REPORT – Cercle 43, comme au cirque !


Façade de l’esplanade, on emprunte le pont Napoléon récemment reconstruit pour tomber sur un chapiteau de cirque. Le son des basses au lointain, nous indique que ce n’est pas Monsieur Loyal qui va nous accueillir ! C’est parti pour notre périple à travers le nouveau festival Central 43.

Vendredi soir, sorti de boulot, difficile d’être là dès le début à 18h30. L’accueil se fait sous le son de Bleu Toucan. Une électro très ensoleillée parfait pour lutter contre la froideur ambiante dehors. On se prendrait bien un cocktail bien frais au passage à siroter sur cette douce musique du duo. Côté décor, on est bien dans un cirque, débarrassé de ses gradins et de sa scène pour retrouver un format concert plus classique. On s’attendait à être plus transporté peut-être, avec voltige, jongleurs et autres spécimens croisés dans un cirque. Pendant l’entracte, on a le plaisir dans le grand hall d’entrée d’assister à un numéro de cabaret. On adhère à l’idée, mais l’exécution est un peu trop molle, et exiguë. Pourtant, on ne peut que défendre ce genre de festival qui teste à mixer différentes formes d’arts, et on est persuadé que bien poussé, le concept pourrait être vraiment chouette.

On retourne sous le grand chapiteau en la présence de Folamour. Artiste phare de la scène lyonnaise, il joue une house assez posée, teintée de divers styles, mais qui nous paraît bien trop plate pour l’heure, et ne motive pas assez nos guiboles à s’activer ! Une courte pause plus tard, c’est le duo Synapson qui entre en scène. Largement connus du grand public depuis leur album Convergence en 2015, ils offrent une prestation somme toute assez basique distillant leurs titres phares à quelques moments clé du DJ set. Sans bouder le plaisir, on trouve que la performance se repose un trop sur le passé à notre goût, et mériterait un petit dépoussiérage.

Deuxième jour de festival. Dehors, il fait un froid glacial, on se faufile entre les plaques de verglas jusqu’à l’entrée. Pas grand monde dehors, on en profite pour pénétrer rapidement les lieux. À l’intérieur, on s’arrête quelques minutes sous le premier chapiteau pour assister à une petite démonstration de danse façon cabaret tandis qu’au loin Boston Bun termine tranquillement son set. Le temps d’un petit passage au bar et on se rend sous le grand chapiteau où Alan Braxe a pris le contrôle. Pas vraiment le plus connu des membres de la french touch 1.0, le DJ Français se montre parfaitement à l’aise derrière les platines. Sa grande expérience se ressent dès les premiers enchaînements, c’est fluide et de très bon gout, avec vinyles s’il vous plait. De la house souvent chaleureuse partagée entre tracks résolument modernes et sonorités passéistes, ce bon vieux Rolling & Scratching en tête.

Vient l’heure désormais de la tête d’affiche de la soirée. Légende du disco, Cerronne débarque dans une salle toujours à moitié pleine à la population hétéroclite entre admirateurs de la première heure et un public plus jeune en mode découverte. On s’imaginait, en arrivant, pouvoir assister à un grand show et finalement il n’en a rien été. Batteur accompli, le français aura préféré proposer un DJ Set à la place d’un véritable live avec instruments et tout ce qui s’en suit. Le résultat est rapidement décevant, il enchaîne des morceaux de disco ultra mainstream pas forcément très intéressant, le tout jusqu’à évidemment proposer son inévitable Supernature. Ultra prévisible et sans saveur, un moment à oublier bien vite. Heureusement pour nous, Jeremy Underground va relever la barre. Son set se montre nettement plus prenant alternant subtilement entre house et disco. Le DJ se montre bien plus inspiré que son prédécesseur et il est bien difficile de résister à tant de bonne vibes. Idéal pour clôturer la soirée et se donner du courage avant de repartir dans le froid de la nuit lilloise

Texte et photos par Gauvain & Vincent

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