REVIEW – Spectrum of Love de You Man

grand_mix_21_10_16_10Je me souviens de la découverte de You Man par Birdcage. Ne pouvant m’empêcher d’écouter le morceau en boucle cinq ou six fois d’affilés. Puis après avoir navigué parmi les quelques autres morceaux sortis à l’époque, je me suis rendu compte de l’inévitable : You Man venait de souffler ses un an, et aucun album n’était prévu pour l’heure. À partir du jour où l’annonce timide d’une première sortie d’album pour  2016, j’ai eu hâte d’être le jour où je pourrais découvrir le long métrage.

Un premier titre a été dévoilé au mois de juin dernier s’inscrivant dans l’univers parfaitement, puis un autre fin septembre (le jour de mon anniversaire, si ce n’est pas un signe) plus déroutant. Assistant au premier live au Grand Mix fin octobre, j’ai découvert de nombreux titres durant la soirée, me spoilant l’album.

Who We Are ouvre cette album. Une simple ligne de basse résonne, puis des voix lointaines, et enfin un kick. Une sobriété permettant de s’immerger rapidement dans l’univers. Le morceau sonne à mes oreilles tel un messager annonçant l’album à venir. Changement de thème avec When We Fall. Morceau rempli de mélancolie admirablement mis en chant par Jérôme Voisin. Les nappes instrumentales si propres à You Man épousent magnifiquement la voix. Bien que surprenant à la première écoute, on s’étonne à l’apprécier au bout de quelques écoutes tellement il nous envoûte. Retour à un son plus traditionnelle avec Planet Circus. Le titre est construit autour d’une nappe de synthés digne de la house des années 90, et les effets utilisés par dessus permettent à la musique d’avoir une grande profondeur. Machines bruyantes tout droit sorti d’une usine parsemées de paroles composent Breathin.

Assurément plus dansant Into the sun, est également plus aérien. De douces mélodies s’élèvent, une rythmique acerbe claque en fond, et des basses rondes câlinent nos tympans. S’en suit Birdcage remixé pour l’occasion, puis There is a land second titre déjà dévoilé de l’album. Ce dernier est envoûtant, et n’est pas sans rappeler certaines sonorités de Drone Logic de Daniel Avery. “It’s like to die then rebirth much better” prononcé au milieu du morceau nous interpelle et nous laisse vagabonder dans nos pensées.  Le début de Vibe avec les voix en fond ne tarde pas à s’estomper pour laisser place à une agonie rappelant The Great Gig In The Sky de Pink Floyd, pleine d’émotions et s’étendant sur toute la durée du morceau. Futuro plus classique, m’emporte moins. Le titre manque un peu de profondeur, et à mon sens n’arrive pas à occuper l’espace aérien. Techno prophet porte à ravir son nom, véritable hommage acid à la techno, une voix grave tel un prophète dicte des mots tout au long du sombre morceau. Six Feet Over conclura avec brio l’album, beaucoup plus calme, très mélodique, à la Rone. Le titre pose une ambiance détendue propice à la fin d’un album.

Pari réussi pour le premier album des You Man. L’ordre des morceaux n’est peut-être pas idéal, mais Spectrum of Love confirme le talent du duo, et permet de s’immerger totalement dans le large spectre proposé par Tepat et Giac plein d’amour.

Sortie le 18 novembre 2016, en vinyl et téléchargement chez Alpage Records.

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