NEWS – Le petit de Dour : Bxl Mon Amourrr

Ça y est, nous sommes en automne, la pleine saison des festivals est terminée, et il va falloir encore attendre de nombreux mois avant qu’elle reprenne, et même neuf longs mois avant de pouvoir retourner fouler les plaines de Dour. Mais non, pas cette année, Dour juge que 365 jours c’est trop long pour retrouver sa communauté, et ils ont donc décidé de créer un nouveau projet. Une ville : Bruxelles, un genre de musique : l’électro, une durée : une soirée, des artistes : dix, et un nom : Bxl Mon Amourrr.

Quelques années après avoir perdu notre cher I Love Techno, voilà qu’un digne successeur se met en route pour notre plus grand plaisir. Cette première édition s’étalera sur une soirée, le 29 octobre de 21h à 4h du matin (5h nouvelle heure, puisque ça tombe pendant la nuit du changement d’heure).

Autant le mois de juillet peut permettre d’avoir une météo clémente, même en Belgique, autant fin octobre c’est plus difficile. Du coup, afin d’éviter de patauger dans la boue, l’évènement a lieu à Bruxelles, et lui est comme ainsi dire dédié, une sorte d’hommage à la belle capitale belge. Deux scènes seront installées dans les halls du Brussels Kart Expo. On peut s’attendre à une architecture industrielle, avec deux ambiances distinctes dans chacun des deux halls. Un peu à l’écart du centre ville, on pourra néanmoins y accéder en bus et tram ou en train depuis Bruxelles (arrêt Grand-Bigard, mais je vous invite à aller voir les détails proposés sur le site web). L’espace étant situé dans l’ouest de la capitale, il faut compter 1h15 de voiture en venant de Lille pour rejoindre la soirée. La partie nourriture est confiée à une sélection de food-truck et devrait redorer le blason du festival de Dour !

Le line-up de dix noms parcourt un large spectre de l’électro, et de nationalité. On y trouvera deux DJ belges, et pas des moindres. Amélie Lens, DJ et mannequin, est une véritable étoile montante de la techno belge. On a eu l’occasion de la voir à Dour dernièrement, et difficile de bouder le set qu’elle propose.  A base de rythmes effrénés, on s’est vite laissé emporté par la performance. Pour avoir une idée de la techno puissante, et des rythmes sombres qu’elle envoie, je vous reporte à son morceau Exhale, devenu assez rapidement un titre phare de la jeune belge. Pierre, résident au Fuse depuis plus de 20 ans, s’inspire de la multitude de morceaux joués par les DJ passant dans son club et propose une techno très dansante aux occupants de son dancefloor.

Côté français, on retrouvera notre cher N’to produisant toujours ses sons en live. À chaque nouveau morceau, le marseillais nous surprend, grâce à ses nombreuses influences allant du rock des années 70, au hip-hop, en passant pas la musique classique et on retrouve même par moment des tonalités jazzy. En live, le producteur nous fait voyager sur fond de rythmiques lourdes, parsemées de différentes mélodies. Rien qu’en parlant de sa prestation, j’ai hâte d’être de nouveau devant. L’autre groupe français présent na sera pas moins qu’Apollonia. Dan Ghenacia, Dyed Soundorom et Shonky forment un tiercé depuis 2012. Mixant à six mains, ils imposent des sonorités house jouant un spéculaire b2b2b.

Outre manche, c’est également deux artistes qui complètent la programmation. Max Cooper mélange son passé de scientifique et son talent de musicien pour expérimenter un univers musical unique en son genre. Ses mélodies envoûtantes et hypnotiques sont la base de son sons qui oscille entre techno et électronica froide. On y retrouve des arrières goût d’Aphex Twin, mais teinté d’émotions. Une performance qui peut dérouter les moins aguerrit, mais qui si tôt qu’on s’y laisse porter nous transporte. DJ à part entière, Jackmaster est également programmé. L’écossais jugeant que le boulot de DJ est déjà un boulot suffisant, fourni des sets imprévisibles et brillants. Ancien disquaire, on comprends mieux la maîtrise parfaite de son art !

Né à Detroit, producteur de musique électronique et de jazz, Carl Craig n’est plus à présenter dans le monde de la techno. Véritable icône de la seconde génération de producteurs ayant vu naître la techno outre-Atlantique, l’américain est un DJ brillant. Se renouvelant sans cesse, il n’arrête pas de faire avancer le genre, et comme le témoigne si bien la boiler room, on peut s’attendre à une performance de haute volée. Les amateurs de house seront servi !

Cleveland, jeune DJ de 26 ans, originaire du Luxembourg, a réussi en l’espace d’un an à captiver l’attention des clubs et du public. Ça sera l’occasion de le découvrir et d’ainsi s’initier à son monde. Pional apportera l’accent méditerranéen de cette programmation. Grand copain de John Talabot, le producteur présente une house aux accents pops et colorés.

Quoi de mieux que Weval pour conclure cette programmation. Les néerlandais, connus pour leur titre apparaissant dans la pub de Schweppes, sont des figures montantes de la musique électronique. Ils distillent une techno mélodie pointue à base de loop. L’équilibre du groupe tient au calme véhiculé par Harm, opposé aux sons bruyants de Merijn. Même si par moment psychédélique, la musique séduit tous les amateurs de techno grâce à sa cascade de basses. Une claque en prévision !

Un prix unique de 30€ pour la soirée, pour voir une sélection de dix artistes électro mêlant pointures, étoiles montantes, et découvertes, dans un cadre qui s’annonce singulier, et avec l’ambiance belge, la si belle ambiance sans prise de tête, agréable et dégageant une atmosphère détendue. Pour prendre la place c’est par ici !

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