REVIEW – L’Odyssée de Jérôme Salle

Personnage incontournable du XXe siècle, le commandant Jacques Yves Cousteau a traversé les mers du monde entier. De ses aventures aux quatre coins du globe, il en a tiré des documentaires suscitant un grand émerveillement et redonnant le goût à l’exploration. Aujourd’hui le réalisateur Jérôme Salle remet en avant l’homme au bonnet rouge en s’intéressant à toutes ses facettes, notamment les plus sombres. lodyssee-affiche

Le réalisateur français a montré qu’il était un amateur de grand spectacle. Comme pour ses précédents films, Largo Winch entre autres, il se donne de nouveau les moyens de ses ambitions. Dès les premières images, on sent la volonté de créer un divertissement made in France, haut de gamme, accompagné d’un parfum d’aventure.  Mené sur un excellent rythme, le film a le mérite de nous faire voyager et de suivre pas à pas l’incroyable périple du commandant Cousteau.

Aidé par une photographie de grande qualité, on reste souvent admiratif devant certains plans sous-marins ou paysages. La séquence avec les requins est remarquable, les plans tournés en Antarctique sont d’une incroyable beauté.

Le film s’installe dans une démarche très classique lors de la première partie, c’est fluide et bien mené mais ça manque d’un peu de piment. Dans un second temps, lorsque le réalisateur s’attache aux points d’ombres du commandant Cousteau, le film devient alors beaucoup plus intéressant. Derrière l’image médiatique de l’explorateur génial se cachait en fait un homme un peu mégalo et très égoïste. C’est notamment à travers les personnages de Simone et Pierre Cousteau, l’épouse et le fils,  que l’on se rend compte des aspects les plus troubles du personnage. Au passage, on notera que Pierre Niney, dans le rôle du fils, est une fois de plus impeccable. Il élargie encore sa palette de jeu et s’affirme comme l’un des comédiens français les plus intéressants du moment.

Le film délivre également un message écologique plutôt convaincant et parvient à sensibiliser bon nombre de spectateurs. Lorsque le film se passe de mots, il devient un manifeste très efficace contre la pollution des mers. On pense notamment à cette séquence frappante où Pierre Cousteau replonge, 20 ans plus tard, à l’endroit de ces débuts….

Ce film retrace donc avec beaucoup de fidélité, la vie de cet homme extraordinaire. On regrettera juste le manque global de lyrisme et une bande son un peu plate de la part d’Alexandre Desplat. Jérôme Salle a vu grand et a voulu montrer beaucoup de la vie de Cousteau et de ses proches. Les séquences s’enchainent très vite et manquent bien souvent d’un souffle épique indispensable. Reste donc un biopic efficace et utile, une belle leçon d’histoire contemporaine qui n’a pas à rougir face aux grosses machines hollywoodiennes.

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