REVIEW – Feel Infinite de Jacques Greene

Implanté sur la scène électro house depuis 2010, le canadien Jacques Greene aura multiplié la sortie d’EP’s et de remix avant de s’attaquer aujourd’hui au long format. Plutôt que de se précipiter et profiter trop rapidement d’une notoriété grandissante, il a pris le temps de concevoir un album cohérent faisant ressortir toute l’expérience accumulé ces dernières années.

Il faut bien le dire, les bons albums de House ne courent pas les rues. A vrai dire, les protagonistes du genre sont souvent d’avantage concentré à peaufiner des singles plutôt que de tenter l’expérience du LP.  Avec Feel Infinite, le montréalais a donc la difficile tâche de parvenir à capter notre attention sur onze titres.

Fall ouvre le bal en toute tranquillité, un échauffement à ce qui va suivre. Pas de kick, juste une basse bien présente, une ligne de synthé un peu évasive et des vocals féminins que l’on jurerait emprunté à Disclosure. Passé ce tour de chauffe, les choses sérieuses commencent alors. On pose ses affaires aux vestiaires et on pénètre la salle principale. Feel Infinite fait monter la température avec une ligne de basse plus deep, une ligne de synthé entêtante et une production bien plus fourni. Le kick s’installe alors d’avantage sur To Say, un morceau de house un peu mélancolique conçu pour la tête et les pieds. On s’imagine l’écouter idéalement au coucher du soleil sur une plage d’ibiza, quelque part au milieu d’une foule euphorique.

Beaucoup plus pop, True se rapproche d’avantage du format radio, couplet/refrain. On pense parfois à Duke Dumont, notamment dans l’utilisation de la voix, en l’occurrence celle de How to dress well ici. Un morceau agréable qui nous fait quitter le dancefloor, le temps d’aller boire un verre tranquillement installé. L’atmosphère est apaisé et chaleureuse, seul I Won’t Judge viendra alors assombrir l’ambiance, un track entraînant plus dark et froid.

La basse slappée de Real Time ramène un côté plus funky marchant sur les terres empruntées récemment par Julio Bashmore. On se passera volontiers du plus onirique Cycles, une transition sans grande inspiration vers l’excellent You can’t Deny, une bombe pour Dancefloor, le croisement parfait entre l’univers de Moderat et le I Love you So de Cassius.

Jacques greene semble ne pas trop savoir quoi faire sur Afterglow mais il ne manque pas sa brillante conclusion avec You see all my light . Voilà le track idéal pour clôturer n’importe quel DJ Set, l’un des meilleurs morceau de l’album assurément.. Profond et lumineux, ce morceau conclut de la meilleure façon possible un album soigné, confirmant là un artiste à l’avenir prometteur.

 

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