Mac Demarco à l’Aéronef, pur moment de détente !

Dimanche 19 novembre 2019, on se lève de bonne humeur. Serait-ce le beau ciel bleu qui nous rend si enjoué ? En partie mais la véritable explication se trouve d’avantage du côté de l’Avenue Willy Brandt et plus précisément au numéro 168. En effet, ce soir Mac Demarco revient à l’Aéronef deux ans après sa dernière venue.

18h30, on franchit la porte d’entrée puis l’on se rend immédiatement dans la salle afin de ne pas louper la première partie, à savoir les australiens de Methyl Ethel. Dans une veine pop un poil psychédélique à rapprocher notamment de Tame Impala dont ils sont d’ailleurs compatriotes, le duo originaire de Perth ne nous aura pas forcément convaincu.

Methyl Ethel

Si sur disque on avait pu apprécier des titres comme Ubu ou encore l’excellent Trip The Mains, la retranscription live bien trop propre sur elle ne nous a pas vraiment emballé. A cette heure-ci, nous n’avons toujours pas compris l’idée des animés japonais projetés en arrière-plan.

Soit, passons à la suite, l’essentiel ce soir est bien ailleurs. Comme on pouvait s’y attendre,  nombreux sont ceux qui se sont pressés pour venir voir jouer le fantasque Mac Demarco. Terminer son weekend par un concert du canadien, c’est l’espoir de démarrer sa semaine de bonne humeur et totalement détendu. Pile à l’heure, il arrive accompagné de ses quatre camarades, verre de vin à la main, DMX dans les enceintes et déjà on sourit en voyant le décalage avec les images de bodybuildeurs projetées en fond. Il annonce rapidement la couleur en annonçant un show qui risque d’être ‘intéressant’, l’apéro en coulisse a semble il déjà porté ses fruits.  

Mac Demarco

On The Level et Salad Days pour démarrer les hostilités puis viens le très doux Nobody, peut être le meilleur morceau du dernier album sorti il y a peu. C’est le point de départ d’un show de plus de deux heures, subtil mélange pioché dans toute la discographie, regroupant ainsi fans de la première heure et nouveaux arrivants. On retiendra en particulier le toujours très efficace Ode To Viceroy, une relecture au ralenti de For The First Time ou encore le fantastique Chamber Of Reflection qui reste à ce jour la meilleure chanson qu’il ait écrite et composé.

De plus en plus enivré au fur et à mesure que les titres s’enchainent, jusqu’à troquer son verre pour la bouteille, Mac Demarco nous gratifie d’interludes très drôles, d’un numéro d’acrobatie et communique énormément avec le public, de nombreuses touches d’un humour léger et facétieux. Chacun peut ressentir la complicité évidente entre les membres du groupe qui se traduira notamment avec une conclusion des plus expérimentales, Still Beating étalé sur plus de 10 minutes dans un joyeux bordel sonore.

Ce soir tout le monde aurait voulu devenir pote avec Mac Demarco. Voilà un musicien qui malgré le succès continue de jouer tranquillement comme si il donnait un concert dans un petit bar du fin fond de son canada natal. Cette sympathie dégagée, cette coolitude non feinte font des shows de Mac Demarco de purs moments de détente dont on continuera à profiter dès que l’occasion s’en présentera.  

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