REVIEW – Split de M. Night Shyamalan

Promis à une grande carrière à la sortie de l’excellent Sixième sens, il y a 18 ans déjà, M Night Shyamalan a depuis soufflé le chaud et le froid. D’un côté, il y a de vrai réussites comme Incassable ou encore The Visit et de l’autre des erreurs de parcours incontestables comme La jeune fille de l’eau ou encore le très dispensable Phénomène.
Alors comme tous les deux ans environ, on guette quand même avec une petite impatience la sortie d’un nouveau film de celui devenu l’expert international du twist final. Bien sûr, on ne s’attend pas à un chef d’œuvre mais au moins à passer un bon moment en salle et de ce point de vue, Split ne déçoit pas.

Trois adolescentes se font enlevées par un homme à la sortie d’un supermarché et se retrouvent coincées dans un sous-sol dans une ambiance des plus glauques. Leur kidnappeur, kevin, souffre d’un trouble dissociatif de la personnalité le conduisant à des dérives comportementales extrême. Il est ainsi tour à tour dans la peau d’un jeune garçon de neuf ans, dans celle d’un maniaque ou encore dans celle d’une femme. Ce sont en tout 23 personnalités différentes qui coexistent au sein de cet homme.

C’est à James McAvoy que revient la difficile tâche d’interpréter Kevin. On imagine aisément tout le travail qui a été nécessaire pour rendre crédible son ou plutôt ses personnages. Le résultat est bluffant et on reconnait en un clin d’œil chacun des personnages par un regard, une posture ou encore dans la tonalité de la voix. Pour le reste du casting, rien d’extraordinaire mais ça tient la route et les fans de Skins seront eux surement enchantés de retrouver Jessica Sula qui joue ici le rôle de Marcia.

Le film est assez captivant et ne souffre que de peu de moments faibles même si il tend parfois à tourner en rond dans la relation qu’entretiennent Kevin et le Dr Fletcher. Puis le film promet un personnage doté de 23 personnalités différentes, il aurait été surement intéressant de ne pas se limiter à trois même si cela n’entache pas trop la qualité globale du film.

On pardonnera également les quelques incohérences du film pour se laisser envouter par la tension psychologique qui règne dans ce sous-sol poisseux marqué par de nombreuses scènes troublantes et intenses. Les quelques flashback que revit Casey, l’une des trois ados, sont également judicieusement placé pour comprendre sa personnalité, le tout sans aucune lourdeur.
La fin du film est très surprenante et on quitte la salle plutôt satisfait. Split n’est évidemment pas le meilleur film de son auteur mais reste fidèle à ce que l’on peut désormais attendre de lui.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*