REVIEW – The Price of Existence EP de XtronX

REVIEW – The Price of Existence EP de XtronX

19 octobre 2017 0 Par Vincent

On ne va pas vous mentir, chez Culturovore nous ne sommes pas forcément de fins experts en matière de Drum&Bass. Néanmoins il arrive que certains artistes amènent ce petit plus qui va immédiatement susciter l’intérêt de nos oreilles curieuses, XtronX est de ceux-là. Loin de produire une Drum&Bass standardisé, il y  incorpore avec beaucoup de dextérité des influences indus et métal. 

Entre ces nombreux sets aux quatre coins de la France, il a pris le temps de composer ce nouvel EP de quatre titres. Dès le premier titre The Price of Existence, on se téléporte dans un futur proche. Des synthés majestueux et menaçants nous plongent dans une mégalopole à la Blade Runner. On pénètre doucement des rues sombres, tout semble très calme. Le rythme s’accélère soudain et on se retrouve alors à avaler le bitume à toute allure. Les images défilent rapidement, montage frénétique entrecoupé de ralentis esthétiques, un titre à fort potentiel cinématographique.

Sur Ipse Venit, le ton se durcit encore d’avantage et tout semble désormais hors de contrôle. Construit un peu à la manière du premier track, c’est-à-dire alternance de moments calmes et de passages plus violents, le rythme se déconstruit ici toujours plus. Sur la partie la plus brusque, les influences métal sont évidentes. Sinon de science-fiction, il en est toujours question. Je ne sais pas vous, mais il me semble avoir entendu le bruit caractéristique des Tripod de La guerre des mondes.

Exolifes conserve cette atmosphère cyberpunk mais le producteur s’y montre un peu moins inspiré. L’énergie est toujours là, ça tabasse comme il faut mais l’imagerie dégagée y est moins évocatrice. Les passages les plus costauds feraient néanmoins une bande son parfaite pour un combat à la Matrix, science-fiction toujours donc.

L’introduction d’Origins nous replonge immédiatement dans les marchés grouillants de Blade Runner et puis les cordes laissent place à des sonorités très synthétiques et on aperçoit l’ombre de Venetian Snare. Un morceau efficace à la construction maîtrisé peut être pas assez aventureux.  Cet EP ne laisse donc aucun doute sur la technicité du producteur lillois et mérite clairement que l’on s’y attarde, ne serait-ce au moins que pour les deux premiers excellents tracks.