REVIEW – A Beautiful Day de Lynne Ramsay

On comprend pourtant dans le fond ce que la réalisatrice a voulu montrer et elle y parvient par instant notamment durant la très surprenante scène du coffee à la toute fin. Cependant cela ne saurait gommer la confusion et parfois l’ennui régnant durant le reste du film. On aimerait adhérer mais jamais la réalisatrice ne nous emporte. L’histoire avec la jeune fille par exemple souffre d’un réel manque de profondeur. On reste là sans jamais s’émouvoir de son sort. Si cela ne m’as pas forcément dérangé, la violence, fortement présente, devrait également en rebuter certains.

Pour accompagner cette longue descente aux enfers, Jonny Greenwood (Radiohead) a composé une bande sonore brute traversé de sonorités dissonantes. Là encore, c’est plutôt  réussi mais ça n’égale jamais les somptueuses compositions réalisées pour les films de Paul Thomas Anderson.

Heureusement la réalisatrice parvient à ne pas trop s’étaler et on se dit que quatre-vingt-dix minutes sont ici bien suffisantes. On saluera également la volonté de ne pas en faire trop en évitant le surplus de provocations gratuites. On en ressort avec une impression d’inachevé et un sentiment de frustration, comme si la réalisatrice était passé très près d’un potentiel grand film sans jamais être parvenu au but recherché.

 

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