Retour vers Pixar !

REPORT – À la découverte des Solidays !

Découvrir un nouveau festival est toujours jouissif. Explorer le site, découvrir son organisation, languir devant ses stands gastronomiques inconnus, parcourir la carte des boissons. Autant de facettes qu’il y a bien longtemps que nous n’avions pas réalisées. À la découverte des Solidays à travers les deux jours passés sur place !

Arrivé en fin de journée sur Paris, sous une chaleur étouffante, on emprunte la route à la sortie du métro Boulogne – Jean Jaurès. Au fil des mètres parcourus, l’ambiance se fait ressentir, la densité des maisons diminue, inversement proportionnellement à la densité des festivaliers qui ne cesse d’augmenter. On commence à discerner au loin les premiers échos des scènes, avant de les apercevoir sur le large site de l’hippodrome de Longchamp, à la fois noir de monde, et fortement coloré par les différentes installations. Quelques minutes plus tard, en entrant sur cette large esplanade, on s’y sent déjà bien en découvrant les répliques géantes de la lampe Pixar dont on tombe immédiatement sous le charme. Il en va de même pour l’agencement du site et le reste de sa décoration. On regrette qu’il n’y ait pas le nom des scènes accolées à celles-ci afin de pouvoir s’y repérer au mieux.

 

Jolie décoration !

Après avoir tâté la bonne ambiance bienveillante qu’il règne sur l’ensemble du festival, on se dirige vers un bar afin d’y explorer la carte proposée. Celle-ci s’avère correcte, sans être folle ! On y trouve des bières buvables (pour les gens du Nord) dans quasiment tous les bars, avec mention spéciale, un bar « Beer Factory » proposant une sélection plus détaillée de la fameuse boisson au houblon. Côté vins, direction La Guinguette, au cœur d’un espace chill, située dans une grange aménagée pour l’occasion, elle offre une sélection intéressante de crus. Pas d’alcool fort en vente sur le site, et une sélection assez classique de soft viennent compléter le reste du tableau. On ne cracherait pas sur l’ajout d’autres bars, tellement ceux disponibles sont bondés aux heures de grande soif. Côté mets, on y trouve une très large sélection offerte par tout une armée de foodtruck : burgers, fish&chips, boulettes de bœufs, pan-bagnat, sandwich raclette-jambon corse, pain perdu retrouvé, j’en passe et des meilleurs !

Mais où sont les toilettes ? On reste dubitatif quand à la quantité de WC mis à disposition par rapport à la fréquentation du festival. Les queues de plusieurs dizaines de minutes se font ressentir devant chacun des lieux, et pour le coup c’est très dommageable de perdre son temps sur la cuvette pendant que son artiste préféré passe sur scène !

Vous avez toujours eu l’envie de faire du saut à l’élastique ? Aux Solidays c’est possible. Le site regorge d’activités en plus de la musique ! Espace de rencontre, village associatif autour du SIDA, exposition Sex in the City, manège, bien plus qu’un festival, c’est un pèle mêle d’activité qui est proposé.

Toujours pas tenté par le saut ?

Vendredi

Le temps d’explorer dans les grandes lignes le site, et il est déjà l’heure de la venue de Wax Tailor sur la scène Paris ! Après une mini tournée avec un orchestre, retour sur scène depuis une petite année pour la tournée accompagnant By Any Beats Necessary avec une équipe plus restreinte. Les premières minutes du show paraîtront malheureusement molles, et manqueront de saveurs, puis la mayonnaise commencera à prendre pour finir avec une plus grande énergie dont le public appréciera ! Direction, le Dome, pour découvrir le nouveau Eminem, Mac Miller. Un flow saccadé, des nappes instrumentales tantôt trap, tantôt mélodiques, le show nous emporte. Un copieux fish & chips engloutie plus tard, retour au point de départ pour The Prodigy. Le groupe anglais nous en met plein les yeux, et emplit nos oreilles de savoureux sons qui ont bercés notre adolescence. Un concert autoroute sans surprise, dont on peut difficilement critiquer l’efficacité. Peut-être est-ce la nostalgie desservie à l’écoute de « Smack my Beach Up » ou par les riffs de grattes de « Voodoo People », mais on ressort de là plein d’étoiles les yeux !
On pénètre dans le Domino, plein à craqué devant Bon Entendeur. Célèbres pour leurs mixtapes (à la base mensuelles), le groupe ne cesse de monter grâce à leurs sélection toujours de bonnes factures aux nombreuses pépites inconnues. Un set comme à leur habitude drôlement efficace, faisant communier ensemble les indénombrables styles de danses réunis devant eux. Quelques gorgées houblonnées plus tard, on découvre Lucile Crew au Cesar Circus. Une soul teintée de hip-hop et de rock, avec une dizaine de cuivre sur scène. On reste avec plaisir, emmené dans leur univers si particulier et accrocheur.

