REVIEW – Accursed Skin de Teitanblood

Quand on parle de l’Espagne, on pense immédiatement à la tortilla, au foot ou encore au flamenco, de la musique chaleureuse et dansante. Naviguant dans les tréfonds du métal obscur, TeitanBlood est l’exact opposé de cette image caliente. Sur cet EP comprenant deux titres pour une durée avoisinant tout de même les vingt cinq minutes, les espagnols continuent  leur périple sonore à base de black métal et de death métal. N’étant pas forcément un vrai spécialiste du genre, je n’avais à vrai dire jamais entendu parler de ce groupe. A l’écoute de cet EP, il est clair que j’ai loupé quelque chose, il y a là toute la créativité d’un genre en perpétuel évolution et qui connait l’une de ces périodes les plus intéressantes. a2122823056_5

Dès l’introduction d’Acursed Skin, on se retrouve embarqué dans un univers poisseux et sale. Une guitare acérée arrive alors suivi par une section rythmique façon rouleau compresseur et le chant guttural finit de planter le décor. Il y a peu, j’ai vu une interview de Joe Duplantier de Gojira qui comparait le métal à la musique classique par certains aspects de la composition. Ce premier titre répond en partie à ce rapprochement pas si hasardeux, il y a là plusieurs mouvements qui se suivent avec  beaucoup de fluidité.

Alors bien sûr il faut s’accrocher pour ne pas céder sous les coups de butoir d’un batteur survolté et il est évident que cette musique ne s’adresse qu’à un public averti. Le groupe ne relâche quasiment pas la pression et déclenche par instant un véritable mur du son susceptible de rendre cinglée toute personne étrangère à ce style. A peine le temps de reprendre sa respiration sur les rares moments d’accalmie que la machine reprend la route, dévastant tout sur son passage.

Le second titre Sanctified Dysecdysis est du même acabit. L’énorme partie de batterie avec ses roulements fous sur les toms est totalement dingue. Histoire de varier les plaisirs, les ibériques nous balancent des plans dignes du Sepultura des grandes heures, des riffs accrocheurs au possible dont le groove tranche remarquablement bien avec le reste de la composition.
Semant le chaos et la désolation, les espagnols ont parfaitement réussi leur affaire, il y a là beaucoup de maîtrise dans la technique, la composition, la production et nul doute que l’on guettera avec attention la sortie d’un hypothétique nouvel album.

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