REPORT – Dour, un véritable parc d’attractions !

REPORT – Dour, un véritable parc d’attractions !

25 juillet 2018 0 Par Vincent

On est vivant.. et ce n’était pas gagné ! Quelle aventure que cette trentième édition du festival de Dour ! A la clé un retour à la vie “normale” toujours aussi compliqué ! Sortir de Dour, c’est se replonger dans le monde réel, retrouver les limites de la société et finalement faire une croix sur le joyeux bordel organisé auquel on commençait à fortement s’attacher !

Quelques réflexions avec Platon

Car Dour, au-delà d’être un festival, est une communauté d’une rare sympathie à la bonne ambiance certaine ! Toujours dans la recherche du bonheur de son prochain, hyper bienveillante, toujours prête à partager une barre de rire avec son voisin, Dour, c’est l’amour ! Chaque rencontre sera unique, et agréable, des petits pandas puants, aux fans de hartek souhaitant faire profiter à tout le camping la douceur de leur courant musical préféré, en passant par les astronautes en perdition de réflexes terrestres, sans oublier les sourires charmeurs de bien des déesses ! Un monde à part, où l’on se sent à son aise, sans jugement et réuni dans un seul but : faire la fête !

Chaque lieu est propice au squattage !

C’est vrai, on ne peut s’empêcher de philosopher un peu en revenant de Dour. Chaque année, on reprend plaisir à s’abstraire des normes définies dans nos sociétés, on prend gout à la liberté octroyée sur le site du festival, et on y retrouve des instincts presque primitifs. À commencer par mesurer la rareté des ressources dont chacun a besoin. L’eau par exemple, ou le bonheur de trouver des toilettes propres, d’avoir accès à une douche rapidement, et de voir comment quand les êtres humain s’entraident, il peuvent faire de grandes choses. On s’est tellement éloigné de ces petites choses qui construisent un monde meilleur ! Car si on retourne à Dour chaque année, tel des drogués en manque de leur dose annuelle, c’est aussi pour ces réflexions ! Une drôle d’addiction qui s’ajoute aux dizaines présentes déjà dans nos vies. C’est en maîtrisant ces addictions, qu’on s’étonne à maximiser les moments de bonheur, à s’entourer de personnes de choix, et à profiter de la vie, en contrôlant les excès, et en y succombant que par intermittence, joyeux et vivants !

Bouleversement dans nos habitudes

D’emblée, nous sommes frappés dès notre arrivée par la totalité des surfaces posées aux sols jonchant les principaux axes, permettant ainsi des accès rapide et bien plus pratique ! Il nous faut peu de temps pour rejoindre l’entrée du camping alors que nous passons devant l’accès au terrain de jeu de festival ! Montre en main, un petit quart d’heure sépare notre tente bien éloigné du début du camping, à l’entrée du parc d’attractions que constitue le festival de Dour ! On ne regrette vraiment pas l’ancienne configuration ! Côté déco, un gros effort a été réalisé, notamment avec les centaines de fanions au-dessus des couloirs de passage et de l’espace foodtrucks ! Mais aussi, avec les installations en palettes somptueuses ! On ne peut qu’espérer que ça soit la première graine et que d’avantages poussent sur le site dans les années à venir !

Repos au milieu du chaos

Au milieu du site, une haute installation métallique se tient : le Roof ! Un bar à cocktail permettant de prendre un peu de hauteur et d’obtenir une vue des plus agréable sur l’ensemble du festival en sirotant un breuvage ! Une attraction de haut vol ! Combien de fois a on répété que le principal point noir du festival était son offre culinaire. Un bel effort a été réalisé cette année avec la mise en place d’un coin foodtrucks, et l’on espère également le voir progresser dans les éditions à venir !

