Affiche du film

REVIEW – Miss Peregrine et les enfants particuliers de Tim Burton

miss-peregrine-2Suivant le rythme soutenu d’un film environ tous les 2 ans, Tim Burton présente son dix-huitième film, un conte fantastique nommé Miss Peregrine et les enfants particuliers. Au sommaire de cette nouvelle aventure : enfants surdoués, monstres, pouvoirs magiques et boucles temporelles.

Tiré d’un best-seller pour enfants de Ransom Riggs paru en 2011, Miss Peregrine raconte l’histoire d’un adolescent solitaire nommé Jake, interprété par le méconnu Asa Butterfield.  Alors que son grand-père Abe meurt dans d’étranges circonstances, Jack décide de se rendre aux Pays de Galles pour y répondre de ces dernières volontés. Il va y découvrir un monde secret aux étranges habitants, des enfants aux pouvoirs magiques surprenants.
À partir de cette intrigue, il va alors se dérouler une aventure dont Tim Burton raffole, faite de bizarreries et de monstres en tous genres. Comme bien souvent dans sa filmographie, il trouve là le moyen d’y évoquer quelques-uns de ces thèmes de prédilection comme le droit à la différence ou encore la solitude.
Le scénario dans son ensemble est globalement bien ficelé et l’histoire si elle est longue à démarrer est ensuite menée sur un bon tempo. Il y a quelques bonnes trouvailles comme cette idée de boucles temporelles plutôt bien exploitée. Néanmoins le film peine à vraiment surprendre de par son schéma déjà vu. Il s’agit d’un conte dans ce qu’il y a de plus élémentaire, le bien contre le mal avec des personnages assez stéréotypés.

Sinon comme souvent chez le cinéaste américain, le coté visuel est extrêmement soigné et donne lieu à certaines séquences de toute beauté. Les plans sur la plage où dans le village notamment rendent justice à l’atmosphère particulière  des îles britanniques. Les méchants du film quant à eux sont très moches et très réussis. Au détour d’une bataille avec des squelettes, Tim Burton en profite également pour glisser un petit hommage bienvenu à l’un de ces héros d’enfance, le créateur d’effets spéciaux Ray Harryhausen.

Côté prestation des comédiens, on retiendra surtout la beauté mystérieuse d’Eva Green qui sied parfaitement à son personnage. Samuel L Jackson a tendance à en rajouter un peu trop et le reste du casting est très propre, trop propre sans doute. Conséquence directe, il est bien difficile de ressentir de l’empathie vis-à-vis de l’un des personnages en particulier et c’est bien là l’une des lacunes du film.

En fait quand on y pense c’est le film en lui-même qui est souvent trop lisse et ne s’autorise pas assez d’écarts. Tim Burton fait du Tim Burton, le film reste agréable à suivre mais on sait plus ou moins à quoi s’attendre avant même d’avoir vu le film.

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