REVIEW – This Old Dog de Mac DeMarco

A 27 ans, on l’impression de le connaitre depuis tellement longtemps. Deux albums et des apparitions régulières dans les médias au rayon info décalés, Mac DeMarco est l’une des meilleures choses qui soit arrivés à la folk ces dernières années. Tenant du titre dans la catégorie ‘Mec le plus cool de toute l’industrie musicale’, ce troisième album ne va venir que conforter un statut que l’on peut difficilement lui enlever. 

Ce canadien fou est la définition même de la coolitude sans fausse posture ou calcul préétabli. Année après année il a affiné son songwriting pour arriver à un résultat puisant dans de nombreux styles tout en gardant sa patte de branleur magnifique.  Compositions souvent minimalistes avec une production lo-fi parfaitement adapté, les disques de Mac DeMarco baignent dans une forme d’insouciance bienvenue, dans un monde de plus en plus malade.

La folk tient de nouveau une grande place sur ce troisième album et ceci dès le morceau d’ouverture My Old Man, guitare et voix mis en avant avec en arrière-plan un synthé cotonneux. L’ambiance se détend parfois d’avantage avec le doux  This Old Dog où l’on imagine aisément le gus plongé dans un clip complètement kitsh. Dans un autre registre, il n’hésite pas par ailleurs à se rapprocher des modèles du genre, l’harmonica d’A Wolf Who Wears Sheeps Clothes façon Bob dylan. Il parvient également à nous émouvoir avec le subtil et magnifique Sister, malheureusement beaucoup trop court.

L’autre marque de fabrique du canadien réside dans sa façon particulière de poser des atmosphères vaporeuses. For the first Time, One More Love Song ou encore On The Level semblent tout droit sorti du cerveau d’un hippie, façon Peace&Love sous marijuana. Voyez le tableau d’ici : Une soirée enfumée, tout le monde affalé dans le canapé, dans une atmosphère des plus bienveillantes. Il n’hésite d’ailleurs pas à étirer encore et encore le temps sur Moonlight on the river et son final totalement psychédélique.

Ailleurs c’est plutôt vers les iles que l’on se dirige. Sur Baby you’re out, Mac De Marco nous promène du côté d’Hawaï, la planche de surf sous le bras. Grand soleil, on continue le trip avec Still Beating au volant de sa décapotable, conduite tranquille, rien ne presse. Tout ça pour finir par une petite sieste sur la plage avec Dreams for Yesterday, le soleil au zénith et le stress au niveau zéro.

Jetez tous vos antidépresseurs à la poubelle, oubliez la grisaille ambiante, mettez de côté vos ennuis le temps de ces treize titres en totale décontraction. Quelque chose me dit que cet album va tourner en boucle l’été prochain.

 

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