Quel déchirement dans notre cœur après avoir cherché des dizaines de minutes le Bar du Petit Bois, en vain ! R.I.P. notre spot préféré, et place à son semi-successeur le Rocamadour, plus métallique et sans doute moins propice au chill.  On aimerait aussi voir plus de petits coins intimiste remplir le festival ! Difficile à réaliser avec une telle masse de festivaliers, on le conçoit. On restera un peu déçu de la Last Arena où l’on s’est retrouvé bien des fois devant des shows perdant toute leurs moelles car desservis par un volume sonore limité, et un visionnage difficile de par l’énorme place occupée par la régie au sol ! Quid de l’arrêt des deux plus grosses scènes à 3h, laissant se rabattre une multitude de personnes sur les quatre chapiteaux débordants alors de toute part ?

L’expérience du camping a légèrement changé également ! Bien plus vaste, une augmentation du nombre de points douche, cooking islands, bar et toilettes, un vrai camping 2.0 ! Mais du coup, l’ambiance du camping était un peu plus terne les premiers jours : moins bruyante, moins folle, de par des zones inoccupées. Difficile de dire si c’est une bonne ou mauvaise chose, mais ça change ! On est par contre vraiment déçu par l’arrêt des tickets green en échange des sacs-poubelles et des piles de verres au camping ! C’était un moyen efficace de responsabiliser les gens !

Un dimanche à l’atmosphère désertique

Périple désertique

Un nouveau terrain de jeu

Quelques minutes après notre investissement du camping, on ressent l’appel du grand large ! Un accueil aux portiques de sécurité combles à 23h, premier jour oblige ! Après quelques minutes de patience, nous voilà opérationnels pour Jon Hopkins, la première claque de ce cru 2018. Sous un chapiteau bien rempli, on ne rencontre aucun souci de visibilité grâce à la nouvelle structure et on apprécie comme il se doit la splendide musique du britannique, aventureuse, sensible à souhait ! Les jolis visuels proposés en arrière-fond collent parfaitement avec des compositions remarquablement travaillées. L’album Singularity est mis en avant, mais notre bon Jon n’en oublie pas ses vieux classiques tel Collider, tellement puissant et évocateur qu’il nous mettra en transe. On aura rapidement été voir une petite partie du live de Biffty & DJ Weedim, une audience bien moindre, mais bon enfant ! On avoue, on s’attendait à être secoué d’avantage, et à plus de souille, m’voyez !

De tout âge !

Ni une ni deux, direction la Red Bull Elektropedia, toujours aussi spectaculaire ! Sous le contrôle de Mr Oizo à partir de 00h, notre cher barbu nous livre un DJ set à son habitude, ses classiques, ses morceaux préférés, des transitions correctes, on prend plaisir à se dandiner ! 1h, sans transition aucune, Diplo prend les commandes du vaisseau spatial devant une foule très nombreuse. À quoi pouvait-on s’attendre ? Difficile à dire, mais c’est une grosse déception de la part du DJ Superstar ! Transitions hasardeuses, aucune ligne de conduite, des morceaux sans saveurs balancés à la va-vite, on tient 20 minutes, avant d’aller parcourir l’herbe encore verte en direction de la Petite Maison dans la Prairie ! On terminera aux doux sons des berceuses bulldozers de Modeselktor. Sans grande surprise, on ne boude pas notre plaisir devant les habituels A New Error et Born Slippy en fin de set. Une seule ligne de conduite, l’efficacité !

À Boire et à Manger

Petite nouveauté laissant d’avantage libre court à nos nuits mouvementées, les premières échéances ont été repoussées aux alentours de 15h. On adore débarquer à l’ouverture, sur le site quasiment vide, les chapiteaux déserts, le sentiment grisant du calme avant la tempête. Acte, 14h45, chaussures aux pieds, prêt à dépoussiérer nos tympans avec un peu de métal ! Belges d’origine, au nombre de trois, et costumés, c’est Wyatt E. Quelques minutes suffisent à nous convaincre de la puissance évocatrice d’une musique parfaitement exécutée, un aller simple pour les plaines désertiques du moyen orient entre drone et post rock ! Ensuite changement radical d’ambiance à la Boombox en présence du rappeur belge Isha ! On s’y rend sans réel engouement, on en sort avec une vision bien changé ! Appuyé par un très bon backeur, le bruxellois démontre clairement son aisance devant son jeune public.

