REVIEW – Last Place de Grandaddy

L’histoire débute à l’aube des années 2000. Issu de Modeste en Californie, les américains de Grandaddy répandait à l’époque la bonne parole Indie pop aux travers d’albums de grande qualité n’ayant jamais connu le succès qu’ils auraient mérités. Ils y avaient là de magnifiques compositions de dream pop aux accents d’Amérique profonde avec une sonorité reconnaissable parmi mille. 

L’aventure s’arrête soudainement en 2006 avec Just Like the Flamby Cat, une fin en demi-teinte laissant un gout d’inachevé. Depuis, puis rien, silence radio quand enfin, sur leur tournée estivale de 2016, ils annoncent la sortie tant attendu d’un nouvel album pour 2017. Ce nouvel opus, c’est Last Place et nul doute que la bande de Jason Lytle y a retrouvé son modjo.

Dès les premières mesures de Way We Won’t, on reconnait la patte du groupe que ce soit au niveau de la mélodie ou des arrangements avec cette production lo-fi si typique du quintette. Ce son si caractéristique, on le retrouve plus loin sur l’impeccable midtempo I Don’t wanna live here anymore avec cette légèreté hérité du surf rock, quelque part entre Weezer et les Beach Boys. Evermore et ses sonorités synthétiques rétro ne manquera pas de nous rappeler au bon souvenir de l’album Sumday.
L’un des point forts du groupe a toujours été de jouer avec les contrastes en nous balançant entre des émotions paraissant si opposés. This is a part possède ainsi cette dualité, il y a là une atmosphère grave duquel on peut pourtant en extraire une sorte d’apaisement. C’est tout simplement beau et d’une sensibilité à fleur de peau vraiment touchante.

Sur The Boat is in the barn, un couplet mélancolique est complété par un refrain rêveur que ne renierait pas un groupe comme The Flaming Lips. Le groupe part même dans des contrées Floydienne où des espaces grandioses se présentent à nous, voir le superbe A lost machine.

Le groupe est toujours capable de venir déjouer un peu les attentes en proposant une autre facette de leur créativité. Sur Check Injin, ils accélèrent le tempo et proposent un morceau rock plus expérimental et plus agressif. Il y a aussi Jed The 4th, une relecture tordue du morceau Jed’s other poem.

Voilà donc l’un des come-back les plus réjouissants de ces dernières années. Les californiens n’ont rien perdu de leur superbe offrant là une splendide collection de morceaux Indie Pop dont eux seuls ont décidément le secret.

 

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