REVIEW – Mr Wolff de Gavin O’Connor

Si les récents À la Merveille ou encore Gone Girl ont démontré les réelles capacités de Ben Affleck à s’écarter du film d’action pur et dur, il n’en reste pas moins qu’il est dans l’imaginaire collectif un acteur abonné aux films virils. Quelques mois après Batman Vs Superman, il revient en super bureaucrate dans Mr Wolffmr-wolff-affiche

Christian Wolff est un expert-comptable semblant mener une vie tranquille. Souffrant d’autisme depuis son enfance, il est néanmoins parvenu à devenir un crack dans son métier. En parallèle de ses activités légales, il est ainsi également un conseiller avisé pour des organisations mafieuses et de ce fait une cible pour la brigade anti criminalité du ministère des finances américaines.

Au vu de la bande annonce et des promesses suscitées par Gavin O’Connor depuis le  recommandable Warriors, on était en droit de s’attendre à un film d’action nerveux à la Jason Bourne mais l’attente va vite laisser place à une semi déception.

Si l’histoire avait sur le papier de quoi nous emballer, le scénariste semble vite perdu par son sujet et les situations s’enchaînent sans qu’on n’y capte grand-chose. Passé et présent se mélangent de façon confuse et on ne comprend pas forcément les motivations qui ont amené Chris Wolff à devenir ce qu’il est. Le film, évoquant la criminalité à l’international, on pensait pouvoir aussi être un peu dépaysé. Au lieu de ça, le réalisateur ne fait qu’esquisser les relations de Chris Wolff avec les organisations mafieuses du monde entier.
Autre point noir du film, les seconds couteaux manquent vraiment d’épaisseur. La relation vaguement amoureuse entre Chris Wolff et Dana ne prend jamais. Anna Kendrick, faute à un personnage inintéressant sans aucune complexité,  dégage bien peu de choses sur ce film et ne semble jamais vraiment concernée.

Tous ces défauts ne doivent cependant pas faire oublier que le film possède aussi de réelles qualités. Ben Affleck campe avec beaucoup d’autorité ce comptable expert de la gâchette à la méthodologie froide. Sans montrer beaucoup d’émotions, il parvient à rendre charismatique son personnage de part une présence imposante à l’écran. Les troubles psychologiques du personnage principal sont suffisamment bien retranscrits pour susciter de l’intérêt tout comme la relation pour le moins singulière entre Chris Wolff et son père. On notera également quelques petites touches d’humour bienvenues permettant d’égayer un peu l’univers froid et violent dans lequel tout ce petit monde évolue.

Vous l’aurez compris, Mr Wolff est un divertissement de moyen calibre pénalisé par une écriture trop décousu mais sauvé par la présence de son personnage principal. A voir pour passer le temps.

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