Direction la Petite Maison sur les coups de 18h30, avec un chapiteau plein venu écouter la pop expérimentale de Son Lux. Une maîtrise technique incroyable du trio jouant avec facilité déconcertante une pop désynchronisé, syncopé, et parfois proche de l’improvisation. Ryan Lott, le chanteur, aura livré une performance vocale de haute volée. À peine terminé, on s’empresse d’aller voir la sensation Angele, une grosse déception en ce qui nous concerne. Ses jolies chroniques amoureuses douces-amères peinent à s’imposer sur l’espace bien trop grand de la Last Arena. Après quelques applaudissements polis, un remplissage de panse, on s’arme d’une chope et on file voir Joey Bada$$. Le new-yorkais livre un live à la cool, plein de bonnes vibes se fondant parfaitement dans un paysage au soleil couchant. 22h sonne, direction Bad Bad Not Good sous une Petite Maison, désormais comble. La technique et la musicalité sont évidentes mais l’heure de passage, peu appropriée, laisse une sensation mitigée pour une musique bien trop posée.

Défilé

Retour sur la Last Arena, avec le D.U.C de Boulogne. Booba déroule ses derniers hits, auto-tune à fond. Aucune miette pour ses fans de la première heure, B2O est en roue libre au-dessus d’une bande pré-enregistré. Faut-il vraiment en retenir quelque chose ? Bien loin du show grandiose des Chemicals Brothers servi par des visuels stupéfiants ! Hey Boy, Block Rockin Beats ou encore Star Guitar, le duo mancunien a pioché dans toute sa discographie pour livrer une performance de haut vol ! On oublie rapidement AZF faute à un chapiteau archi blindé et on s’essaie à DJ Tennis. Aucune perte au change, l’italien propose un set très agréable entre house et techno, jamais agressif, jamais ennuyeux, une excellente sélection parfaitement équilibrée.

Un vendredi 5 étoiles

Ouverture intense avec Dalek, un duo américain à l’univers sombre, presque apocalyptique. Pas de triche, un flow précis, hargneux, du rap pur et dur sur des instrumentaux indus captivantes. On reprend nos esprits pour se faire happer par les britanniques de Shame, clairement l’une des plus belles surprises de ce festival. Leur premier album dégageait une certaine sympathie, en live le groupe donne une dimension supplémentaire à son talent. Une énergie adolescente, un charisme indéniable, une ambiance rock indé restituant parfaitement une certaine idée de l’Angleterre ! Changement d’ambiance avec Rich Brian, l’un de nos grands coups de cœur de ce début 2018. Après un gros quart d’heure de patience sous les assauts d’un DJ en mode fête foraine, le jeune indonésien pointe enfin le bout de son nez. Trop de play-back, un manque évident de maturité et un show qui sent un peu le pétard mouillé sont les points à retenir d’une performance d’à peine 25 minutes.

Direction les étoiles !

