REPORT – Balade champêtre au Rock en Stock 2019

Pour moi c’était la première fois, pour elle c’était pas le cas, parlons de Rock en stock évidemment !

A environ deux heures de routes sinueuses mais agréables de Lille, se déroulait le week-end dernier la 21ème édition de Rock en Stock.
J’étais donc accompagné de Juliette, ou plutôt, j’accompagnais Juliette dans cette aventure qu’on vous a fait vivre en direct depuis les stories FB & IG de Culturovore, parlons-en un peu plus maintenant.

Un festival eco-responsable

Situé à Etaples, non loin de la mer du nord, le festival se déroule sur 3 jours. 
Le vendredi était gratuit et sur inscription, quant aux deux jours suivants, 50€ seulement étaient demandés en prévente.
Un bon rapport qualité/prix pour accéder à cet eco-festival et sa programmation éclectique.
Avant de parler musique, parlons un peu de ce côté “vert”.
Je vous laisse deux phrases entendues sur le site :
– Un bénévole : ” Contrairement aux idées reçues, c’est pas parce que les bouteilles d’eau sont majoritairement recyclables que tout le plastique l’est, tu peux le vérifier avec ce symbole” 
– Un jeune festivalier proche des toilettes sèches : ” Maman, j’espère que tu as des mouchoirs, je n’ai pas envie de m’essuyer avec les copeaux”

Voyager en voilier pour rejoindre l’outre atlantique à la Greta Thunberg peut nous paraître loin de notre quotidien, mais chacune de ces actions menées par ces associations pour nous sensibiliser apporte énormément à chacun. 
Et pour ça, Rock en stock a fait preuves d’engagements :
– Tri et valorisation des déchets
– Vaisselle compostable ou réutilisable
– Eco-cup
– Bières de la région
– Accompagnement pour la mise en place de co-voiturages
– Equipe de bénévoles dédiée à la sensibilisation aux enjeux environnementaux
– Toilettes sèches + Mousse-Pousse écologique
Et j’en passe !

Du Rock en stock, mais également du Reggae et du Rap en rayon

J’enlève cette casquette “Jean Blaguin, Humoriste” et remets le chapeau “Stéphane, néophyte du Rock en stock”.
Je découvre donc la programmation le jour J. 
Et là, je ne connaissais rien, ou vaguement quelques artistes, vous trouverez en bas de l’article la programmation complète du festival.
Habitué de festivals de plus grande ampleur et avec des orientations musicales différentes, à ma grande surprise, je me suis délecté de n’avoir accès qu’à une seule scène.
Au revoir le casse-tête à planifier chaque minute de son festival pour ne pas en perdre une miette !
Bonjour les découvertes !

J’avoue avoir subi le concert de Moha la squale ou des Tontons Flingueurs, parce que ce n’est pas ce que je recherche dans la musique, même si ces deux artistes ont fait une prestation scénique appréciée par les festivaliers.
Par contre, j’ai fait de belles découvertes.
Celle qui m’a le plus marqué reste Soviet Suprem.
Je ne les connaissais pas, je ne savais pas quel type de performance ils allaient balancé, je les ai croisés dans les coulisses du festival, munis de leur chapka, j’étais dubitatif.
Les mecs sont arrivés sur scène, et en deux minutes, ils ont cramé le dancefloor en faisant tourner les soviets.
Sylvester Staline & John Lénine balancent leur Propaganda sur des instru qui rappellent évidemment les contrées rouges avec un flow technique et des textes à la croisée de Bobby Lapointe, Stupeflip et Eduard Khil (Mr Trololo).

” Ummmrakatikatikatikatong rakatikatong rakatikatong 
Ummmrakatikatikatikatong rakatikatong uh donderaï 
Ta tantine t’a quitté, t’es tout dégouté, tenté de te tuer, de tout oublier, de sauter du toit
Tu te tortures dans ta tuture, fais le tour de tes tares, pour savoir qui c’est qui qu’a tort
Si tu mérites que la tantine se tire avec tes têtards, un tantinet têtu tu voudrais savoir
Tu veux la test, la taire, la toaster en tutu, la retourner, lui faire tâter du tatami”

Ça slam, ça dance, ça chante, ça tire sur le capitalisme, le tout avec une énergie débordante.
Ouais, j’irai les revoir. Et en plus, ils débarquent bientôt à Roubaix.

Autre coup de cœur, Hugo Barriol.
Changement de registre, et totale découverte lors de son passage à Rock en stock.
Un univers folk et mélancolique avec un gros côté Bon Iver.
On sent que le mec y met toutes ses tripes pour interpréter ses chansons, et ses musiciens n’en font pas moins.
Il nous l’a concédé en interview (à venir), il a toujours voulu faire ça, et ça se sent.
Je vous conseille fortement de jeter une oreille à son premier album “Yellow”, sorti en février de cette année.

Pour terminer le côté musical et afin de ne pas transformer cet article en roman, je rappelle que ce festival faisait peau neuve en terme de programmation.
Passer d’un festival Rock à un festival plus ouvert musicalement était un défi cette année.
Et c’est plutôt réussi, même si un soupçon de musique électronique en plus aurait été le bienvenu, IMO.

Ventriglisse & Saucisse

Rock en stock, c’est donc un festival, et c’est surtout un spot convivial, voire familial.
Tout est fait pour que tu te sentes bien.
Les bénévoles sont cool.
Le cadre est bucolique.
T’as pas le couteau sous la gorge pour acheter des boissons énergisantes qui donnent des ailes.
Il y a des animations entre chaque concert : Ventriglisse, initiation aux percussions, etc…
J’ai vraiment apprécié ce côté “Festival à taille humaine”.

Niveau bouffe, c’est vraiment pas mal, voire surprenant ! 
C’est la première fois que je vois du Potjevleesch proposé dans un festoch, je me demande encore pourquoi je ne l’ai pas testé d’ailleurs… 
Friterie, crêperie, cantine mexicaine et stand végé, il y en avait vraiment pour tous les goûts et toutes les bourses.

Je vous conseille de vous pencher un peu sur ce festival, de voir ce qu’ils proposent par la suite, et on s’y donne rendez-vous l’année prochaine ?

Hasta la vista !

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