REVIEW-No One Ever Really Dies par N.E.R.D

REVIEW-No One Ever Really Dies par N.E.R.D

3 janvier 2018 0 Par Vincent

Voilà un retour que l’on attendait plus vraiment. N.E.R.D, Le projet de Pharell Williams et Chad Hugo était au point mort depuis bientôt sept ans et à vrai dire on l’avait un peu enterré et oublié. Si Pharell a multiplié les productions avec beaucoup de succès au point que votre grand-mère pourrait en fredonner quelques refrains, on restait sans nouvelle de l’autre tête pensante du groupe, le très discret Chad Hugo. Surgit de nulle part, le groupe est réapparu en novembre dernier avec Lemon, un premier single bouncy à souhait en featuring avec Rihanna. 

Quand on voit la masse et la renommée des invités présents sur ce disque, on se dit que le groupe n’a décidément pas perdu de son aura. Très vite la mécanique se met en place sur le plaisant Deep Down Body Thurst , un morceau funky pile poil dans ce que l’on attendait d’eux. Voilà avec Gucci Mane et Wale reste dans cette même veine. Imaginez-vous dans une villa à Miami en plein été face à la plage, 21h, le champagne coule à flot, le soleil amorce sa descente et l’ambiance est feutré et décontracté à la fois. On retrouve cette atmosphère à la cool sur Don’t Don’t do it et sa guitare façon Lenny Kravitz.

Jusque-là, la bande de Virginia Beach jouait de son savoir-faire sans forcément proposer grand-chose de novateur. Sur 1000, le groupe durcit un peu le ton et propose un morceau plus énergique avec un kick plus imposant où Future s’y montre parfaitement à son aise.  En avançant un peu, on découvre des pistes moins évidentes. Il y a notamment le plus expérimental et minimaliste Rollinem 7’s  où une caisse claire jazzy se confronte à des basses froides percutantes. Ailleurs Lighting Magic Fire Prayer se veut tout aussi déconstruit mais s’avère bien plus fade. Kites en featuring avec MIA souffre du même constat avec meme cette désagréable impression d’y entendre une chute de studio, un travail un peu brouillon avec une ligne directrice difficile à cerner. Il ne faudra pas manquer par contre le jubilatoire et bien plus fun Secret Life of Tigers où des basses bondissantes accompagnent une mélodie colorée que ne renierait pas Gorillaz.

No One Ever Really Dies est l’album parfait en ce début d’année pour sortir un peu de la froideur hivernale et de la pluie battante. Rien de révolutionnaire ici, le groupe n’as sensiblement pas bougé de son credo, à savoir proposer une musique à la coolitude évidente, une pop estivale un poil futuriste teinté de grosses influences hip hop et RnB et de sonorités électroniques.