Traversé de la plaine pour rejoindre SCARLXRD au labo. Une performance mastoc, appuyé par un DJ déchaîné, enflamme les lieux. Du rap agressif comme jamais, qu’on aurait aimé parfois un peu plus retenu. On reste néanmoins scotché une heure durant, sortant avec une grosse claque dans la tête. On redescend tranquillement avec le live le plus touchant de cette année, proposée par Slowdive. Débutant avec le sublime Slomo, le quintette nous met d’entrée de jeu les larmes aux yeux. Alternance entre passage plus enlevé et moment de pure grâce constituent un live dont on se souviendra longtemps. Direction, l’Elektropedia avec Daniel Avery ! L’antre de la techno, sous un magnifique coucher de soleil, magnifie le set magistral au groove froid terriblement entraînant et totalement hypnotisant du britannique. Changement radical d’ambiance avec Atari Teenage Riot au sein de la caverne. Jamais de déception en leur présence. Pas de répit, une grosse dose d’indus électro punk en pleine poire, et impossible de rester de marbre devant ce déferlement réjouissant d’énergie. Épuisé à la sortie, dégoulinant de sueur, et sans pause, on se précipite déjà vers ILoveMakonnen. Le rappeur américain met une ambiance parfaite, en jouant avec ses titres les plus emblématiques, I Like Tuh ou l’inévitable Tuesday. Une des meilleures performances rap du Dour 2018 ! Côté Elektropedia, on voyagera à travers la techno minimale allemande de Recondite. Un live de haut vol, voyageant sur des nappes progressives et distillant de nombreuses mélodies aériennes. S’en suit, l’incroyable Stephan Bodzin dans la ligné de son prédécesseur, il interprète en live une techno minimaliste assez laconique, mais teinté de percussions propices à l’exécution de pas de danse ! On terminera en compagnie des allemands Pan-Pot. Bien plus techno et dur, le duo berlinois assène de coups critiques le sol de la scène. Leurs lourdes basses resteront en résonance dans notre corps, des heures durant après leur passage !

Ça commence à piquer !

Trois jours de fête intense dans les pattes et des émotions plein la tête. Le passage du temps à Dour n’est vraiment pas standard ! Direction la Last Arena à la découverte de Ken Boothe dès notre arrivée vers 17h. Sous un soleil de plomb, le jamaïcain âgé de 70 ans parvient à délivrer un set chaleureux, le premier et seul live de reggae auquel nous assisterons du festival ! Cherchant régulièrement l’échange avec le public, le vieux briscard utilise parfaitement sa voix et peut compter sur de solides musiciens se plaisant à étirer les morceaux. Notre parfait remède pour se lancer dans cette nouvelle journée. Pendant que certains s’aventurent au sein du Rocamadour pour la fameuse Boudin Room, nous nous glissons juste à côté au labo en compagnie de Tsar B. Souriante, on plonge une heure durant dans un RnB futuriste. La jolie belge chante juste, joue parfois du violon et dégage, à l’image de sa musique, une sensualité enivrante. Dans cette atmosphère suave à souhait, on ne s’étonne donc pas de retrouver une danseuse de pôle dance à la fin d’un show agréable de bout en bout.

Quelques frites dans le ventre plus tard, direction la caverne pour une session plus dark. En présence de Chelsea Wolfe, grande prêtresse du gothique, maquillée et habillée en conséquence. On espérait l’immersion totale, mais après une poignée de minutes, on peine à rentrer pleinement dans un univers pourtant fascinant à plus d’un titre. Une désagréable impression de redite, les morceaux s’enchaînent et le peu de contraste proposé nous amènera à quitter les lieux prématurément. Une grosse demi-heure plus tard, on revient voir les fous furieux de H09909, l’une des grandes attractions de cette cuvée 2018. Toujours aussi foutraques et branchés sur le 220 volt, ils enchaînent à vitesse grand V de bouillants morceaux de punk rap totalement jubilatoires.

Du repos

Direction la Petite Maison dans la Prairie afin de calmer un peu nos ardeurs. En présence de Nils Frahm, le chapiteau est archi plein et on a pourtant l’agréable sensation de se retrouver dans le salon du berlinois entouré de ses superbes et imposantes machines. Le producteur allemand démontre une technique remarquable naviguant avec beaucoup d’aisance au sein de ses instruments et nous propose un live spatial. Beau et planant, on se surprend régulièrement à fermer les yeux. Point d’orgue avec All Melody. Direction l’Elektropedia pour retrouver Kollektif Turmstrasse. Un set bien plus agressif et techno par rapport à notre attente nous ravissant complètement ! Notre corps commence à s’échauffer pour rentrer en transe ! S’en suit le colossal Dave Clarke. Le DJ anglais vient ici pour la septième fois et on le sent parfaitement à son aise. Pas de manières, il lance sévèrement une techno froide et violente au sein d’un set puissant où l’on aura forcément apprécié les petites touches rétro typiques du bonhomme. À peine le temps de redescendre sur terre, qu’on s’élance vers la Last Arena afin de voir l’inusable Paul Kalkbrenner. Filmé en gros plan pendant une bonne partie du show et projeté sur écran géant, la superstar aura livré un set convenu avec principalement des morceaux issus de son derniers album, mais ses plus grands classiques également ! La performance est malheureusement desservie par un volume plus qu’insuffisant ! Retour au point de départ avec Boyz Noize et c’est en forme qu’on trouve le Sieur ! Du tapage dur et froid comme on aime, avec un BPM soutenu. Une put… de performance pour clôturer la Red Bull en ce samedi soir ! Dans la même veine, primale et sombre est le B2B entre Rebekah et Paula Temple. En jouant des coudes, on entre dans La caverne dégueulant de toute part, mais l’expérience en aura valu la chandelle ! Une musique magnétique, un rouleau compresseur écrasant lentement tout sur son passage !

