La posture de Jacques

REPORT – Digitalism, Jacques & friends à l’Aéronef

L’Aéronef, le 14/10/16, une soirée sous le signe de l’électro, du live : Digitalism, Jacques, Verlatour, du DJ set : Borussia, Kubebe, une salle comble, voilà comment résumer cette soirée s’annonçant chaude en émotion !

Ouverture des portes à 20h avec un DJ set de Kubebe. Le créateur des apéro-mix de la Gare St So propose un set plutôt deep, et quelques instants plus tard les pas de danse des premiers arrivés ne se font pas attendre. Un mix parfait en accueil. La timetable étant resté secrète, le public s’amasse assez rapidement, et réserve un bel accueil à Verlatour, deuxième artiste de la soirée. Le batteur propose un live assez atypique constitué de pads, synthés et autres effets. L’artiste sort d’une première résidence à l’Aéronef, et nous propose son tout nouveau live en avant-première, une performance auditive, mais également visuelle, avec un bel accompagnement à l’aide de projection vidéo. La musique jongle entre des moments très atmosphériques notamment à l’aide de jolies nappes de synthés, puis d’autres beaucoup plus abruptes avec une rythmique fort, et de la batterie en live ! L’artiste s’éclate sur scène, et ça fait plaisir à voir (une interview est à venir très bientôt sur Culturovore).

Verlatour au taquet sur ses pads !
Verlatour au taquet sur ses pads !
Jacques en plein solo de guitare
Jacques en plein solo de guitare

Kubebe revient pour un court interlude et ainsi exécuter un changement de plateau sans interruption sonore, avant de retrouver notre chère et tendre Jacques. Après avoir marqué l’édition des Nuits Électriques 2015, il avait pointé le bout de son nez à la Gare St Sauveur fin juin. Il rappelle à son public qui ne les a pas oublié avec une « Ça y est après la gare St So, je suis dans la grande salle ! ». Difficile de lui reprocher quelque chose. Voilà la cinquième fois qu’on voit l’homme à la drôle de coupe sur scène, et on ne s’en lasse pas. Son live, toujours à base d’objets, se peaufine et à chaque nouveau concert on le sent encore grandi, et plus maîtrisé. Il alterne magnifiquement les longueurs volontairement minimalistes avec des sons de basses bien dansants, puis déroule des solos de guitare debout sur sa console, avant de poser sa voix par d’autres moments. Sans aucune interruption, il parvient à « rentrer dans la vibe » toute la salle, et les corps entrent en transe pendant la presque heure et demie de live. Un grand moment, on espère son interruption de décembre la plus courte possible (voir l’interview ici pour comprendre).

Borussia et les derniers fêtards

Borussia prendra alors la main une première fois à la sortie du live de Jacques. Et même si on se doute combien il est difficile de passer après l’artiste, on peine à être convaincu par les morceaux un peu trop club pour la soirée. Le set n’est pas mal construit, les transitions sont bien réalisées. Mais le tout sonne un peu trop loin des performances précédentes, et de celle à venir. Car la tête d’affiche, ce soir ce n’est pas Jacques, mais bien Digitalism, et en live ! Cachés derrière un rideau à moitié transparent où la pochette de l’album « Mirage » est projetée et bouge en rythme, le duo offre une prestation en demie teinte. Ils alternent leurs classiques ravissant la plupart des fans, avec de nouveaux morceaux de leur dernier opus en date, laissant une impression plus mitigée, et offrant une ambiance plus propice aux fans de la teen-électro des allemands. Borrusia conclura le reste de la soirée avec un set semblable au premier, et ne convaincra pas la majorité des personnes de rester.

Après un N.A.M.E. sur les chapeaux de roues, et avant un Bxl Mon Amourrr ou les Nuits Électriques, cette soirée donnera du baume au cœur à tous les festivaliers de la métropole en manque d’électro mais ne voulant pas sortir en club. Le public lillois prouvera une fois de plus qu’il sait accueillir les artistes comme il se doit !

Texte et photos par Camille & Gauvain

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