Tale of Us

On fini notre soirée au Dome, avec les italiens Tale of Us. Un moment de musique gravé dans nos esprits pour un moment, tellement la maîtrise est totale. Une progression cohérente, martelée par un rythme omniprésent, entraînant rapidement les talons et les mains levées du public, nombreux, rassemblé sous le chapiteau. À peine un quart d’heure après avoir fini, c’est notre cher duo lillois You Man qui entame la phase de clôture du festival. Ça fait bizarre de voir les deux acolytes sur une si grande scène, et même si leur live est de bonne facture, ils partissent du professionnalisme et de la maîtrise sans commune mesure des italiens avant. Ils proposent néanmoins un bon enchaînement, et leurs sons sont toujours plaisants lorsqu’ils pénètrent dans nos oreilles.

Devant le Village Solidarité

Samedi

On arrive en milieu d’après-midi en ce second jour, l’hippodrome est déjà bondé ! Après un tour au forum café où on a l’occasion d’entendre de beaux messages d’espoir de la part d’Edwy Plenel et de Nicolas Hulot, on déambule dans le village solidarité où, au détour de discussion, de jeux ou d’autres formes de communication, on acquiert une véritable énergie et un savoir. On ressort de là, grandit, avec un sens accru de la solidarité, du partage, et une foi en l’humanité et en son prochain. Quelques pérégrinations devant les scènes sans trop s’y attarder, on profite pour aller se poser à La Ginguette, véritable endroit chilled, où l’on ne manquera pas de s’assoupir à l’orée des arbres. Les esprits repris, et le concert d’Ibrahim malheureusement avec, on chope une pinte, et on va patienter sur Paris pour le concert d’Archive. Véritable adorateur de la première heure, notamment l’album You All Look the Same to Me on peut dire que le groupe a bien muté depuis ! Sans arrêt entrain d’essayer de se renouveler, pour le meilleur et pour le pire. On entendra pas mal de morceaux de Controlling Crowds, réinterprétés en live de façon très classique. Sans être bluffant, on y passe un agréable moment, qu’on interrompt pour aller jeter une oreille à House of Pain. Coup de chance, on arrive juste à temps sous un Domino blindé, pour leur mythique “Jump Around”. Tel des kangourous, le public exécute tout le long du morceau une multitudes de sauts plus ou moins maîtrisés. Il n’y a pas à dire, ça met la pêche ! Le reste du show paraîtra plus fade, mais bien intense ! Quelques pas sur le côté plus tard, on se retrouve devant un Kery James en grande forme. L’une des figures de proue du rap français distille sa haine à travers ses textes forts, soutenu par une instru assez simpliste. Agréable moment pour les amateurs de rap, on l’écourte pour essayer d’apercevoir Birdy Nam Nam. L’immense plaine devant le bagatelle sature de monde. Se frayant un chemin en jouant des coudes, on retrouve le trio dans sa forme habituelle, pas de surprise, toujours le même show, mais exécuté très correctement.

Birdy Nam Nam devant une foule !

Retour vers le début du site pour assister au show masqué de Malaa. Sa musique prend des basses en mode trap et applique une house décontractée par dessus. Un vrai moment où le dancefloor y a donné toute son énergie ! Quelques pas de côté vers la droite plus tard, on retrouve Joris Delacroix en live ! Le jeune homme aux créations mélodiques envoûtantes va nous faire plonger dans son univers de façon magistrale. Tantot très deep, tantot plus minimale, on accrochera totalement à la prestation, et c’est avec une pointe de tristesse qu’on le quittera pour rejoindre notre Joker allemand préféré : Boris Brejcha. L’homme masqué fera taper du pied au rythme de ses compositions, parfaitement mixées. Un son claquant, dialoguant sans cesse avec les attentes du public, et permettant de faire monter la pression à chaque nouveau morceau. Un niveau toujours admirable et un son toujours agréable à entendre.

S’il y a bien un mot à retenir de ce festival c’est SO-LI-DA-RI-TÉ. À la base du festival, l’association Solidarité Sida. Ça ne pourrait être qu’un prétexte pour organiser une fête, bien loin s’en faut ! Le festival vit avec ce mot, les festivaliers entre eux, l’ambiance globale dégagée, la bienveillance. Un havre de paix à quelques km de Paris, dont tous les bénéfices vont en soutient à la lutte contre le SIDA. En espérant une amélioration sur les quelques défauts cités ci dessus lors des prochaines éditions. Ça n’en reste pas moins un rendez-vous en devenir pour notre part, et on a vraiment hâte d’être fin juin de l’année prochaine !

Texte et photos par Camille et Gauvain

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