Un dimanche de Champion

Accueilli par une ambiance bouillante sur la Last Arena ! Et pour cause, la finale de la coupe du monde est en train de se jouer. On ressort de ce moment marquant, nos vêtements imbibés de bière ! Les sourires radieux sur les visages fatigués des festivaliers montrent à quel point le titre les rends heureux et leur redonne l’énergie nécessaire pour affronter cette dernière journée ! Direction Big Boi, une légende du rap US proposant un show plaisant et rafraîchissant marqué par l’inévitable pépite All Night ou le plus old school The Way You Move. Derniers rayons du soleil sur le visage, allongés sur les dernières brindilles d’herbe du site, on se repose avant l’arrivée de Nekfeu. Le rappeur français a beau dégainer ses meilleurs titres, le tout sonne relativement plat. Le peu d’ambiance prend raison sur nous, et on traverse le site pour retrouver notre belle Amélie Lens. Le regain de motivation se fait ressentir dès les premières basses entendues. Notre corps puise dans ses dernières réserves pour réaliser des pas de danse endiablées. L’étoile de la techno belge nous convainc une fois de plus, et nous entraîne dans son univers dur si envoûtant.

La jungle de l’Elektropedia le dimanche

On retourne à notre point de départ afin d’assister à la performance de Tyler The Creator. Malheureusement, il ne parvient jamais à communiquer sa folie douce à l’entièreté de l’auditoire présent, et on a la sensation de revivre l’expérience douloureuse de Nekfeu quelques minutes auparavant ! Entre temps, on s’éclipse afin d’aller voir Ministry dans un registre bien différent. Sous la caverne, les derniers fans de métal sont réunis pour une grande messe indus et le groupe dispense une leçon de riffs bien sales et rugissants. Maitrisé de bout en bout avec parfois un coté grand guignol assumé, une belle surprise ! Direction la Petite Maison pour voir la réunion des trois comparses d’Hungry Music sous la forme Hungry 5. Véritables princes de la deep house mélodique, on a largement eu l’habitude de les voir séparément ! N’to, Worakls et Joachim Pastor ont réuni leurs forces le temps d’un live en s’autorisant une relecture habile de leurs propres morceaux ! Coloré et aventureuse, la musique du label n’a décidément pas fini de nous séduire.

Impossible pour nous de ne pas faire un au revoir à notre chère Elektropedia. C’est en la présence de l’allemand Ben Klock qu’on aura la joie de le faire ! Une techno froide au possible, sèche, martèlera une dernière fois les structures métalliques se tenant devant nous. Une séparation sans fioriture, ne nous laissant pas la possibilité de verser une larme ! Notre adieu au festival se fera en la compagnie de Boris Brejcha. Le joker des platines prends les commandes d’un chapiteau bondé. Devant une armée de danseurs prêts à en découdre, il délivrera une musique parfaite pour nos derniers frissons. Il terminera sous des applaudissements plus que chaleureux, et mettra un point final à notre grande aventure auditive nous ayant fait voyagé aux quatre coins de la planète ! Un cru particulièrement savoureux !

Texte et photos par Camille, Gauvain et Vincent