REPORT – Deux jours au Paradise City Festival 2018

REPORT – Deux jours au Paradise City Festival 2018

5 juillet 2018 0 Par Gauvain

On en fini jamais de découvrir de nouveaux festivals pour notre plus grand plaisir. Toujours passionnant les premiers pas dans un lieu inconnu, en quête de découvertes, prêt à en découdre pour explorer de fond en comble l’ADN voulu par les organisateurs ! Premier rendez-vous de l’année pour nous avec ce Paradise City Festival, situé en bordure de Bruxelles, et cette quatrième édition nous aura largement convaincu ! Prêt pour un voyage en Flandres des plus mémorables ?

À peine arrivé dans la petite ville flamande qu’est Perk, on est subjugué par la tranquillité et la dose de verdure offerte. Un dépaysement absolu. Le festival est installé sur les berges de l’étang, au pied du château Ribaucourt. Un hâle de sonorités nous accueille, le temps de rejoindre le cœur du festival, en traversant deux pontons aménagés sur l’eau. Nous voilà atterris au milieu des stands de food trucks. La volonté d’organiser un festival de façon durable et écologique s’en ressent par le choix des prestataires : falafels en direct du Moyen-Orient, fish & chips de qualité, tacos épicés, cornet de frites bio, il y en a pour tous les goûts, chacun des mets préparés avec soin. Côté prix, ça reste raisonnable, et la seule chose à redire est les quantités un poil légère.

Havre de paix

Trois scènes composent ce festival, changeant de noms chaque jour. Elles offrent chacune un parquet agréable aux pas de danse, et sont toutes aménagées en bois offrant un rendu visuel des plus charmeurs ! On retrouve d’ailleurs ce mobilier construit à l’aide de planche pour les bars, et autres installations. De jolies lanternes parcourent l’espace aérien du festival dégageant une atmosphère champêtre des plus belles. Au bout du site, une zone confort à accès réservée est accessible en traversant un ponton. Un site idéal pour de la musique parfaite !

Première découverte musicale avec Bedouin en cette fin d’après-midi saturnin, les deux nomades de Brooklyn offrent une DJ set plus pêchu et moins voyageur que leurs créations. En effet, là où à travers leurs morceaux, on retrouve leur héritage moyen-oriental, portant vers une imagination et une exploration large, sur scène en cette belle journée, ça aurait parfaitement collé au moment. Changement de ton avec Or:la, cette jeune femme est affiliée à la nouvelle vague de la musique anglaise. Ses sets se composent d’un spectre très large d’influences diverses allant de la techno, au breakbeat, en passant par la deep ou encore la UK bass, on s’éternisera devant l’artiste, tant nos jambes seront subjugués par ses sonorités. Un très beau moment ! Après une petite pause, on se dirige vers Konstantin Sibold distillant un set fortement intéressant ! Avec de bonnes grosses basses qui tabassent, l’allemand superpose de mélodies guillerettes. On prend grand plaisir à l’écouter, et à danser au son de ses enchaînements parfaitement calibrés ! On termine cette magnifique première journée en compagnie de Worakls. Au bas mots, on doit être à la dizaine de prestations vues, et pourtant chaque nouvelle fois, c’est toujours avec énorme plaisir qu’on retrouve ce virtuose de la deep minimaliste française. Ses mélodies planantes et pleines d’émotions, ses rythmes simples et entraînants, sa joie de communiquer, son live est une pure gourmandise offerte à nos oreilles pour nous apaiser avant de passer une bonne nuit sous la bonne étoile.

Gente féminine

Retour en ce jour dominical, et on démarre sur les chapeaux de roues avec Romare en live band ! Ses sons mélangent instrumentations live et voix blusy pour un résultat des plus bluffants ! Accompagné par des rythmes de congas, sa musique disco tout droit sortie des années seventies, et ses morceaux de house aériens épousent parfaitement cette belle après-midi. Changement de lieu et d’ambiance avec DJ Koze, sur large planchers bien remplis, tandis que les rayons du soleil caressent agréablement notre peau, l’allemand nous assène de lourds rythmes ne pouvant nous empêcher de bouger notre corps et de nous déhancher ! Une superbe découverte, qui reste gravée dans notre esprit, et dont on ne décollera pas ! Retour au point de départ, pour voir notre duo adoré d’origine duo israélien, Red Axes propose un live fascinant. Accompagnés d’un percussionniste, ils mêlent avec brio et sans interruptions des boucles se superposant. Leur musique oscille entre des sonorités orientales, des rythmes rocks, de la disco italienne, un mélange des genres savoureux et particulièrement planant !

KiNK et sa passion communicative !

On enchaîne sans tarder avec le grand bulgare KiNK ! Il ne trompe personne, et prend tellement de plaisir communicatif à triturer ses potards, claviers et autres surfaces de contrôles qu’à chaque nouvelle rencontre, on en est encore plus fan ! Sa musique très tech-house rendra fous nos membres et ça sera avec grand difficulté qu’on s’arrachera de temps en temps pour aller voir notre Laurent nationale. Car c’est bien Laurent Garnier qui conclus le festival, du haut de ses trente ans de carrières. Il débute doucement, très soft, avant d’ambiancer au fur et à mesure la foule énorme réuni devant lui. Lors de sa troisième et dernière heure de prestation, on retrouvera des sons aux mélodies transcendantes, accompagnés par ses habituelles mimiques d’épaules et de mains, un grand final pour un festival dont on remettra les pieds sans aucun doute à l’avenir !

Reportage et photos par Camille, Gauvain et Martin