REPORT – Les filatures électrisées, seconde édition

Toujours un grand plaisir pour nous de retrouver les anciennes filatures de Saint-André transformées en hall multi-fonction depuis maintenant quelques années. La seconde édition des Nuits de la Filature s’y déroule, tout comme son grand frère, les Nuits Électriques. Au programme : électro accessible, jolie ambiance, et danse toute la nuit ! On vous emmène au sein de nos deux nuits aliénantes !

Empli de nostalgie quand nous pénétrons au cœur de l’enceinte sous les coups de 1h. Après quelques minutes d’attente, nous voilà prêts à conquérir les lieux ! On découvre avec un peu de tristesse à nouveau le lieu amputé d’une grand hall, déservant donc une main stage, et un petit club. Difficile de ne pas regretter l’année passée et ses deux grandes scènes occupant un belle espace et permettant d’être bien moins les uns sur les autres. Autre chose amusante, un bal de promo est organisée en parallèle amenant son lot de jeunots vineux, et la limite privatisation du club au début. On arrive à temps pour entendre les sonorités ténébreuses et glaciales de Molécule. L’artiste qu’on avait découvert il y a deux ans aux Nuits de la Filature, nous présente ici son nouveau projet composé au cœur des glaciers du Groenland. Les sons technos sont synthétiques et froids, teintés par l’atmosphère polaire du grand nord. On y distingue de nombreux sons de son aventure comme des aboiements de chiens de traineaux, craquements de glace et nature loin d’être silencieuse sous ces latitudes ! S’en suit Agoria qui constituera sans nul doute le meilleur set de la soirée ! Jamais monotone, le lyonnais nous distille une techno classe, jouant avec les contrastes. Une musique s’adressant à la fois au corps et à l’esprit, teintée  d’influences de Détroit si propres à l’artiste ! Un voyage artistique dont les lumières de la scénographie Physis de The Absolut Company Creation caresseront si bien ! Ça sera l’artiste belge Charlotte de Witte qui fermera le bal. Malheureusement, on retrouvera un set bourrin comme on pouvait s’y attendre, mais manquant cruellement de nuances et assez vite ennuyeux. La reine de la techno qu’on a souvent eu l’occasion de voir, se dirige de plus en plus au fil du temps vers des sets trop standardisés, sans réelle surprise, en mode pilotage automatique ! Surement dû à son trop grand nombre de prestations inscrites à son agenda. On préférera du coup le Club en fin de soirée, avec un changement total d’ambiance ! Un Terence Parker bien moins énervé, on se sent plus à l’aise pour respirer la salle étant bien moins bondée ! La musique y est chaleureuse, principalement rétro house avec un soupçon d’influences disco. Un vrai régal pour les amateurs de sons à l’ancienne !

La pluie est de mise en cette seconde soirée grisonnant un peu notre moral ! Bien décidé, à voir ce que les artistes ont à découdre, on se motive à y retourner ! Le lieu paraît bien moins chargé, et arrivé sous les coups de 00h, on se précipite vers la grande scène pour y voir notre Péo régional ! Toujours à son aise, variant les registres, écoutant ses envies, il nous enivre à travers son set percutant et malin ! Prend la suite, Viken Arman, jeune producteur et dj français qui va mettre un voile de deep sur la filature. Teinté d’influences orientales par moment, on voyage à travers un set à ambiance sombre vraiment cool et dont on aimerait entendre plus régulièrement ! N’to, l’un des fondateurs du fameux label Hungry Music, déboule en live dévoilant une performance comme à son habitude. Ses musiques sont teintées d’émotions, elles offrent de jolis rebondissements, des montés et descentes malignes, mais aucune surprise comme à son habitude ! Nous sommes sans doute plus dans les découvertes du début du label ! C’est le grand Kink qui clôturera ces nuits ! Le producteur reconnu pour ses lives nous fera grandement voyager pendant la première heure avec sa prestation live toujours bluffante ! Une table remplie de synthés, et autres joyeusetés nous emmène dans un univers house unique. Peut-être dû à la fatigue, on trouvera la seconde heure beaucoup plus monotone mais loin s’en faut de bouder notre plaisir !

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