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Retour en terre Bretonne [Panoramas #18]

Il est 00:06, on est le Vendredi 3 avril, ça fait un an que j’attends ce moment et de savoir que dans moins de 24h je serai de retour en Bretagne à me faire bercer par des basses : je n’arrive plus à me contenir.

Juliette notre Redac’ Chef préférée me fait un briefing des choses à faire car Mika et moi partons tous deux en solo. Et du coup cette année on a fait les choses bien, on a suivi l’évènement dès que les réseaux sociaux en ont parlé, on a investi dans du matos de professionnel et on a même pris des batteries de secours ! Carnets, stylos, Schoko-bons et appareils photo dans le coffre, on est enfin prêt à partir.

logo_PanoAprès 9 longues heures de routes dans le cabriolet de Mika, accompagnés de 2 jeunes covoitureuses, nous arrivons enfin sur le parking que nous avons tant chéri il y a 12 mois de ça.

Cette année il fait beaucoup plus froid que l’année dernière mais également plus humide, le sol et gorgé d’eau et ça ne va pas plaire à nos chaussures. Fort heureusement, j’ai le souvenir que le site est très bien aménagé et c’est en rentrant que tout est confirmé : le Grand Club, la grande salle, le Club Sésame, plus petit, reliés tous deux par une allée en bitume où on y trouve des bars et le Merch puis juste à droite en rentrant : une immense plaine de graviers où on retrouve le Club sous son chapiteau. En y sortant, on ne peut pas manquer l’immense Arbre à Néons qui a servi de point de ralliement tous le week-end, avec ses tables, ses food trucks et sa Tavarn.

Jusque-là, même si j’étais à 700km de chez moi, je n’étais pas dépaysé car j’avais de très bons souvenirs de l’année passée. Mais dès que les enceintes ont commencé à vibrer, c’est là que j’ai vu une différence.

En entrant dans le Club Sésame, avec, dans le fond, un écran géant qui donne la prog’ en temps réel que j’ai réalisé l’ampleur du changement. Salut C’est Cool était comme à son habitude en train de créer un micro climat tropical dans la salle en faisant danser (et chanter !) son public déchainé sur Trick Global quand les spots ont révélé tout leur potentiel. Et je ne vous ai pas encore parlé de l’infra du Grand Club.

Après SCC on se dirige tout doucement vers le Club pour se reposer devant Midside et son Grand Jacques (petite découverte bretonne que je vais partager à mes potes Lillois) accompagné d’un ballet de lumières émises par les projecteurs pour donner un mapping à tomber, exactement ce qu’il me fallait pour me préparer à la claque du Grand Club.

Il est une heure du matin, Il y a exactement 24h j’étais sous ma couette et là je suis devant les Bloody Beetroots, je pensais être en train de faire un cauchemar quand j’étais face à son masque de Venom mais avec des spots et des lasers absolument PARTOUT dans la salle. J’ai cru rêver. L’infrastructure était magique, la lumière venait de nulle part et de tous les coins à la fois, y’avait juste à contourner les comptoirs à l’entrée pour se retrouver sous un faisceau mystère. Puis quand y’a eu le WOOP WOOP, je n’ai pas pu me retenir et l’assemblée non plus : c’était l’extase.

Ayant entendu tout ce que je voulais écouter de la programmation de Vendredi, j’ai suivi l’oreille experte de Mika et j’ai découvert Savant avec son peps, ses sons 8 bits et sa dubstep ravageuse, Stwo avec ses longues basses enchanteresses et son Lovin U, Kink et sa maitrise totale de ses instruments électroniques et pour finir et user ses semelles en beauté car oui, son masque est trop beau mais ses mélodies aussi, Boris Brejcha dans le Grand Club.

Après un bon dodo et notre menu annuel au Macdo de Morlaix arrive très vite le Samedi après-midi. Il fait toujours froid mais la pluie a cessé et ça c’est une bonne chose. On se dirige vers le fin fond du Parking 3 où plusieurs de nos amis ont érigé un véritable QG pour se réchauffer à coup de basses et de biberons. Les moteurs tournent, certains pour augmenter la température dans la voiture et créer une petite bulle de confort après une nuit froide, d’autres pour faire vibrer les enceintes à pleins régimes. C’est même 3 voitures connectées à une table de mixage et un PC qui mène la danse. Ayant plu la veille la terre arrosée de pluie et de pas frénétiques s’est vite transformée en gadoue mais cela n’arrête pas les festivaliers qui se servent de sacs poubelle pour étanchéifier leurs petons et ainsi éviter d’avoir les pieds frigorifiés lors de leur repos bien mérité dans leurs tentes.

