REVIEW – Wonderful Wonderful de The Killers

Apparu aux débuts des années 2000, à l’époque où la mode était aux groupes en ‘The’, The killers a connu un succès immédiat avec son premier album, l’excellent Hot Fuss. Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à l’écouter, ne serait-ce que pour Mr Brightside, Somebody Told me ou encore le fantastique All These Things that I’ve Done. Alors que la tendance était alors clairement au revival rock 60’s et 70’s, la bande de Brandon Flowers préférait se nourrir d’influences 80’s, new wave façon Duran Duran, Depeche Mode et consorts. 

Si la majorité des groupes de l’époque ont disparu, The Killers n’as toujours pas abdiqué et continue son petit bout de chemin avec ce 5ème album intitulé Wonderful Wonderful. Depuis 2004, le quatuor n’as pas fondamentalement changé de style mais as toujours réussi à susciter de l’intérêt. Après cinq années de silence, on ne savait pas trop où ils en étaient, on est rassuré. Enfin, il faut d’abord passer l’ouverture, pas forcément très inspiré. Un morceau assez fade où les Las Vegans semblent nager sans direction précise. Heureusement pour nos oreilles impatientes, le niveau va rapidement s’élever. Le catchy The Man et ses synthés délicieusement dégoulinants nous replonge directement au cœur des années 80, c’est un peu kitsch mais ça fonctionne irrémédiablement.

Sur les quatre titres suivants, le groupe passe encore la vitesse supérieure. Comment résister à Rut, ce morceau pop grandiose rempli de vie et capable de soulever une foule entière ? La dernière partie a de quoi donner des frissons. Ce genre de moment pour lequel on aimera toujours la musique.  Le tourbillon émotionnel dans lequel on est entrainé se prolonge avec le prenant Life To Come et son refrain entêtant que l’on aurait envie de chanter très très fort. La musique de The Killers dans ce qu’elle a de meilleur.  Le plus dansant Run For Cover, dévoilé comme premier single, emporte tout sur son passage. Tempo élevé, batterie plus agressive, pas forcément très original mais ultra efficace. Idéal votre prochain running !  La déferlante se termine avec Tyson VS Douglas alternant un couplet aventureux avec un nouveau refrain façon hymne de stade. Tout ce que U2 savait faire à une époque, révolue depuis bien longtemps.

Some Kind of Love s’aventure vers des territoires plus contemplatifs, le genre de composition que l’on imagine avoir été réalisé entre chien et loup dans le désert du Nevada. Une nappe de synthé flottante, une guitare fuyante, une ligne de basse profonde et des chœurs toujours présents.

La fin de l’album se montre moins enthousiasmante. Out of my mind se révèle bien trop sage tandis que The Calling évoque un peu les derniers albums de Muse, grandiloquent mais sans réelle saveur. On ne restera pas de toute façon sur cette note négative, Wonderful Wonderful malgré ses quelques faiblesses contentera forcément les amateurs du groupe. Pour les détracteurs de la première heure, inutile évidemment de s’attarder dessus.

 

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