REVIEW – Night Melody de Rival Consoles

Le label Londonien Erased Tape records, créé en 2007, est certainement l’un des plus intéressants du moment. Outre Nils Frahm et Olafur Arnalds, il peut également compter sur un autre musicien de talent pour s’assurer une image de qualité, le dénommé Rival Consoles. Ryan Lee West de son vrai nom, presque 10 ans de carrière, revient avec Night Melody, un nouvel et court opus de seulement 6 titres.rival-consoles-press-photo_by-lenka-rayn-h-fine-art-photography_03

Pattern of the north, le premier titre du périple musical est une habile introduction à ce qui va suivre. On y trouve un mélange de textures oniriques flottantes et d’une techno froide rappelant le travail d’un certain Jon Hopkins ou du dénommé Panda Valium pour qui s’en souvient. Soutenu par une ligne de basse profonde, il y a là un côté dramatique et mélancolique qui n’aurait pas démérité sur Immunity.

Johannesburg se situe dans la même veine mais dévoile une façade plus sombre. Les sonorités se veulent plus dérangeantes et plus rugueuses. On ressort totalement perturbé par l’émotion froide et indescriptible qui s’en dégage. Se terminant dans une ambiance que n’aurait pas reniée Apparat, voilà le meilleur titre du disque assurément.

Malgré un démarrage assez glacial, Slow Song redonne un peu plus de chaleur à l’ensemble. Laissant se profiler des paysages plus réconfortants et cotonneux, voilà un morceau idéal pour un road trip avec le coucher du soleil en toile de fond.

Lone nous fait repartir sur des territoires plus abstrait. On pense parfois à Gold Panda dans la manière de superposer textures organiques et sonorités étranges. Un morceau non dénué d’intérêt mais ne parvenant pas à suffisamment évoluer pour retenir toute notre attention. Night Melody souffre également des mêmes maux. C’est propre mais rien de vraiment emballant. L’émotion peine à passer, le producteur semblant hésiter quant à la tournure à accorder à ce track proche de l’univers de Kölsch.

Heureusement What Sorrow parvient à remonter la barre avec sa remarquable superposition de couches enivrantes et sa mélodie fragile. Dessinant des décors hivernaux enneigés, voilà le titre idéal pour votre prochaine session de snowboard. On se laisse glisser le long de cinq minutes de toute beauté, un titre vertigineux plein d’espoir, véritable lâché prise sur le monde qui nous entoure.

Night Melody pourrait au fond se voir comme la véritable suite logique des travaux du label Border Community. Le terme IDM trouve ici tout son sens. Voilà un album s’adressant aussi bien à l’esprit qu’au corps, de la musique faite pour danser et s’évader.

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