Après une nuit et une journée à danser dans le froid, la route boueuse du camping au festival est une épreuve, heureusement, la bonne humeur des festivaliers est présente sur toute la route, route faite de macadam que l’on récupère dès les barrières du P3 franchies.

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Parlons-en de cette bonne humeur !
On est d’accord, ce qui fait un bon festival, c’est surtout l’ambiance, et je peux vous dire que l’ambiance y était, que ce soit après avoir montré pattes blanches (en même temps que son bracelet) pour rentrer ou en pataugeant dans la boue pour aller jusqu’à sa tente, je n’ai jamais vu des gens aussi chaleureux alors que je viens du Nord ! Je n’avais justement qu’à dire que je venais de Lille pour me faire offrir une bière par un breton qui voulait discuter car il ne me croyait pas « Mais t’es venu ici parce que tu connais des gens ?? T’es pas venu que pour les Pano, c’est pas possible ??!! » Hé bien si. Et je ne le regrette pas.

Après avoir gouté à quelques biberons sur la route, c’est en douceur que l’on arrive au club Sésame pour redécouvrir Joachim Pastor reconnaissable à sa carrure et sa bebar, l’un des chevaliers d’Hungry Musique. Et bien j’ai été surpris de ne pas avoir pu danser sur Jimmy mais sur un set plus mature et plus brutal qu’il y a un an au ZigZag, j’ai adoré et j’ai hâte de le revoir lui et ses potos à Lille le 2 Mai.

En sortant un petit coupPano_18 pour la pause clope histoire de retrouver son souffle à la Tavarn, on croise énormément de déguisements, mais également beaucoup de visages peinturlurés. N’ayant pas pu préparer mon costume en avance, je me suis retrouvé en panne de pile et je n’ai pas pu me joindre à ces joyeux lurons. Mais ne t’inquiète pas petit amateur de Chouchen, je reviendrai !

Mégots jetés, on retourne vite au Club Sésame pour profiter des 6 mains expertes de Möd3rn et taper du pied sur leur Techno infatigable. C’est en restant par hasard dans la salle que je découvre Max Cooper qui, à l’aide de ses basses, a fait de nous ses vulgaires marionnettes. Alors que tout le monde suit tel un métronome ses rythmes, à la fin de chaque morceau, ce marionnettiste nocturne nous balance un rythme contraire très perturbant qui nous oblige à nous arrêter de danser pour nous faire repartir de plus belles avec un autre morceau. Qu’est-ce que c’était énervant, mais qu’est-ce que c’était bon !

C’est vers le Grand Club que l’on se dirige pour finir la gomme de nos semelles sur le sol finistérien et c’est avec un Duo que j’ai l’habitude d’entendre en clôture car c’est l’un des titres de Tale of Us qui annoncent la fermeture du Magazine, mon club préféré à Lille. Un peu déçu car ils n’ont pas joué mes 2 morceaux préférés, je tourne très vite ma veste car ils ont mis le feu alors que tout le monde été gelé. Le final était moins impressionnant que l’année dernière avec Daniel Avery mais ils ont su nous accompagner jusqu’au bout et j’ai pu faire de très très beaux rêves avant de retourner dans ma petite ville chérie.

En gros pour moi les Pano#18 c’était froid, c’était chaud, c’était jeune, c’était moins jeune, c’était grave, c’était aigu, c’était calme, c’était fou, c’était génial.

A l’année prochaine pour tes 19 ans, maintenant que t’es majeur, tu peux grandir un peu ( ;

Liens utiles :
Site Officiel du Festival / Chaine YouTube / Photos Officielles
Pour celles et ceux qui ont perdus leurs téléphone (ou leurs souvenirs. Ou les deux.) pendant Salut c’est Cool!… C’est par là !

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