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REVIEW – I’m Only Dreaming d’Eisley

Les photos du groupe ne trompent pas, Eisley est bien une affaire de famille comme on en fait de plus en plus rarement. Ayant grandi en partageant probablement une culture musicale commune, le quintette originaire du Texas revient aujourd’hui avec son cinquième album. Jusque-là, je n’avais pour ainsi dire jamais entendu parler de ce groupe et il aura fallu d’une écoute hasardeuse et heureuse pour découvrir là une bien belle collection de pop songs.

A l’écoute des premiers titres, il est évident qu’Eisley est une formation visant d’avantage l’efficacité mélodique que la recherche expérimentale. I’m Only Dreaming, c’est onze titres en 4/4 ne s’éloignant jamais trop de la formule consacré Couplet/Refrain/Couplet/Refrain/Pont/Refrain. Faire ressortir ce genre d’album de la masse requiert un dosage précis et chanceux.  Ici la magie opère au travers de chansons souvent très agréables et harmonieuses traversé d’une forme de mélancolie touchante. 

On constate que l’héritage de la pop des années 90, début 2000 est encore bien présent dans le cœur de la fratrie DuPree. C’est flagrant sur les premiers titres, A song for the birds et My Best friend en particulier. On retrouve une atmosphère un poil rétro, façon teen movie dans les lycées américains, replongeant dans des souvenirs pas si lointain.

Par la suite, à partir de Sparking, le groupe s’enfonce d’avantage dans une pop plus aérienne et grave et on pense beaucoup à The Pain of Being Pure At Heart ou encore Au Revoir Simone pour la touche électropop. Rabbit Hole permet au groupe de s’orienter d’avantage vers une folk apaisé plus profonde ou l’on retrouve toujours cette production semblant daté d’il y a dix ans.

Louder Than Lion est le morceau le plus éloigné de la ligne directrice de l’album et aussi le seul faux pas à mon sens. En manque d’inspiration sur cette composition fade manquant clairement d’envergure, le groupe s’essouffle ici et ne parvient jamais à susciter une quelconque émotion. Le quintette remonte tout doucement la pente sur le correct You are Mine avant de nous faire succomber de nouveau avec le catchy When You Fall , pas très loin de l’univers pop mainstream de Taylor Swift.

Le splendide Snowfall permet de mettre en avant la jolie voix de la chanteuse Sherri DuPree dont le style est parfois proche de certaines chanteuses de métal symphonique. La formation rate un poil sa sortie avec le moins convaincant Brightest Fire mais aura, en tous les cas, réussi un bien bel album de pop, indispensable pour les amateurs du genre.

 

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