REVIEW – Violence EP de Verlatour

REVIEW – Violence EP de Verlatour

14 novembre 2017 0 Par Vincent

Le temps file à une vitesse ! Une année s’est déjà écoulée depuis notre chronique de l‘EP Romance de Verlatour.  A l’écoute de ce nouvel opus, intitulé Violence, on imagine qu’il a dut s’en passer des choses dans la vie du producteur Amiénois. Alors que Romance était traversé d’une musique électro globalement posée voir aérienne, Violence part dans des contrées radicalement différentes, beaucoup plus brusques. 

Tempo soutenu, sonorités rêches, le titre d’ouverture Echec et mat porte bien son nom. Dès les premières mesures, Verlatour s’aventure vers une musique bien plus percutante et agressive. Soutenu en toile de fond par de sombres notes synthétiques inquiétantes, il balance ici une électro redoutable constituée d’un assemblage vertigineux de sous couches sans que cela ne sonne jamais trop superflu.

On retrouve cette manière de faire sur Révolte. Il y a là aussi d’évidentes influences Electroclash, on pense notamment à Soulwax ou encore de façon moins directe au Rollin&Scrachin des Daft avec ce motif central entêtant. Un morceau qui va droit au but, le genre à vous réveiller un dancefloor vers les 4 heures du matin, le regard pas très frais, les stroboscopes à pleine puissance.

La traque, 4ème morceau de l’Ep part dans des contrées un peu différentes. Verlatour s’oriente vers une musique électro plus mélodique et posé, un morceau bienvenue qui permet de souffler un peu. Je ne sais pas vous mais moi j’y verrai bien un certain Dave Gahan chanter dessus. On aura également apprécié ces doubles kicks discrets durant le pont, doit on soupçonner un passé de métalleux ?

Tout ça pour nous amener vers la perle de cet EP. Si jusque-là le producteur s’en sortait très bien, il garde le meilleur pour la fin. Alone est une bombe que tout Dj electro se devrait de posséder dans sa collection 2017. L’ombre de The Hacker et Gesaffelstein plane sur ce track redoutable. Comme l’impression de pénétrer les couloirs d’un obscur club techno allemand ou russe. On y croise peu de visages familiers ou amicaux, au loin les silhouettes des danseurs hypnotisés par cette musique synthétique froide et totalement addictive.

Hormis Dissidence, le seul morceau auquel je n’ai pas vraiment accroché, faute peut-être à une ligne directrice moins évidente, nous ne pouvons que vous conseiller cet excellent EP. Il s’y dégage les évident progrès dans la composition d’un producteur dont on n’as sans doute pas fini de vous parler, peut être pour un futur premier long format.