REVIEW – Trainspotting 2 de Danny Boyle

Avant de parler du film qui nous intéresse aujourd’hui, il est utile de revenir vingt ans en arrière. On est en 1997 quand un metteur en scène mancunien du nom de Danny Boyle propose son second long métrage. Deux ans après le très remarqué Petit meurtres entre amis, le britannique adapte l’écrivain Irvine Welsh pour aboutir à l’un des films les plus marquants des 90’s, Trainspotting. Ce film générationnel par excellence est un petit bijou ayant su parfaitement saisir l’air de son temps, au rythme de la britpop et de l’électro. Avec sa galerie de personnages déjantés, ses dialogues percutants et sa bande originale incroyable, Danny Boyle venait de réaliser un film culte totalement réjouissant. 

Voilà que deux décennies plus tard, on nous annonce une suite, inutile de dire que ça sentait le naufrage à plein nez. Pourtant dès l’énergique scène d’ouverture on se prend au jeu. On retrouve avec un plaisir évident les personnages du premier opus, quelques rides en plus mais des caractères toujours aussi marqués. Renton revient en Ecosse pour se faire pardonner de sa traitrise. Il retrouve Spud toujours accroc à la Dope, Sick Boy en tenancier de bar miteux et roi de la combine et Begbie en taulard évadé.

Danny Boyle sait que le premier opus en a marqué plus d’un, il ne se gêne pas d’ailleurs pour en faire de multiples clins d’œil. Ca pourrait paraitre un peu lourd à force mais ça réveillera inévitablement la fibre nostalgique chez certains spectateurs.

Alors en termes de qualité globale, on est, comme on pouvait s’y attendre, en dessous du premier volet. La bande originale est cool mais n’égale jamais celle du premier épisode. Les personnages ont un peu perdu de leurs charismes, les dialogues sont moins incisifs, le scénario est un peu brouillon mais malgré tout ça, on passe un bon moment. Certaines séquences sont très réussies, c’est le cas notamment d’une scène de karaoké surréaliste et très drôle.
On notera également l’excellent travail du chef opérateur qui a pris le temps de s’éclater en concoctant certains plans magnifiques de jour comme de nuit. Il pourrait proposer son travail à l’office de tourisme d’Edimbourg tant il a parfaitement capté la lumière et a su rendre magique certains coins de la ville.

En résumé, on est loin des craintes légitimes que l’on pouvait ressentir à l’évocation de ce projet. Trainspotting 2 est un film plaisant qui se laisse facilement regarder, bien ancré dans ce que le cinéma britannique propose depuis maintenant vingt ans.

 

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