Mai, Juin, Juillet 2018 en 25 albums – part 2

Mai, Juin, Juillet 2018 en 25 albums – part 2

8 août 2018 0 Par Vincent

Alors que la période des festivals bat son plein, accompagnée de son lot de découvertes musicales en tous genres, on en oublie pas pour autant de partir à la recherche d’albums de qualité. Comme d’habitude, on se projette aux quatre coins de la sphère musicale, en route !

La playlist qui va bien 

 

Jorja Smith – Lost & Found 

Les amateurs de jolies voix féminines sont gâtés en ce moment. Après SZA ou Kali Uchis, voilà venir Jorja Smith, une britannique de 21 ans à la voix envoutante. Ce premier album, elle l’a voulu animée d’une douceur certaine entre RnB, néosoul et pop. On se blottit dans ces subtiles productions, parfois empreint de mélancolie comme sur Teenage Fantasy, ailleurs d’une sensualité ensorcelante, February 3rd. Dotée d’une voix chaleureuse rappelant par instant celle de Lauryn Hill, la jeune anglaise a un avenir en or devant elle.

 

SOPHIE – Oil Of Every Pearl’s Un-Insides 

Le son de demain !! La productrice écossaise vient de délivrer ici un premier album brillant et décomplexé de pop synthétique futuriste. Voici donc un disque d’une originalité rare où Sophie envoie valser tous les préceptes inhérents à ce genre musical. Elle explose le format  dans un joyeux bordel très organisé avec un remarquable travail de fond sur la production sonore. Pop expérimentale, IDM, house, ambient, électro, une mixture parfaitement dosée et l’un des meilleurs albums de l’année.

 

Kids See Ghosts – Kids See Ghosts 

Après plusieurs collaborations plus ou moins réussies, Kid Cudi et Kanye West ont choisi d’unir leurs forces le temps d’un album entier. Privilégiant un format court de 7 titres, les deux rappeurs se complètent ici parfaitement, la science du beatmaking du chicagoan faisant le reste. Soul, réminiscence de gospel, de blues et même de rock psyche sur l’énorme Freeee, cet album marque par la qualité et la variété de ses productions. On n’avait pas connu Kid Cudi à un tel niveau depuis fort longtemps.

 

Grouper – Grid of Points 

Il y a d’abord cette étrange pochette en noir et blanc qui laisse songeur, des voix célestes et puis les premières et délicates notes arrivent, Liz harris, seule, accompagnée de son piano. Minimaliste et profond, la chanteuse semble constamment survoler des compositions brumeuses pleines de grâce. Composé en seulement 1 semaine et demie, Grid Of Points est un album épuré de tout superflu qui s’écoute seul, au calme et l’esprit apaisé, décollage garanti.

 

Jean Michel Blais – Dans ma main 

De Yann Tiersen à Nils Frahm en passant par Max Richter, on imagine nombreuses les influences du québécois Jean Michel Blais. Ce nouvel album est un petit bijou de néoclassique effleuré de douces sonorités électroniques. Il y a là des passages d’une beauté folle où le pianiste s’empare de nos émotions pour ne plus les lâcher. 10 compositions hors du temps, une pureté et une simplicité qui touchent en plein cœur.

 

Blawan – Wet Will Always Dry 

Si vous promener la nuit dans des endroits insalubres est votre passe-temps favori, nous avons la bande son qu’il vous faut.  Le britannique Blawan ne fait pas dans la finesse, c’est le moins que l’on puisse dire. Huit productions de techno industrielle sombres et oppressantes constamment animé d’un kick massif. Cet album donne une impression vertigineuse de plonger dans les abysses sans aucune porte de sortie. A écouter idéalement vers les quatre heures du matin !

 

Nmesh & Telepath – ロストエデンへのパス 

Le temps d’un album concept étalé sur plus de deux heures, Nmesh et Telepath ont fusionné leur savoir-faire pour un rendu des plus singuliers. Entre ambient et Vaporwave, le duo nous transporte dans un univers lointain où rien ne semble réel. On peut y entendre des sonorités asiatiques comme des bruits de la jungle et étrangement on pense parfois aussi aux bandes sons des polars urbains de Michael Mann. Un album ambitieux unique en son genre.

 

A$AP Rocky – Testing 

A l’écoute de Testing, on en arrive à s’imaginer que plusieurs personnes doivent certainement cohabiter dans le cerveau du rappeur new yorkais. Du sample de Moby sur A$AP Forever à l’évasif Calldrops, du plus soul Brotha Man à l’industriel Distorded records, ce troisième album part dans tous les sens. On appréciera particulièrement ici la volonté de construire un album hors des modes, A$AP Rocky, juste la trentaine semble vouloir désormais mener sa barque comme bon lui semble.

 

Johnny Marr – Call The Comet 

Ancien membre du groupe The Smiths, Johnny Marr aura grandement influencé le courant britpop dont il est aujourd’hui l’un des derniers représentants. A 54 ans, le mancunien ne fait pas vraiment dans l’originalité mais ce qu’il fait, il le fait bien. Il y a là des mélodies accrocheuses appuyées par une section rythmique à l’efficacité certaine. Quelques synthés un poil rétro et l’affaire est joué, voilà un album plaisant qui vous redonnera envie de replonger dans une époque déjà lointaine.