Panoramas #17 : Voyage en terre Bretonne

On a tous des titres coups de cœur, des artistes qu’on ne peut s’empêcher d’écouter en soirée ou au réveil parce qu’on sait très bien que ces quelques minutes de musiques vont vous donner la pêche ou vous porter loin, très loin, dans leurs mondes. Et bien moi, j’ai eu la chance d’être accrédité (et pour la première fois !) à un événement où tous ces artistes et mélodies se réunissaient à plus de 700km de mon lit : Le #Festival Panoramas de Morlaix.

L’envie d’aller dans l’Ouest a commencé à s’imposer une semaine avant le festival, je suis tombé par hasard sur la Timeline et je l’ai tout de suite partagé sur le net. Il fallait qu’on couvre cet événement. Avec Juliette on était fous, on a donc demandé une accréditation le lundi matin et le lundi soir, c’était l’extase. Après 8 bonnes heures de routes, nous arrivons enfin sur le parking qui se trouve juste à côté de l’entrée du festival et où l’on peut déjà voir pas mal de festivaliers commencer leurs apéros avec en bruit de fond les différents styles de musiques électro sortant des autoradios et des murs de son. Une fois échauffés (car il fait un peu froid à Morlaix en fait) on se dirige vers l’entrée. Et là grosse surprise, moi qui commence à avoir l’habitude des festivals électro, je ne m’attendais pas à voir une installation aussi propre. Deux salles permanentes, une grande et une autre plus petite, sont reliées par une grande allée bitumée. On ne le réalise pas quand il fait beau, mais le bitume c’est génial. C’est propre donc on n’en met pas plein ses chaussures et en plus on peut s’asseoir par terre sans avoir peur de salir son pantalon qu’on va garder un bon moment ! Mais le petit plus ce sont les plans de pelouse où tout le monde pouvait fumer sa cigarette à l’air libre histoire de reposer ses oreilles et de débriefer.

©E.T

On se dirige donc en premier vers la plus grande des salles, Le Grand Club, où l’on a pu voir S-Crew échauffer le public avec ses sauts et son pogo très réussi.Ensuite, le Club Sésame, la « petite » salle, pour retrouver l’un de ceux pour qui j’ai osé faire ces 700km mais que j’ai déjà vu 2 fois lors d’I ♥ Techno à Gant et de la [Pias]Nite à Bruxelles (review de Juliette dispo ici) : Kölsch. C’était génial, il a su manipuler le public… qui était en délire ! Je n’ai d’ailleurs jamais vu un public aussi déchainé devant « L’homme-au-chapeau », sans doute parce qu’aujourd’hui c’était bien plus tôt qu’à tous les concerts où j’ai pu le voir. Je pense que tout le monde vous dira la même chose, mais c’est à ce moment là que nous avons entendu l’hymne du week-end : « Opa ». Je pense d’ailleurs qu’il l’a remarqué et c’est lui qui est venu remercier le public en descendant dans la fosse pour serrer des mimines de gens encore toutes transpirantes de bonheur à la fin de son set. A peine le set terminé, nous courrons vers le Grand Club… Pour se retrouver nez à nez avec le clip psychédélique de Rone et son Bye Bye Macadam. Ce génie a su amener le public très très loin ! Les jeux de lumières lui allaient à ravir. J’ai vraiment adoré !

Nous n’étions pas les seuls lillois à venir dans l’Ouest ce soir-là ; les membres de Klingande étaient au Club Sésame. Un duo qui, à ma grande surprise, n’en était pas un. La dernière fois que je les ai vus c’était au Magazine à Lille, et ils étaient à 20 cm de moi. Les voir sur une scène pareille, bah… Ca fait zizir pour la région et pour eux TAVU ! Nous avons eu la chance de danser sur, et on ne la présente plus, Jubel, mais également Changes de Faul & Wad ad vs Pnau mais également Sonnentanz de Klangkarussell.
Sans grande transition, car étant dans le même registre que Saxophonistique, c’est le grand (mais petit) Bakermat qui réussi ensuite à nous faire bouger la tête et lever les bras en rythme avec les lumières chaudes du club.

