film incitant à se dépasser et croire en soi, un véritable Feel Good Movie.

 

 

07 – MA LOUTE

De Bruno Dumont14222250_10208627164929220_6278265269071529463_n

Véritable OVNI dans le paysage cinématographique français,  Ma Loute est une comédie qui sort enfin des sentiers battus. 1910, la rencontre sur les plages du nord entre une famille bourgeoise barrée et une famille de pécheurs miséreuse va aboutir à ce film totalement décalé. L’absurdité des situations et des personnages déconcerteront et le film ne manquera pas de diviser.

Les acteurs sont tous parfaitement dirigés et Fabrice Luchini, en particulier, livre une prestation de haute volée. Les cadrages sont impeccables, le travail effectué sur la profondeur de champ est remarquable et la colorimétrie vraiment étonnante, jamais les plages du nord n’avaient été aussi bien filmées.

 

 

06 – MOI, DANIEL BLAKE

De Ken Loach248495

Daniel Blake est un menuisier de 59 ans victime de problèmes cardiaques le contraignant à faire appel à une demande d’invalidité. C’est alors le début d’un long et absurde combat contre la rigoriste administration britannique. Dans cette bataille sordide, il finit par faire la rencontre de Katie et ses enfants, une famille vivant dans la précarité.

Ken Loach en réalisateur chevronné propose une mise en scène simple mais efficace avec un rythme parfaitement tenu sans aucune longueur. Évitant d’user d’artifices, il filme ses personnages de manière juste, engendrant une empathie immédiate. Voilà un film coup de poing suscitant de l’indignation, de la colère, de la tristesse et devenu nécessaire dans un monde de plus en plus fou.

 

 

05 – JULIETA

De Pedro Almodovar13510950_10208082363389522_3430698717134854806_n

L’accueil unanime reçu par ce film aura eu raison de moi. Je décide de m’essayer à un film d’Almodovar, et quel film ! Julieta, une madrilène hanté par la disparition de sa fille va se remémorer une partie de sa vie et nous emmener dans un tourbillon d’émotions. C’est ici un admirable et subtil portrait de femme sublimé par la prestation de ses 2 comédiennes principales.

La mise en scène est maîtrisé et précise, très juste dans son traitement des personnages. Appuyé par certains plans d’une beauté formelle renversante, le film séduit par la grande palette de sentiments qu’il nous fait ressentir. La première partie du film, en particulier, est éblouissante.

 

 

04 – ZOOTOPIE

De Byron Howard12729019_10207048855832479_6674578270846741760_n

Zootopie, ou comment Disney a réussi à proposer LE film d’animation de l’année, destiné aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Racontant la première enquête de la lapine Judy Hopps au sein de la police de la ville de Zootopie, les scénaristes ont créé une histoire policière vraiment intéressante aboutissant à un thriller intense.

Mais ce qui séduit le plus ici, c’est l’inventivité et la créativité dont font preuve les auteurs. Totalement jubilatoire, le film est truffé de références au monde réel que ce soit dans la pop culture, le comportement humain, la manipulation, les faux semblants. L’animation est véritablement incroyable et les personnages tous plus attachants les uns que les autres.

 

 

03 – PREMIER CONTACT

De Denis Villeneuvearrivalteaseronline1-shtdevonukcoordinates

Tout juste un an après l’excellent Sicario, Denis Villeneuve revient avec un merveilleux film renouvelant avec brio le thème de l’invasion extraterrestre. Dès la première seconde, on est pris dans le film. La scène d’ouverture frôle la perfection et le réalisateur canadien propose l’un des plus beaux prologues qu’il m’ait été donné de voir.

Loin des blockbusters grand guignolesque et débile à la Independance Day, Premier Contact est un film de science-fiction intelligent qui parle du rapport à l’autre, d’amour, du temps qui passe, de la vie et la mort. Soutenu par la sublime bande originale de Johan Johannson, voilà le film de Science fiction le plus vibrant et maîtrisé depuis le chef d’oeuvre Interstellar.

 

 

02 – THE NEON DEMON

De Nicolas Winding Refn13394145_10207902737498987_5868944454528247610_n

L’impitoyable milieu de la mode, l’ascension fulgurante d’une jeune mannequin à la beauté angélique dans le Los Angeles du paraître et le danois Nicolas Winding Refn à la baguette. Que dire mise à part que le cinéaste confirme ici son immense talent après le cultissime Drive ou encore le puissant Bronson.

The Neon Demon est une claque visuelle, minimaliste avec un prodigieux travail sur les couleurs. Un choc esthétique à la mise en scène singulière exposant une critique virulente du monde de la mode sans jamais en faire des caisses ou paraître moralisateur. Elle Fanning est parfaite dans son rôle et confirme tous les espoirs placés en elle depuis plusieurs années, une future grande star. Quand à la bande son de Cliff Martinez, elle est magistrale.

 

 

01 – THE REVENANT

De Alejandro Gonzalez Inarritu12798857_10207096648387263_6080015984758779544_n

Virtuosité de la mise en scène, gros plans superbes, mouvements de caméra d’une précision incroyable, Inarritu prouve ici après Babel, 21 grammes ou Birdman qu’il est bien l’un des réalisateurs les plus doués de la planète. Pour sa dernière œuvre il s’est intéressé aux aventures du trappeur Hugh Glass et il nous plonge au cœur de l’Amérique sauvage du XIXème siècle.

Le film impressionne par son réalisme, sa bestialité, son nihilisme. Appuyé par une photographie exceptionnelle, Inarritu filme de superbes paysages et parvient à des fulgurances visuelles époustouflantes dignes d’un Terence Malick. Pour couronner le tout, il y a l’inoubliable performance des deux acteurs principaux qui livrent une composition intense et habité.

 

 

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