REPORT – Un jour au paradis

REPORT – Un jour au paradis

9 juillet 2019 0 Par Gauvain

Il y a de ces jours où on se dit que tout va mal, et qu’on fonce droit dans le mur… Et puis, il y en a, où c’est l’inverse ! Où l’on a foi en l’humanité. On se sent léger et bien ! Notre excursion dominicale à Paradise City Festival en était de ceux là, un doux voyage à travers un village où s’est laissé vogué de DJ set en DJ set.

Un festival d’électro, encore un ? Oui, mais pour le coup, avec des ingrédients différents ! Tout d’abord, un lieu magique, sur les abords d’un château, bordé d’eau. De légères ondulations apparaissent à la surface des étendues bleues, provoquées par les différents sound system. Un décor de haute volé composé de bois recouvrant chaque structure, couplé à des tentures dans les tons marâtres, donnant un aspect très naturel à l’ensemble du site. Des stands de bouffe entièrement vegans avec une large sélection de mets venus d’ici et d’ailleurs. Des prix assez doux, et une sélection sympathique de breuvages accompagnent notre périple dans cette charmante bourgade aux airs de kermesse.

La nouveauté de cette édition, vient d’une quatrième scène sur l’eau, s’ajoutant aux trois premières. Bien que toutes charmantes, elles ont chacune leur ambiance bien sympathique. Ce cocktail se voit s’embellir à merveilles avec les jolies lanternes parcourent tout l’espace aérien du festival et dégageant une atmosphère champêtre des plus belles.

Ambiance forte à notre arrivé, avec 2manydjs. Ils offrent, comme à leurs habitudes, un mashup de musique à base d’électro entremêlée de nombreuses références pop et rock. Percussif, ça nous plaît, et nous mets directement à l’aise ! Stereoclip distille de son côté des sons laconiques et planants bien propices à ce milieu d’après-midi ensoleillé. Un peu moins inspirante, Vaal nous susurre quelques classiques à l’oreille, pourtant, la mayonnaise a dû mal à prendre, et on dérive vite vers d’autres horizons.

Todd Terje propose une option très house bien exécuté. Même si ce n’est pas notre tasse de thé, on se régale de l’atmosphère apaisante du public, et se surprends à s’y perdre jusqu’à DJ Koze. Figure à part de la scène allemande, il réussi à nous transporter à l’aide de sa musique dans un de ces voyages séduisants. Tantôt electronico, tantôt techno, avec toujours un timbre d’Orient et d’Afrique, on adhère à l’atmosphère quasi psychédélique qu’il dégage. Bien qu’un peu mou et très reggae lors de ses premières notes, Dixon rattrape le tir après un petit quart d’heure pour nous proposer un set tinté de vas-et-viens. Un moment qu’on aurait pensé plus percussif, qui fini tout de même bien notre agréable journée.

Le temps d’une journée, entre écolos de l’extrême, jeunes déjantés, cinquantenaires en manque de jeunesse, pin-up tout droit sortie d’un défilé de mode, et autres individus en point sur leur vie, on se sera senti proche d’un paradis. Un lieu à l’emprunte carbone neutre, et où l’on se rappelle comment il est bon de dire merci à la nature quand celle-ci nous caresse doucement le visage à travers les rayons de son soleil.

Texte et photos : Lisa et Gauvain