REVIEW – Chemical Miracle de Trophy Eyes

Crée dans les années 70, le pop punk aura connu son heure de gloire à la fin des années 90 et au début des années 2000.  Parfois méprisé pour sa facilité technique et son coté trop commercial, il n’empêche qu’il aura accouché de quelques-uns des albums les plus fun de ces vingt dernières années. Ce côté cool et sans prise de tête, on le retrouve aujourd’hui chez la jeune formation Trophy Eyestrophy-eyes-web

Originaire de la ville de NewCastle en Australie et actif depuis 2013, le quintette Trophy Eyes reprend donc le flambeau sur son rafraîchissant second album dénommé Chemical Miracle. Pour débuter ce nouvel effort, le groupe sort l’artillerie lourde avec l’énorme single Chlorine et son refrain entêtant. Derrière ce démarrage en trombe, Counting Sheep rappellera inéluctablement certaines compositions de Sum 41. Difficile d’ailleurs de ne pas évoquer l’héritage du pop punk américain sur cet album. On se croirait revenu 15 ans en arrière lorsque l’introduction de Home is, très Blink 182 façon Adam’s Song, résonne dans nos enceintes.

Ailleurs le groupe n’hésite pas à se montrer plus sombre. Heaven Sent et Daydreamer nous transporte avec leurs mélodies en béton et ce petit côté nostalgique dans le couplet qui a toujours été l’une des marques de fabrique du mouvement.

Autrefois un peu plus hardcore, les aussies n’hésite pas non plus à faire parler d’autres influences comme Enter Shikari. Certes le style est un peu différent mais on retrouve la sensibilité de la formation britannique sur l’excellent enchaînement Rain on Me avec le minimaliste Chemical. On notera que l’alternance chant clair et hurlement est pleinement maîtrisé tout le long de l’album.

Dans un registre encore différent, l’influence du hardcore mélodique à la Devil Sold His Soul permet au groupe de proposer le vibrant et quasi hymne Miracle qui ne souffre que d’un défaut, sa trop courte durée.

On s’attardera un peu sur les petites baisses de régimes de l’album. Le groupe semble parfois à court d’inspiration. Suicide Pact et Breathe you in sont surement les moments les plus faibles de ce nouvel album, du remplissage tout à fait dispensable.

Finalement si le groupe ne parvient pas vraiment à sortir de ses influences, il réussit l’un des albums pop punk les plus intéressants de l’année et a le mérite de proposer du sang neuf dans un genre qui a toujours du mal à se renouveler en terme de noms.

Le potentiel est là et nul doute que l’on guettera avec attention la sortie d’un potentiel futur troisième album.

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1 thought on “REVIEW – Chemical Miracle de Trophy Eyes

  1. hé, c’est un dimanche où je m’instruis: le vocabuaire fuse de partout: du ponzu au yuzu, des scallops… je m’en vais vite d’ici, sinon je ne pourrai plus passer les tests d’entrée dans nos soirées privées (tests d’inculture gÃl.a©rée)n..

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