REVIEW – Life de Daniel Espinosa

Un film de science-fiction se déroulant dans l’espace et traitant d’une dangereuse créature extraterrestre. Avouez qu’en terme de pitch, on frôle le degré zéro de l’inventivité. C’est donc avec une très faible motivation  que je me décide à aller passer le temps au cinéma devant Life.

Dirigé par un obscur réalisateur suédois du nom de Daniel Espinosa, Life nous emmène au cœur de la station spatiale internationale où réside une équipe de 6 astronautes. Revenue de Mars, une sonde leur apporte à bord des échantillons de sol. Petit à petit, le biologiste de l’équipe parvient à y trouver une forme de vie étonnante et mystérieuse qui va rapidement s’avérer très dangereuse, mettant en péril la vie de l’équipage.

Pour se différencier des nombreux films du genre, Daniel Espinosa a choisi de traiter son sujet avec rigueur. A l’image de l’excellent Gravity, il choisit une approche réaliste pour raconter le périple des six astronautes. C’est là que le film prend toute sa valeur, l’immersion du spectateur est immédiate. Life est un film réellement angoissant et l’on se met très facilement dans la peau des protagonistes. On ressent leurs peurs d’avantage que dans de nombreux films de survival. La créature du film est réellement terrifiante, certaines scènes sont visuellement très marquantes.

Ici pas de héros, pas de sauveteur miracle, chacun essaie de réagir de façon scientifique en évitant de céder à la panique. Dans un souci de rendre toujours aussi crédible son histoire, le réalisateur a choisi de ne pas mettre un personnage en particulier en surexposition. Il y a pourtant l’excellent Jake Gyllenhall au casting mais son personnage est traité d’égal à égal avec les autres. Cosmopolite et mixte, l’équipage suscite rapidement de la sympathie. Le scénario prend le temps d’installer intelligemment chacun des personnages.

Mené sur un rythme très bien dosé, s’accélérant progressivement, Life est un film très bien construit, tenant en haleine le spectateur deux heures durant. Le reproche majeur que l’on peut lui adresser est plus à chercher dans les incohérences scénaristiques, notamment en ce qui concerne le comportement de la créature.  Il y a notamment cette scène avec le scalpel qui frôle le ridicule.

Souvent comparé par paresse à un sous Alien, Life vaut donc clairement bien mieux que les critiques mitigés qu’il a reçu avec en plus une fin assez géniale. Visuellement impressionnant et captivant, voilà en définitive l’une des plus belles surprises de ce début d’année.

 

 

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