REPORT – Pour un Pano avec toi… édition 3 !

Dimanche 27 mars 2016, après une courte nuit, je repars des contrées bretonnes morlaisiennes, où se sont tenus les Panoramas. Mon esprit divague, perdu dans les souvenirs des deux dernières nuits. L’envie d’aller à la fermeture officielle du festival au club Coatelan, se fait ressentir, mais difficile d’improviser cette escapade à la dernière minute. Comme à son habitude, le festival a pris place dans le parc des expositions de Langolvas, dans les hauteurs de Morlaix le week-end de Pâques.

Les Panoramas sont l’un des tous premiers festivals de l’année, majoritairement accès électro ces dernières éditions, et accueillant dans l’ensemble un public jeune. Cette 19e édition ne déroge pas à la règle, et reprends les mêmes bases, trois scènes : le club, petit chapiteau, plutôt destiné aux découvertes, le club sésame, salle de sport, aménagé avec les artistes montants du moment, et finalement le grand club, large hangar avec les plus grosses têtes d’affiche et une installation lumineuse digne d’un dancefloor.

Le grand club, après un court passage de Fortune DJ set & Friends, s’ouvre avec le retour des Naive New Beaters attendus pour un troisième album prévu cette année, mélange de rap, d’électro avec des teintes de rock. L’ambiance y est sympa, mais le public assez peu nombreux. Peu avant la fin de leur passage, Petit Biscuit ouvre le Club. C’est un très jeune compositeur d’électro avec des mélodies rappelant Fakear et Superpoze. Avant la fin de sa première chanson, le chapiteau est rempli, et le public bien chaud. Côté Club Sésame c’est Vald, révélation en rap français du moment, qui insuffle un vent de beats bien léchés et ses fameuses punchlines. Le public connaisseur, après avoir dis bonjour, est au rendez-vous, et une folle énergie chauffe la salle.

CAM29711Peu après le départ de DJ Pone du mythique quatuor Birdy Nam Nam à l’origine de l’incontournable « Abbesses », le groupe a annoncé son retour, avec d’une part un nouvel album intitulé « Dance or Die », attendu dans les semaines à venir, et d’autre part une grande tournée. Leur prestation enflamme le Grand Club avec un savant mélange bien dosé entre d’anciennes pépites, et des nouveaux sons encore inconnus. La scénographie est soignée, et le pari du retour sans DJ Pone fonctionne.

N’to, deux ans après son premier passage aux Panoramas, revient dans sa formule live Perc. Il s’accompagne de Loris, percussionniste jonglant entre la batterie, le vibraphone et le marimba pour accompagner les sonorités minimales d’N’to. Ce dernier mêle allègrement l’électro planante et les rythmes saccadés, posant un dernier voile mélodique sur le Grand club. Pendant ce temps, pour les amateurs de trance, Mandrogora enflamme le Club Sésame bondé, avec les fameuses boucles infernales bien connues dans le genre. La soirée se continue sous les battements incessants du B2B exclusif entre Agoria et Louisahhhh! et leurs sonorités très technos tirées des deux univers respectifs. Ils laissent un hall ultra-chaud pour Sam Paganini que je trouve un peu plus décevant, et trop hardcore.

CAM29732La transition vers la techno est beaucoup plus rapide le second soir. Le set très deep de What so not, s’ouvre sur la magnifique chanson « Born Slippy » d’Underworld largement connue par sa présence dans la bande originale de Trainspotting. Côté Club, le très prometteur Darius impose sa musique et fait vibrer le chapiteau plein à craquer. Mr Oizo prend les rênes du Grand Club, et assure une transition marquée vers la seconde moitié techno/house de la soirée. Il distille ses fameuses compositions anarchiques et leurs refrains « Vous êtes des animaux », ou encore « You’re look like shit when you dance » au milieu d’autres morceaux dark comme ceux de Gesaffelstein. Marek Hemmann lui succède, très belle surprise house, s’accompagnant d’une ambiance de folie dans le public. Viendra lui succéder au Grand Club Julain Jeweil, avec une techno efficace bien allemande. La fermeture du Club Sésame est assurée par Oliver Huntemann avec un set techno dark et efficace et une salle bien rempli malgré la concurrence. Nina Kraviz clôture quant à elle le Grand Club, et le festival avec un set tel qu’elle en a les secrets, c’est-à-dire rythmé, avec des incessantes montées, un mix continue où l’on perçoit à peine les transitions, et des musiques idéales de fin de soirée où de nombreuses pépites inconnues sont présentes. Elle clôturera d’ailleurs sa prestation par la fameuse chanson « Born Slippy » utilisée par What so not au début de la soirée pour ouvrir son set, un joli clin d’œil involontaire.

Sortir le dimanche à 7h du festival, un large sourire aux lèvres, plein de bons sons dans les oreilles, les jambes en compotes, mais avec la conviction d’avoir passé d’agréables moments durant les deux dernières nuits, et la volonté de vouloir revenir l’an prochain pour fêter les vingt ans du festival, peut-être sur trois jours au parc des expos de Morlaix… Ce serait chouette !

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