REVIEW – For We the Living de Superpoze

Il y a quelques années de cela, un célèbre magazine musical, Tsugi pour ne pas le nommer, présentait en couverture Superpoze accompagné de Fakear et Thylacine. Si le premier a plutôt déçu avec son album Animal, le second a délivré fin 2015 le magnifique Transsiberian. C’est avec For We Living que Superpoze refait aujourd’hui surface et il clair que les espoirs placés en lui n‘étaient pas vain.

Huit titres en un peu plus de 35 minutes, Gabriel Legleux, de son vrai nom, a choisi d’aller à l’essentiel et bien lui en as pris. Conçu comme une ode à une apocalypse à venir et notamment inspiré par l’excellent film Take Shelter, For We living est une expérience musicale fascinante et un véritable voyage auditif. Dès l’ouverture Signal, on comprend que le Caennais a les idées claires et sait précisément où il va. La campagne, un lever de soleil, une brume persistante et un long trajet en train dont la destination semble inconnue. Par la fenêtre, la promesse d’une belle journée apaisé. On pense immédiatement à Rone, Thylacine ou Boards of Canada pour le coté organique. Le kick s’installe en douceur, sans agressivité et inéluctablement les sonorités deviennent plus intrigantes. For we the living semble emprunter la même route jusqu’à l’apparition d’un splendide break. Un piano mélancolique pose une atmosphère plus grave, dehors le temps se couvre. Une pluie fine a remplacé le brouillard. Le train quitte la campagne sur Azur, direction la ville et ses industries plus froides, le son devient plus métallique et toujours plus menaçant, on quitte la zone de confort.
La journée se déroule puis vient le très touchant On the Mountain Top. On comprend que la fin du monde se déroulera dans la douceur la plus totale. Pas d’explosion, pas de violence, le crépuscule s’installe. Le cotonneux Hidden et son piano nous emmène vers l’au-delà, en totale apesanteur baigné par une douce lumière.
On pénètre alors des territoires inconnus sur A Photograph, les contours s’estompent autour de nous et c’est guidé par la voix profonde de Dream Koala que l’on arrive à destination. Le rêve se termine ainsi, on se réveille en douceur avec The importance of Natural Disasters, un retour à la réalité délicat encore à moitié plongé dans nos songes. Quelques chants d’oiseaux au loin annoncent une bonne journée, l’écoute de ce nouvel album de Superpoze y sera sans doute pour quelque chose. Voilà un projet rondement mené et le tout a même pas 25 ans, pourvu que ça dure.

On retrouvera Superpoze à l’Aéronef le vendredi 17 Mars, l’occasion unique de savourer en live ce nouvel opus. Plus d’info par ici : https://culturovore.com/news-pose-a-laeronef-avec-superpoze-et-dj-pone/

 

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