REVIEW – False Readings On de Eluvium

Figure incontournable de la musique ambiant et du label Temporary Residence limited, Matthew Cooper a.k.a Eluvium continue son petit bonhomme de chemin avec False Readings On. Le compositeur américain propose ici un nouvel album dans la lignée de ces prédécesseurs, sans véritables innovations mais en conservant son savoir-faire indéniable.0007805630_10

Pour s’immerger au mieux dans ce nouvel album d’Eluvium, il est conseillé tout d’abord de faire le vide autour de soi. Seul, allongé, le casque vissé sur les oreilles, vous voilà prêt à quitter la réalité le temps d’une heure d’accalmie.

Stangework, son orgue aérien et son piano fragile se charge d’amorcer le trip musical avant que Fugue State et ses chœurs célestes n’assurent la vitesse de croisière. Les pensées se font déjà plus abstraites et rêveuses. On passe la stratosphère avec le spatial Regenerative being, direction les étoiles en totale apesanteur et en toute quiétude. Un air d’opéra finit de transformer ce petit bijou en une ode au parfum métaphysique. Une composition grandiose incroyable de sérénité.

Washer Logistic  n’est pas sans rappeler l’album Espais du compositeur John Beltran, sorti l’année dernière. L’excellent travail sur la texture donne un côté spectral et flou à cette composition contemplative. Movie Night Revisited est lui plus hésitant, comme un peu perdu entre paysages brumeux et mysticisme et du coup s’avère être l’un des rares faibles titres du disque. Tant que l’on est au rayon des petites déceptions, on y ajoutera Individuation, une jolie composition minimaliste de piano mais qui ne colle pas vraiment avec l’ambiance particulière voulue sur l’album.

Sur Beyond The Moon For Someone In Reverse ou encore Roscharch Pavan, le compositeur joue avec un bruit blanc quasiment omniprésent créant une sensation de flottement qui pourra s’avérer agréable ou complètement perturbante. Vient alors l’heure de faire marche arrière et de redescendre sur terre. Le voyage touche à sa fin dans une atmosphère électrique très chargé. Posturing Through Metaphysical Collapse est clairement plus à rapprocher du Shoegazing que de l’ambiant. 17 minutes saturées à la fin oppressante et expérimentale.

Touchant du doigt des sentiments assez indescriptibles, la musique d’Eluvium agit comme une exhortation à un véritable voyage, à la recherche d’une paix intérieure. Après Julianna Barwick ou encore Olafur Arnalds, Eluvium offre une nouvelle sortie conséquente dans le domaine de la musique relaxante pour l’année 2016 et on ne va pas s’en plaindre. Les compositions oniriques de nouvel opus vous emmèneront loin dans vos rêveries, dépaysement garanti.

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