Et c’est ensuite dans cette même salle que l’on a voyagé sous l’eau avec le fameux « DJ –Submarine » : Mr. Worakls, himself. Grosse, grosse découverte de ce début d’année (et ce n’est pas sans vous mentir que je vous dis que j’écoute « Goodnight my love » en rédigeant cet article). Je n’en pouvais plus d’attendre pour entendre ce monsieur et je pense que la programmation a très bien fait de le mettre en dernier car, à 4h15, ce jeune marseillais nous a tout simplement fait rêver. J’en connais même qui ont entendu des dauphins !

C’est après un après-midi passé au Macdo de Morlaix (comme la plus part des festivaliers) et dans un spot de sieste secret, que nous arrivons fatigués au samedi soir.

Spot-sieste

On a commencé en douceur avec Parov Stelar et sa bande qui a tout simplement enflammé le Grand Club avec ses entrechats et son Catgroove. Puis, nous sommes allés à la rencontre de la dernière structure qui accueillait le public… le chapiteau du Club. Et là, écoutez, je suis déçu de ne pas y être allé plus tôt. Ce chapiteau est magnifique, le son y était très bon et la scène qui arborait un magnifique mapping avait un rendu du feu de Dieu ! J’y ai découvert F.E.M mais j’ai surtout eu un orgasme sur Zwette avec sa reprise d’Another Love mais également deux énormes surprises : le remix d’High Hopes par Filous mais aussi une version revisitée de Stolen Dance que j’attends d’avoir sur mon mp3 avec impatience !

Julien-animaux

C’est en sortant du chapiteau que nous sommes tombés face au bar à eau, qui était, je vous le promets, comme un oasis en plein désert pour tous ces animaux. Car oui, il y avait beaucoup d’animaux pendant ce festival (pas ceux de Mr. Oizo hein, en fait si, un peu). Tout le monde avait amené son déguisement, même moi et ma guirlande on ne savait plus où donner de la tête ! A un moment je me suis même fait flasher par un radar automatique sur pattes ! C’est donc accompagné d’une bande d’animaux en pyjamas que nous galopons vers le Club Sésame pour découvrir Cashmere Cat ainsi que Bondax, un des coups de cœur de Juliette. C’était groovy, et ils t’emmenaient à la grande époque de la soul et du r’n’b. Si tu voulais faire craquer une petite Pikachu, une super héroïne, une girafe ou juste une fille (c’est bien aussi), c’était sur ce set que tu avais toutes tes chances. Carrément sexy.

Un peu plus tard dans cette même salle, c’est le copain de M. Dauphin qui nous a bercé avec sa revisite de Scar Tissue : N’To. C’était juste phénoménal, des amis rencontrés sur le parking lors d’échanges de breuvages à base de céréales fermentées ne connaissaient pas, et grâce à leurs yeux et oreilles, j’ai pu le redécouvrir, et je n’en suis pas déçu : c’était magique.

C’est dans un état non pas de fatigue mais d’exténuation que nous arrivons devant notre dernier set du week-end : Daniel Avery. Quand il a tourné le potar’ du volume avec la lumière des néons blancs du Grand Club et que tout le public a su trouver une dernière once d’énergie pour lui rendre hommage et clôturer cette soirée par des
applaudissements qui n’en finissaient plus, là aussi c’était magique. Ce Monsieur a quand même réussi à faire danser presque 7 000 personnes jusque 5h50 et grâce à lui, j’ai vécu une nuit de sommeil très courte, mais tellement intense.

Pour résumer, l’ambiance était là, les artistes du club Sésame m’ont touché bien que ce soit le chapiteau du club qui m’a le plus séduit. Je n’ai pas eu le plaisir de manger aux stands mais si il n’y en avait qu’un seul (petit, mais il en faut un). Point noir : l’absence de programmation sur papier. C’était loin, mais je suis parti très très loin.

 Julien.

Crédits : Photo d’en-tête ©E.T / ©Culturovore.

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